Perceptions des populations sur les violences faites aux femmes au Sénégal
Type de matériel :
TexteLangue : français Détails de publication : 2019.
Sujet(s) : Ressources en ligne : Abrégé : Introduction : Le manque d’autonomisation et la pauvreté dans laquelle vivent les femmes et les filles restent des facteurs qui perpétuent les violences au sein de la société. L’objet de cette étude est d’analyser les perceptions des populations sur les violences faites aux femmes et aux filles au Sénégal. Méthode : Une étude analytique qualitative a été menée, du 10 avril au 9 mai 2017, sur l’ensemble des 11 régions du Sénégal disposant d’un tribunal de grande instance (TGI). Les participants étaient représentés par les victimes au nombre de 86, 11 procureurs des TGI, 23 chefs de services des urgences et 23 chefs de services gynécologiques. Des entretiens individuels ont été effectués. L’analyse du contenu étayée par une analyse thématique a été menée avec le logiciel Iramuteq. Résultats : Par rapport aux agressions sexuelles, le sentiment qui domine chez les victimes est celui de la perte d’une chose précieuse qui est l’hymen. Selon les prestataires, les victimes éprouvent des difficultés à honorer la facture concernant l’établissement du certificat médical. Selon les procureurs, la gestion des preuves est une grande entrave pour la prise en charge judiciaire des victimes. Conclusion : La domination de l’agresseur pousse ce dernier à utiliser des menaces pour contraindre la victime à la non-dénonciation. En effet, en matière de coercition sexuelle, la pression physique ou verbale pour avoir des relations sexuelles figurent parmi les gestes les plus fréquemment notés à cet égard. Il importe aux autorités sanitaires et judiciaires de mettre en œuvre un plan de lutte contre les violences, axé essentiellement sur la communication, en vue d’amener les populations à connaître les droits et la place qu’occupent les femmes au sein de la communauté.Abrégé : Introduction: The lack of empowerment and the poverty in which women and girls live are factors that perpetuate violence in society. The purpose of this study is to analyze people’s perceptions of violence against women and girls in Senegal. Method: A qualitative analytical study was conducted from April 10 to May 9, 2017 on all 11 regions of Senegal with a High Court (HC). The populations were represented by 86 victims, 11 HC prosecutors, 23 chiefs of emergency services and 23 heads of gynecological services. Individual interviews were conducted. Content analysis supported by a thematic analysis was conducted with Iramuteq software. Results: In relation to sexual assault, the prevailing feeling among the victims is that of losing the precious thing that is the hymen. According to the providers, the victims find it difficult to pay the invoice for the medical certificate. According to the prosecutors, the management of the evidence is, according to them, a great hindrance to the judicial care of the victims. Conclusion: The aggressor’s domination use threats to compel the victim to denunciation. Indeed, sexual coercion, the physical or verbal pressure to have sex, are among the most frequently noted gestures in this regard. It is important for the health and judicial authorities to implement a plan for the fight against violence, which focuses on communication in order to make people aware of the rights and place of women in the community.
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Introduction : Le manque d’autonomisation et la pauvreté dans laquelle vivent les femmes et les filles restent des facteurs qui perpétuent les violences au sein de la société. L’objet de cette étude est d’analyser les perceptions des populations sur les violences faites aux femmes et aux filles au Sénégal. Méthode : Une étude analytique qualitative a été menée, du 10 avril au 9 mai 2017, sur l’ensemble des 11 régions du Sénégal disposant d’un tribunal de grande instance (TGI). Les participants étaient représentés par les victimes au nombre de 86, 11 procureurs des TGI, 23 chefs de services des urgences et 23 chefs de services gynécologiques. Des entretiens individuels ont été effectués. L’analyse du contenu étayée par une analyse thématique a été menée avec le logiciel Iramuteq. Résultats : Par rapport aux agressions sexuelles, le sentiment qui domine chez les victimes est celui de la perte d’une chose précieuse qui est l’hymen. Selon les prestataires, les victimes éprouvent des difficultés à honorer la facture concernant l’établissement du certificat médical. Selon les procureurs, la gestion des preuves est une grande entrave pour la prise en charge judiciaire des victimes. Conclusion : La domination de l’agresseur pousse ce dernier à utiliser des menaces pour contraindre la victime à la non-dénonciation. En effet, en matière de coercition sexuelle, la pression physique ou verbale pour avoir des relations sexuelles figurent parmi les gestes les plus fréquemment notés à cet égard. Il importe aux autorités sanitaires et judiciaires de mettre en œuvre un plan de lutte contre les violences, axé essentiellement sur la communication, en vue d’amener les populations à connaître les droits et la place qu’occupent les femmes au sein de la communauté.
Introduction: The lack of empowerment and the poverty in which women and girls live are factors that perpetuate violence in society. The purpose of this study is to analyze people’s perceptions of violence against women and girls in Senegal. Method: A qualitative analytical study was conducted from April 10 to May 9, 2017 on all 11 regions of Senegal with a High Court (HC). The populations were represented by 86 victims, 11 HC prosecutors, 23 chiefs of emergency services and 23 heads of gynecological services. Individual interviews were conducted. Content analysis supported by a thematic analysis was conducted with Iramuteq software. Results: In relation to sexual assault, the prevailing feeling among the victims is that of losing the precious thing that is the hymen. According to the providers, the victims find it difficult to pay the invoice for the medical certificate. According to the prosecutors, the management of the evidence is, according to them, a great hindrance to the judicial care of the victims. Conclusion: The aggressor’s domination use threats to compel the victim to denunciation. Indeed, sexual coercion, the physical or verbal pressure to have sex, are among the most frequently noted gestures in this regard. It is important for the health and judicial authorities to implement a plan for the fight against violence, which focuses on communication in order to make people aware of the rights and place of women in the community.




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