ISABELLE GARNIER-MATHEZ, L’Épithète et la Connivence. Écriture concertée chez les Évangéliques français (1523-1534). Genève, Droz, THR, n° CDIV, 2005. Un vol. de 407 p.,
Boudou, Bénédicte
ISABELLE GARNIER-MATHEZ, L’Épithète et la Connivence. Écriture concertée chez les Évangéliques français (1523-1534). Genève, Droz, THR, n° CDIV, 2005. Un vol. de 407 p., - 2009.
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On a longtemps analysé le parcours de Céline comme un long glissement du roman versun pacte autobiographique sans cesse démenti, notamment dans la trilogie allemande ouvertepar D’un château l’autre en 1957. L’interprétation de ces données poétiques appelle pourcomplément que l’on prenne en compte le formidable renouveau du genre mémorial (les Mémoires de guerre du général de Gaulle en sont le symbole), parmi lesquels se trouvent lesécrits justificatifs d’anciens collaborateurs susceptibles de nommer Céline et de le dénigrer,tels Jean Hérold-Paquis dans Des Illusions... désillusions en 1948. Nous verrons qu’en prétendant sacrifier à son tour au genre des « Vies majuscules », Céline visait moins à rendreindécidable le statut narratif de sa contre-épopée allemande qu’à faire subir au genre mémorial une violence parodique à même de mettre à nu et d’ébranler les présupposés formels etidéologiques de cette tradition littéraire nationale vieille de plus de cinq siècles.
ISABELLE GARNIER-MATHEZ, L’Épithète et la Connivence. Écriture concertée chez les Évangéliques français (1523-1534). Genève, Droz, THR, n° CDIV, 2005. Un vol. de 407 p., - 2009.
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On a longtemps analysé le parcours de Céline comme un long glissement du roman versun pacte autobiographique sans cesse démenti, notamment dans la trilogie allemande ouvertepar D’un château l’autre en 1957. L’interprétation de ces données poétiques appelle pourcomplément que l’on prenne en compte le formidable renouveau du genre mémorial (les Mémoires de guerre du général de Gaulle en sont le symbole), parmi lesquels se trouvent lesécrits justificatifs d’anciens collaborateurs susceptibles de nommer Céline et de le dénigrer,tels Jean Hérold-Paquis dans Des Illusions... désillusions en 1948. Nous verrons qu’en prétendant sacrifier à son tour au genre des « Vies majuscules », Céline visait moins à rendreindécidable le statut narratif de sa contre-épopée allemande qu’à faire subir au genre mémorial une violence parodique à même de mettre à nu et d’ébranler les présupposés formels etidéologiques de cette tradition littéraire nationale vieille de plus de cinq siècles.




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