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Du sida à Ebola

Par : Type de matériel : TexteTexteLangue : français Détails de publication : 2016. Sujet(s) : Ressources en ligne : Abrégé : En situation d’épidémie voire de pandémie, les rites de mort persistent à être fondamentaux tant pour le défunt que pour sa famille. Il en est ainsi au temps du sida, il en va pareillement à l’arrivée d’Ebola en Afrique de l’Ouest même si la dépouille est contagieuse. Ne pas pouvoir effectuer ces rites funéraires conduit les populations à résister aux mesures de lutte sanitaire mises en œuvre par les organisations humanitaires dont MSF. La maltraitance du mort entraine un risque de malveillance. Les morts ne sont jamais totalement morts. En novembre 2014, l’OMS préconise la mise en place d’un nouveau protocole garantissant une inhumation sans risque et dans la dignité. Il s’agit de tenter de mettre fin à l’errance ontologique du défunt de manière sécurisée tout en contrariant le moins possible les processus d’ancestralisation qui garantissent « la paix des vivants » et donc ici leur concours à la lutte sanitaire à conduire contre Ebola.Abrégé : From AIDS to EbolaIn the case of epidemics or pandemics, death rituals remain fundamentally important, as much for the deceased as for his family. As it is with AIDS, the same continues to be true with the arrival of Ebola in West Africa, even though human remains are contagious. Being unable to carry out their funeral rites leads traditional groups to resist sanitary measures imposed by humanitarian organizations, such as Doctors Without Borders, for mistreating the dead brings a risk of malevolence. The dead are never completely dead. In November 2014, WHO (the World Health Organization) advocated a new protocol guaranteeing a burial that is both risk-free and dignified. It involves trying to safely put an end to the spiritual wandering of the deceased, while minimally upsetting the ancestralization processes that guarantee “peace for the living,” and thus gain their participation in the disease control efforts against Ebola.Abrégé : En situación de epidemia o de pandemia los ritos de muerte siguen siendo fundamentales tanto para el difunto como para la familia. Esto ha sido así en los tiempos del SIDA y, de alguna manera igualmente, con la llegada del Ebola a Africa occidental, aún a sabiendas que los despojos mortales son contagiosos. El hecho de no poder efectuar estos ritos funerarios lleva a la población a resistirse a las medidas de control sanitario implementadas por las organizaciones humanitarias como MSF. El maltrato hacia el difunto conlleva un riesgo de hostilidad. Los muertos no son nunca completamente muertos. En noviembre de 2014, la OMS imagina la implementación de un nuevo protocolo que garantizaría un entierro sin riesgos y con dignidad. Se trata de terminar con un cierto divagar ontológico del difunto de manera segura, contrariando lo menos posible los procesos de ancestralización que garantizan "la paz de los vivos" y por consiguiente su compromiso con la lucha sanitaria contre el Ebola..
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En situation d’épidémie voire de pandémie, les rites de mort persistent à être fondamentaux tant pour le défunt que pour sa famille. Il en est ainsi au temps du sida, il en va pareillement à l’arrivée d’Ebola en Afrique de l’Ouest même si la dépouille est contagieuse. Ne pas pouvoir effectuer ces rites funéraires conduit les populations à résister aux mesures de lutte sanitaire mises en œuvre par les organisations humanitaires dont MSF. La maltraitance du mort entraine un risque de malveillance. Les morts ne sont jamais totalement morts. En novembre 2014, l’OMS préconise la mise en place d’un nouveau protocole garantissant une inhumation sans risque et dans la dignité. Il s’agit de tenter de mettre fin à l’errance ontologique du défunt de manière sécurisée tout en contrariant le moins possible les processus d’ancestralisation qui garantissent « la paix des vivants » et donc ici leur concours à la lutte sanitaire à conduire contre Ebola.

From AIDS to EbolaIn the case of epidemics or pandemics, death rituals remain fundamentally important, as much for the deceased as for his family. As it is with AIDS, the same continues to be true with the arrival of Ebola in West Africa, even though human remains are contagious. Being unable to carry out their funeral rites leads traditional groups to resist sanitary measures imposed by humanitarian organizations, such as Doctors Without Borders, for mistreating the dead brings a risk of malevolence. The dead are never completely dead. In November 2014, WHO (the World Health Organization) advocated a new protocol guaranteeing a burial that is both risk-free and dignified. It involves trying to safely put an end to the spiritual wandering of the deceased, while minimally upsetting the ancestralization processes that guarantee “peace for the living,” and thus gain their participation in the disease control efforts against Ebola.

En situación de epidemia o de pandemia los ritos de muerte siguen siendo fundamentales tanto para el difunto como para la familia. Esto ha sido así en los tiempos del SIDA y, de alguna manera igualmente, con la llegada del Ebola a Africa occidental, aún a sabiendas que los despojos mortales son contagiosos. El hecho de no poder efectuar estos ritos funerarios lleva a la población a resistirse a las medidas de control sanitario implementadas por las organizaciones humanitarias como MSF. El maltrato hacia el difunto conlleva un riesgo de hostilidad. Los muertos no son nunca completamente muertos. En noviembre de 2014, la OMS imagina la implementación de un nuevo protocolo que garantizaría un entierro sin riesgos y con dignidad. Se trata de terminar con un cierto divagar ontológico del difunto de manera segura, contrariando lo menos posible los procesos de ancestralización que garantizan "la paz de los vivos" y por consiguiente su compromiso con la lucha sanitaria contre el Ebola..

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