Champignons nématophages et acariens prédateurs de larves : seront-ils demain nos agents de biocontrôle des nématodes parasites des ruminants ?
Type de matériel :
TexteLangue : français Détails de publication : 2026.
Sujet(s) : Ressources en ligne : Abrégé : Dans les systèmes d’élevage où les animaux pâturent, l’administration d’anthelminthiques pour contrôler les infestations par les strongles gastro-intestinaux est très fréquemment utilisée. Cette administration a conduit à la sélection de populations de nématodes résistants à la plupart des anthelminthiques utilisés. En France, des situations d’impasse thérapeutique ont été décrites récemment dans les filières de petits ruminants laitiers. D’autre part, l’impact environnemental négatif de ces traitements chimiques sur les écosystèmes des prairies est désormais bien connu. Il s’avère donc indispensable de pouvoir proposer aux éleveurs des méthodes de lutte alternatives, respectueuses de l’environnement. Diverses stratégies de lutte intégrée contre les nématodes parasites gastro-intestinaux ont été explorées et recommandées aux éleveurs : sélection d’animaux génétiquement résistants, meilleure utilisation des anthelminthiques et, en particulier, mise en œuvre de traitements sélectifs ciblés, stratégies de gestion des pâturages, telles que le pâturage mixte avec des bovins et des petits ruminants. Parmi les méthodes encore à l’étude ou pas encore disponibles figurent des méthodes de lutte biologique. Les deux méthodes présentées dans cet article, utilisation d’acariens prédateurs ou de champignons nématophages, visent à réduire le nombre de larves infestantes présentes sur la pâture.Abrégé : In ruminant grazing systems, the use of anthelmintics to control gastrointestinal strongyle infections is very frequent. This administration has led to the selection of nematode populations resistant to most of the anthelmintics. In France, situations of therapeutic impasse have recently been described in the small dairy ruminant sector. Moreover, the negative environmental impact of these chemical treatments on grassland ecosystems is now well known. It is therefore essential to be able to offer farmers alternative, environmentally-friendly methods to control gastrointestinal parasites. Various parasite control strategies have been explored and recommended to veterinarians and breeders: better use of anthelmintics and, in particular, the implementation of targeted selective treatments, selection of genetically resistant animals, pasture management strategies such as mixed grazing with cattle and small ruminants. Among the methods still under study or not yet available are biological control methods. The two methods presented in this article, the use of predatory mites or of nematophagous fungi, aim to reduce the number of infesting larvae present on the pasture.
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Dans les systèmes d’élevage où les animaux pâturent, l’administration d’anthelminthiques pour contrôler les infestations par les strongles gastro-intestinaux est très fréquemment utilisée. Cette administration a conduit à la sélection de populations de nématodes résistants à la plupart des anthelminthiques utilisés. En France, des situations d’impasse thérapeutique ont été décrites récemment dans les filières de petits ruminants laitiers. D’autre part, l’impact environnemental négatif de ces traitements chimiques sur les écosystèmes des prairies est désormais bien connu. Il s’avère donc indispensable de pouvoir proposer aux éleveurs des méthodes de lutte alternatives, respectueuses de l’environnement. Diverses stratégies de lutte intégrée contre les nématodes parasites gastro-intestinaux ont été explorées et recommandées aux éleveurs : sélection d’animaux génétiquement résistants, meilleure utilisation des anthelminthiques et, en particulier, mise en œuvre de traitements sélectifs ciblés, stratégies de gestion des pâturages, telles que le pâturage mixte avec des bovins et des petits ruminants. Parmi les méthodes encore à l’étude ou pas encore disponibles figurent des méthodes de lutte biologique. Les deux méthodes présentées dans cet article, utilisation d’acariens prédateurs ou de champignons nématophages, visent à réduire le nombre de larves infestantes présentes sur la pâture.
In ruminant grazing systems, the use of anthelmintics to control gastrointestinal strongyle infections is very frequent. This administration has led to the selection of nematode populations resistant to most of the anthelmintics. In France, situations of therapeutic impasse have recently been described in the small dairy ruminant sector. Moreover, the negative environmental impact of these chemical treatments on grassland ecosystems is now well known. It is therefore essential to be able to offer farmers alternative, environmentally-friendly methods to control gastrointestinal parasites. Various parasite control strategies have been explored and recommended to veterinarians and breeders: better use of anthelmintics and, in particular, the implementation of targeted selective treatments, selection of genetically resistant animals, pasture management strategies such as mixed grazing with cattle and small ruminants. Among the methods still under study or not yet available are biological control methods. The two methods presented in this article, the use of predatory mites or of nematophagous fungi, aim to reduce the number of infesting larvae present on the pasture.




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