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Le double sens de la destitution

Par : Type de matériel : TexteTexteLangue : français Détails de publication : 2007. Ressources en ligne : Abrégé : RésuméEn partant des textes du Colectivo Situaciones sur les mouvements d’insurrection de décembre 2001 en Argentine, cet article cherche à reposer la question de la critique institutionnelle à partir d’une réflexion sur des pratiques destituantes. Loin de se laisser réduire à la visée d’une réinstitution, c’est-à-dire d’un remplissage des fonctions classiques du pouvoir politique, ces pratiques renvoient plutôt à un « non positif », à l’actualisation auto-transformatrice des potentiels de l’agir social en deçà et au-delà des figures de la représentation institutionnelle. Ainsi, ce qui fait apparition au sein même de la destitution n’est pas un « travail de la négation », mais bien plutôt les contours d’une activité instituante qui engendre de nouvelles formes de coexistence et de coaction, même si cette activité est en partie hantée par la mise en scène des conflits du passé. Pour mieux comprendre cette activité instituante, il convient cependant de considérer un deuxième sens du mot « destitution » : à savoir la désubjectivation en tant que destruction de la faculté de subjectivation, telle que l’a décrite Agamben dans Ce qui reste d’Auschwitz. Ce n’est qu’à partir du double sens de la destitution que la coimplication complexe de l’institution et de la destitution peut être mise en lumière — et que le privilège accordé depuis si longtemps à la « constitution », tant au niveau de la théorie des subjectivités qu’à celui de la théorie politique, peut être remis en cause.Abrégé : Beginning from the texts of Colectivo Situaciones on the insurrectional movements of December 2001 in Argentina, this article raises the question of institutional critique on the basis of a reflection on destituent practices. Far from being reducible to the aim of a reinstitution — that is, the aim of accomplishing the classical functions of political power — these practices refer instead to a « positive no », to the self-transforming actualization of the potentials of social action before and beyond the figures of institutional representation. Thus, what appears amidst destitution is not a « labor of negation », but rather the contours of an instituting activity that engenders new forms of coexistence and coaction, even if this activity is partially haunted by the staging of past conflicts. To better understand this instituent activity, we must consider a second meaning of the word « destitution », which is desubjectivation as the destruction of the faculty of subjectivation, as Agamben describes it in Remnants of Auschwitz. It is only on the basis of the double meaning of destitution that the complex co-involvement of institution and destitution can be brought to light and that the privilege long accorded to « constitution » can be questioned, on the level of the theory of subjectity as well as that of politics.
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RésuméEn partant des textes du Colectivo Situaciones sur les mouvements d’insurrection de décembre 2001 en Argentine, cet article cherche à reposer la question de la critique institutionnelle à partir d’une réflexion sur des pratiques destituantes. Loin de se laisser réduire à la visée d’une réinstitution, c’est-à-dire d’un remplissage des fonctions classiques du pouvoir politique, ces pratiques renvoient plutôt à un « non positif », à l’actualisation auto-transformatrice des potentiels de l’agir social en deçà et au-delà des figures de la représentation institutionnelle. Ainsi, ce qui fait apparition au sein même de la destitution n’est pas un « travail de la négation », mais bien plutôt les contours d’une activité instituante qui engendre de nouvelles formes de coexistence et de coaction, même si cette activité est en partie hantée par la mise en scène des conflits du passé. Pour mieux comprendre cette activité instituante, il convient cependant de considérer un deuxième sens du mot « destitution » : à savoir la désubjectivation en tant que destruction de la faculté de subjectivation, telle que l’a décrite Agamben dans Ce qui reste d’Auschwitz. Ce n’est qu’à partir du double sens de la destitution que la coimplication complexe de l’institution et de la destitution peut être mise en lumière — et que le privilège accordé depuis si longtemps à la « constitution », tant au niveau de la théorie des subjectivités qu’à celui de la théorie politique, peut être remis en cause.

Beginning from the texts of Colectivo Situaciones on the insurrectional movements of December 2001 in Argentina, this article raises the question of institutional critique on the basis of a reflection on destituent practices. Far from being reducible to the aim of a reinstitution — that is, the aim of accomplishing the classical functions of political power — these practices refer instead to a « positive no », to the self-transforming actualization of the potentials of social action before and beyond the figures of institutional representation. Thus, what appears amidst destitution is not a « labor of negation », but rather the contours of an instituting activity that engenders new forms of coexistence and coaction, even if this activity is partially haunted by the staging of past conflicts. To better understand this instituent activity, we must consider a second meaning of the word « destitution », which is desubjectivation as the destruction of the faculty of subjectivation, as Agamben describes it in Remnants of Auschwitz. It is only on the basis of the double meaning of destitution that the complex co-involvement of institution and destitution can be brought to light and that the privilege long accorded to « constitution » can be questioned, on the level of the theory of subjectity as well as that of politics.

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