Rétablissement identitaire et liberté : quels liens ?
Barbou, Pauline
Rétablissement identitaire et liberté : quels liens ? - 2021.
31
Le rétablissement identitaire, entendu comme la capacité de se redéfinir singulièrement, en dehors d’une identité de malade mental, est considéré comme l’essence du rétablissement expérientiel. Mais se définir de manière singulière et créative implique pour le sujet l’épreuve de la liberté, depuis toujours considérée de manière paradoxale comme désirable en même temps que pesante. En s’appuyant sur les écrits d’Irvin Yalom, un éclairage existentiel est proposé sur les angoisses générées par la liberté, avant que soit questionnée la mesure dans laquelle certains sujets pourraient mettre en place des mécanismes de défense nombreux et/ou rigides visant à s’en protéger, compromettant ce faisant leur capacité de rétablissement de soi. Au moyen d’une analyse de la définition de soi, couplée à une analyse phénoménologique existentielle du rapport à la liberté, menées auprès de deux patients ayant fait l’expérience d’une souffrance psychique vécue comme grave et persistante, l’auteur interroge les mécanismes psychologiques pouvant renforcer ou au contraire apaiser l’angoisse de liberté et, ce faisant, s’avérer utiles pour le travail clinique orienté vers le rétablissement. Identity recovery, understood as the ability to singularly redefine oneself, outside of a mentally ill identity, is considered as the essence of experiential recovery. But to define oneself in a singular and creative way summons for the subject the test of freedom, always paradoxically considered as desirable as well as burdensome. Based on the writings of Irvin Yalom, the author sheds an existential light on the anxieties generated by freedom, before asking to what extent certain subjects could set up numerous and/or rigid defense mechanisms aimed at protect themselves from liberty, thereby compromising their capacity for self-recovery. By means of an analysis of the definition of oneself coupled with an existential phenomenological analysis of the relationship to freedom, carried out with two patients who have experienced serious and persistent psychological suffering, the author questions the psychological mechanisms that can reinforce or on the contrary allay the anxiety of freedom and, in doing so, prove to be useful for the clinical work oriented recovery.
Rétablissement identitaire et liberté : quels liens ? - 2021.
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Le rétablissement identitaire, entendu comme la capacité de se redéfinir singulièrement, en dehors d’une identité de malade mental, est considéré comme l’essence du rétablissement expérientiel. Mais se définir de manière singulière et créative implique pour le sujet l’épreuve de la liberté, depuis toujours considérée de manière paradoxale comme désirable en même temps que pesante. En s’appuyant sur les écrits d’Irvin Yalom, un éclairage existentiel est proposé sur les angoisses générées par la liberté, avant que soit questionnée la mesure dans laquelle certains sujets pourraient mettre en place des mécanismes de défense nombreux et/ou rigides visant à s’en protéger, compromettant ce faisant leur capacité de rétablissement de soi. Au moyen d’une analyse de la définition de soi, couplée à une analyse phénoménologique existentielle du rapport à la liberté, menées auprès de deux patients ayant fait l’expérience d’une souffrance psychique vécue comme grave et persistante, l’auteur interroge les mécanismes psychologiques pouvant renforcer ou au contraire apaiser l’angoisse de liberté et, ce faisant, s’avérer utiles pour le travail clinique orienté vers le rétablissement. Identity recovery, understood as the ability to singularly redefine oneself, outside of a mentally ill identity, is considered as the essence of experiential recovery. But to define oneself in a singular and creative way summons for the subject the test of freedom, always paradoxically considered as desirable as well as burdensome. Based on the writings of Irvin Yalom, the author sheds an existential light on the anxieties generated by freedom, before asking to what extent certain subjects could set up numerous and/or rigid defense mechanisms aimed at protect themselves from liberty, thereby compromising their capacity for self-recovery. By means of an analysis of the definition of oneself coupled with an existential phenomenological analysis of the relationship to freedom, carried out with two patients who have experienced serious and persistent psychological suffering, the author questions the psychological mechanisms that can reinforce or on the contrary allay the anxiety of freedom and, in doing so, prove to be useful for the clinical work oriented recovery.
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