Effet de l’animal sur les comportements autocentrés chez les patients Alzheimer
Forget-Moulineuf, Sarah
Effet de l’animal sur les comportements autocentrés chez les patients Alzheimer - 2026.
10
Les recherches récentes montrent que les interventions assistées par l’animal (IAA) ont un impact positif sur la qualité de vie des personnes âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer en institution. Cependant, aucune de ces études ne traite spécifiquement des comportements autocentrés, pourtant difficiles à appréhender tant pour le personnel soignant que la famille. L’objectif ici, en s’appuyant sur deux cas cliniques, est d’étudier les effets d’une intervention assistée par l’animal sur les comportements autocentrés des personnes âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer. Nos résultats montrent que le chien a sollicité de manière différente et complémentaire la communication verbale et non verbale chez ces personnes, comme déjà connu dans la littérature. De plus, en stimulant les capacités cognitives, motrices, affectives et en motivant les personnes âgées démentes, la présence du chien a pu faire diminuer ou faire disparaître les comportements autocentrés des personnes, même dans le cadre d’une maladie d’Alzheimer à un stade avancé. En pratique, cela peut permettre de changer le regard des soignants et/ou de la famille sur les personnes, puisqu’en présence du chien, ces dernières peuvent avoir un comportement plus adapté mais également être motivées à faire des choses qu’elles refusent habituellement. Cette expérience commune soignant/soigné pourra permettre le développement d’IAA spécifiques autour des comportements autocentrés, et d’une communication maintenue. Recent research shows that animal-assisted interventions (AAIs) have a positive impact on the quality of life of older people with Alzheimer’s disease in institutional settings. However, none of these studies specifically address self-centered behaviors, which are difficult for both caregivers and family members to understand. The objective of this study, based on two clinical cases, was to examine the effects of an animal-assisted intervention on self-centered behaviors in older people with Alzheimer’s disease. Our results showed that dogs elicited verbal and non-verbal communication in these individuals in a distinct and complementary way, as already documented in the literature. In addition, by stimulating cognitive, motor, and affective abilities, and by motivating older people with dementia, the presence of a dog was able to reduce or even eliminate self-centered behaviors, even in the context of advanced Alzheimer’s disease. In practice, these findings may help shift caregivers’ and family members’ perceptions of patients, as the presence of a dog can lead them to behave more appropriately and cooperatively, and to engage in activities they would otherwise refuse. This shared caregiver–patient experience may support the development of targeted IAAs focusing on self-centered behaviors and sustained communication.
Effet de l’animal sur les comportements autocentrés chez les patients Alzheimer - 2026.
10
Les recherches récentes montrent que les interventions assistées par l’animal (IAA) ont un impact positif sur la qualité de vie des personnes âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer en institution. Cependant, aucune de ces études ne traite spécifiquement des comportements autocentrés, pourtant difficiles à appréhender tant pour le personnel soignant que la famille. L’objectif ici, en s’appuyant sur deux cas cliniques, est d’étudier les effets d’une intervention assistée par l’animal sur les comportements autocentrés des personnes âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer. Nos résultats montrent que le chien a sollicité de manière différente et complémentaire la communication verbale et non verbale chez ces personnes, comme déjà connu dans la littérature. De plus, en stimulant les capacités cognitives, motrices, affectives et en motivant les personnes âgées démentes, la présence du chien a pu faire diminuer ou faire disparaître les comportements autocentrés des personnes, même dans le cadre d’une maladie d’Alzheimer à un stade avancé. En pratique, cela peut permettre de changer le regard des soignants et/ou de la famille sur les personnes, puisqu’en présence du chien, ces dernières peuvent avoir un comportement plus adapté mais également être motivées à faire des choses qu’elles refusent habituellement. Cette expérience commune soignant/soigné pourra permettre le développement d’IAA spécifiques autour des comportements autocentrés, et d’une communication maintenue. Recent research shows that animal-assisted interventions (AAIs) have a positive impact on the quality of life of older people with Alzheimer’s disease in institutional settings. However, none of these studies specifically address self-centered behaviors, which are difficult for both caregivers and family members to understand. The objective of this study, based on two clinical cases, was to examine the effects of an animal-assisted intervention on self-centered behaviors in older people with Alzheimer’s disease. Our results showed that dogs elicited verbal and non-verbal communication in these individuals in a distinct and complementary way, as already documented in the literature. In addition, by stimulating cognitive, motor, and affective abilities, and by motivating older people with dementia, the presence of a dog was able to reduce or even eliminate self-centered behaviors, even in the context of advanced Alzheimer’s disease. In practice, these findings may help shift caregivers’ and family members’ perceptions of patients, as the presence of a dog can lead them to behave more appropriately and cooperatively, and to engage in activities they would otherwise refuse. This shared caregiver–patient experience may support the development of targeted IAAs focusing on self-centered behaviors and sustained communication.




Réseaux sociaux