La poésie du concept chez Nietzsche
Denieuil, Marie
La poésie du concept chez Nietzsche - 2026.
6
Cet article examine la « poésie du concept » chez Nietzsche en montrant que la forme poétique n’est pas un ornement stylistique, mais une modalité de connaissance qui appuie le discours. À partir d’analyses de métaphores et d’images dans Ainsi parlait Zarathoustra et dans ses poèmes de ladite période (1883-1885), il montre que le concept demeure traversé par la sensation et le corps. La poésie permet ainsi de préserver l’origine sensible de la pensée et d’en renouveler la puissance critique. La mise en perspective avec Rimbaud révèle une parenté épistémique : chez l’un comme chez l’autre, le langage poétique devient un moyen d’accès à une connaissance incarnée du réel. This article examines Nietzsche’s “poetry of the concept,” showing that poetic form is not a stylistic ornament but a mode of knowledge that supports discourse. Through analyses of metaphors and images in Thus Spoke Zarathustra and in Nietzsche’s poems from the same period (1883–1885), it demonstrates that the concept remains permeated by sensation and the body. Poetry thus preserves the sensible origin of thought and renews its critical power. A comparative perspective with Rimbaud reveals an epistemic affinity: In both cases, poetic language becomes a means of access to an embodied knowledge of reality.
La poésie du concept chez Nietzsche - 2026.
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Cet article examine la « poésie du concept » chez Nietzsche en montrant que la forme poétique n’est pas un ornement stylistique, mais une modalité de connaissance qui appuie le discours. À partir d’analyses de métaphores et d’images dans Ainsi parlait Zarathoustra et dans ses poèmes de ladite période (1883-1885), il montre que le concept demeure traversé par la sensation et le corps. La poésie permet ainsi de préserver l’origine sensible de la pensée et d’en renouveler la puissance critique. La mise en perspective avec Rimbaud révèle une parenté épistémique : chez l’un comme chez l’autre, le langage poétique devient un moyen d’accès à une connaissance incarnée du réel. This article examines Nietzsche’s “poetry of the concept,” showing that poetic form is not a stylistic ornament but a mode of knowledge that supports discourse. Through analyses of metaphors and images in Thus Spoke Zarathustra and in Nietzsche’s poems from the same period (1883–1885), it demonstrates that the concept remains permeated by sensation and the body. Poetry thus preserves the sensible origin of thought and renews its critical power. A comparative perspective with Rimbaud reveals an epistemic affinity: In both cases, poetic language becomes a means of access to an embodied knowledge of reality.




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