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Chapitre 3. Les principes de l’écologie intégrale

Par : Type de matériel : TexteTexteLangue : français Détails de publication : 2026. Sujet(s) : Ressources en ligne : Abrégé : Le concept d’écologie intégrale se présente comme un nouveau paradigme proposé par le pape François dans l’encyclique Laudato si’ (2015) sur pape François. Il opère une relecture du paradigme moderne, marqué par un anthropocentrisme « despotique » (LS 68, 118), pour promouvoir l’écologie intégrale comme horizon de conversion. Ce concept, inspiré par Jacques Maritain (Humanisme intégral, 1936) et Paul VI (Populorum Progressio, 1967), vise à réconcilier écologie humaine et environnementale, en intégrant justice sociale et préservation de la biodiversité. L’écologie intégrale, proclamant que « tout est lié » (LS 138), repose sur une clé ontologique : l’interdépendance des êtres, reflet de la Trinité dans la création (Bonaventure). Elle articule quatre relations fondamentales (Dieu, les autres, soi-même, la création), symbolisées par un tétraèdre, et s’appuie sur des principes comme « la réalité est plus importante que l’idée » (EG 231-233) ou « le tout est supérieur à la partie » (LS 141). Le pape François, en écho à la « clameur de la terre et des pauvres » (LS 49), lie crise écologique et pauvreté, critiquant la « culture du déchet » (LS 22). L’écologie intégrale, universaliste, s’adresse à tous, croyants ou non, en proposant un dialogue entre sciences, religions et politiques. Elle puise dans la tradition franciscaine (Saint François d’Assise, modèle d’harmonie) et la théologie du peuple (Scannone), pour promouvoir une « fraternité sociale et universelle » (FT 2020). Enfin, elle invite à une conversion des représentations de la nature, en réponse aux critiques de Lynn White Jr. sur l’anthropocentrisme chrétien, et à une écologie vécue comme « bonne nouvelle de la création ».Abrégé : The concept of integral ecology is presented as a new paradigm proposed by Pope Francis in the encyclical Laudato si’ (2015). It offers a critical re-reading of the modern paradigm, marked by a “despotic” anthropocentrism (LS 68, 118), to promote integral ecology as a horizon of conversion. Inspired by Jacques Maritain (Humanisme intégral, 1936) and Paul VI (Populorum Progressio, 1967), this concept seeks to reconcile human and environmental ecology by integrating social justice and biodiversity preservation. Integral ecology, asserting that “everything is connected” (LS 138), is grounded in an ontological key: the interdependence of beings, reflecting the Trinity in creation (Bonaventure). It articulates four fundamental relationships (God, others, oneself, creation), symbolized by a tetrahedron, and is guided by principles such as “reality is more important than ideas” (EG 231–233) or “the whole is greater than the part” (LS 141). Pope Francis, echoing the “cry of the earth and the cry of the poor” (LS 49), links ecological crisis and poverty, criticizing the “throwaway culture” (LS 22). Integral ecology, with its universalist scope, addresses all people—believers and non-believers alike—by fostering dialogue among sciences, religions, and politics. Rooted in the Franciscan tradition (St. Francis of Assisi as a model of harmony) and the theology of the people (Scannone), it promotes “social and universal fraternity” (FT 2020). Finally, it calls for a conversion of our representations of nature, in response to Lynn White Jr.’s critique of Christian anthropocentrism, and for an ecology lived as “good news for creation.”
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Le concept d’écologie intégrale se présente comme un nouveau paradigme proposé par le pape François dans l’encyclique Laudato si’ (2015) sur pape François. Il opère une relecture du paradigme moderne, marqué par un anthropocentrisme « despotique » (LS 68, 118), pour promouvoir l’écologie intégrale comme horizon de conversion. Ce concept, inspiré par Jacques Maritain (Humanisme intégral, 1936) et Paul VI (Populorum Progressio, 1967), vise à réconcilier écologie humaine et environnementale, en intégrant justice sociale et préservation de la biodiversité. L’écologie intégrale, proclamant que « tout est lié » (LS 138), repose sur une clé ontologique : l’interdépendance des êtres, reflet de la Trinité dans la création (Bonaventure). Elle articule quatre relations fondamentales (Dieu, les autres, soi-même, la création), symbolisées par un tétraèdre, et s’appuie sur des principes comme « la réalité est plus importante que l’idée » (EG 231-233) ou « le tout est supérieur à la partie » (LS 141). Le pape François, en écho à la « clameur de la terre et des pauvres » (LS 49), lie crise écologique et pauvreté, critiquant la « culture du déchet » (LS 22). L’écologie intégrale, universaliste, s’adresse à tous, croyants ou non, en proposant un dialogue entre sciences, religions et politiques. Elle puise dans la tradition franciscaine (Saint François d’Assise, modèle d’harmonie) et la théologie du peuple (Scannone), pour promouvoir une « fraternité sociale et universelle » (FT 2020). Enfin, elle invite à une conversion des représentations de la nature, en réponse aux critiques de Lynn White Jr. sur l’anthropocentrisme chrétien, et à une écologie vécue comme « bonne nouvelle de la création ».

The concept of integral ecology is presented as a new paradigm proposed by Pope Francis in the encyclical Laudato si’ (2015). It offers a critical re-reading of the modern paradigm, marked by a “despotic” anthropocentrism (LS 68, 118), to promote integral ecology as a horizon of conversion. Inspired by Jacques Maritain (Humanisme intégral, 1936) and Paul VI (Populorum Progressio, 1967), this concept seeks to reconcile human and environmental ecology by integrating social justice and biodiversity preservation. Integral ecology, asserting that “everything is connected” (LS 138), is grounded in an ontological key: the interdependence of beings, reflecting the Trinity in creation (Bonaventure). It articulates four fundamental relationships (God, others, oneself, creation), symbolized by a tetrahedron, and is guided by principles such as “reality is more important than ideas” (EG 231–233) or “the whole is greater than the part” (LS 141). Pope Francis, echoing the “cry of the earth and the cry of the poor” (LS 49), links ecological crisis and poverty, criticizing the “throwaway culture” (LS 22). Integral ecology, with its universalist scope, addresses all people—believers and non-believers alike—by fostering dialogue among sciences, religions, and politics. Rooted in the Franciscan tradition (St. Francis of Assisi as a model of harmony) and the theology of the people (Scannone), it promotes “social and universal fraternity” (FT 2020). Finally, it calls for a conversion of our representations of nature, in response to Lynn White Jr.’s critique of Christian anthropocentrism, and for an ecology lived as “good news for creation.”

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