Edmund Husserl, Sur la phénoménologie de la conscience intime du temps (1893-1917) (Husserliana X, Zur Phänomenologie des inneren Zeitbewusstseins (1893-1917), hrsg. von R. Boehm), traduit de l’allemand par J.-F. Pestureau, révision de M. Richir, avec un avant-propos du traducteur, une introduction de R. Boehm et une autre de R. Bernet, Grenoble, J. Millon, 2003, 292 p.

Afeissa, Hicham-Stéphane

Edmund Husserl, Sur la phénoménologie de la conscience intime du temps (1893-1917) (Husserliana X, Zur Phänomenologie des inneren Zeitbewusstseins (1893-1917), hrsg. von R. Boehm), traduit de l’allemand par J.-F. Pestureau, révision de M. Richir, avec un avant-propos du traducteur, une introduction de R. Boehm et une autre de R. Bernet, Grenoble, J. Millon, 2003, 292 p. - 2005.


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Contre l’interprétation traditionnelle, selon laquelle la question posée par l’Étranger d’Élée en Politique, 300 c 5-7 (« Eh bien, ne seraient-elles pas dans chaque domaine des imitations de la vérité, ces choses qui émanent de ceux qui savent et qui ont dans la mesure du possible été mises par écrit ? », oukoun mimêmata men an hekastôn tauta eiê tês alêtheias, ta para tôn eidotôn eis dunamin einai gegrammena ?) constitue un argument en faveur des lois existantes, non idéales, je montre dans cet article que l’Étranger se réfère ici à un ensemble idéal de lois, tauta renvoyant à ce qui suit – à savoir, ta para tôn eidotôn eis dunamin einai gegrammena ( « ... [ces lois] qui ont dans la mesure du possible été mises par écrit » ). Une telle lecture aura pour conséquence de changer notre conception du développement de la pensée politique de Platon. Car 300 c est le passage qui, combiné à certains autres dans les Lois, semble offrir à nombre de commentateurs une preuve très claire du fait que Platon en soit venu à changer d’avis, même au sujet de la démocratie : en effet, celle-ci n’est plus, comme dans La République, un degré au-dessus de la tyrannie, l’ultime maladie de la cité, mais se fonde sur des « imitations de la vérité ». Bien loin de réhabiliter la démocratie (et l’oligarchie), le Politique maintient et insiste sur l’indispensabilité, pour un bon gouvernement, de la connaissance, qu’il déclare catégoriquement impossible à trouver parmi un grand nombre d’individus, quels qu’ils soient. Against the traditional view, which holds that the Eleatic Visitor’s question in Politicus, 300 c 5-7 (oukoun mimêmata men an hekastôn tauta eiê tês alêtheias, ta para tôn eidotôn eis dunamin einai gegrammena ?) proposes an endorsement of existing, non-ideal laws, I argue in this paper that the E. V. is actually referring here to an ideal set of laws, tauta referring forward to ta para tôn eidotôn eis dunamin einai gegrammena. This reading would fundamentally alter our view of the development of Plato’s political thought. For 300 c is the passage that – when combined with certain parts of the Laws – has seemed to many to offer clear proof that Plato came to change his mind even about democracy : not any longer, as in The Republic, just one step up from tyranny, the « terminal disease » of the city, but even based on « imitations of the truth ». Far from rehabilitating democracy (and oligarchy), the Politicus – so the paper argues – continues to insist on the indispensability, for good government, of expert knowledge, which it roundly declares is not to be found among any significant number of people.

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