François Jullien : Continuité et rupture épistémologique
Type de matériel :
TexteLangue : français Détails de publication : 2008.
Sujet(s) : Ressources en ligne : Abrégé : RésuméLe postulat énoncé par François Jullien traverse l’ensemble de son œuvre: la philosophie est foncièrement une affaire grecque, c’est-à-dire historialement européenne. « Penser à penser » est un degré de réflexion propre aux dialogues hétérotopiques entrepris par François Jullien quant à l’usage philosophique de la Chine. On se souvient de la préface de Les Mots et les Choses, où Michel Foucault forge cette notion et a même l’intuition géniale de l’appliquer à la Chine. Or, ce qui est au centre ou à l’horizon de tous ces « dialogues » c’est précisément l’hétérotopie de la Chine, c’est-à-dire l’étrange ébranlement et aussi le fécond dérangement qu’elle introduit dans toutes les pratiques théoriques occidentales. Y a-t-il pour autant rencontre entre l’Europe, sa pensée, et la non-Europe (la Chine, elle dont la civilisation s’est développée le plus longtemps et le plus puissamment hors du cadre européen, et dont le retour en force s’impose à nous aujourd’hui) ? La réponse vaut moins qu’une tentative de dépasser la métaphysique, d’en éclairer l’impensé, et pour François Jullien de dépayser nos propres catégories ou, pour parler le langage de Martin Heidegger de « faire une expérience » et d’« atteindre quelque chose en passant par un chemin ». Ce chemin est aussi celui de la pensée européenne.
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RésuméLe postulat énoncé par François Jullien traverse l’ensemble de son œuvre: la philosophie est foncièrement une affaire grecque, c’est-à-dire historialement européenne. « Penser à penser » est un degré de réflexion propre aux dialogues hétérotopiques entrepris par François Jullien quant à l’usage philosophique de la Chine. On se souvient de la préface de Les Mots et les Choses, où Michel Foucault forge cette notion et a même l’intuition géniale de l’appliquer à la Chine. Or, ce qui est au centre ou à l’horizon de tous ces « dialogues » c’est précisément l’hétérotopie de la Chine, c’est-à-dire l’étrange ébranlement et aussi le fécond dérangement qu’elle introduit dans toutes les pratiques théoriques occidentales. Y a-t-il pour autant rencontre entre l’Europe, sa pensée, et la non-Europe (la Chine, elle dont la civilisation s’est développée le plus longtemps et le plus puissamment hors du cadre européen, et dont le retour en force s’impose à nous aujourd’hui) ? La réponse vaut moins qu’une tentative de dépasser la métaphysique, d’en éclairer l’impensé, et pour François Jullien de dépayser nos propres catégories ou, pour parler le langage de Martin Heidegger de « faire une expérience » et d’« atteindre quelque chose en passant par un chemin ». Ce chemin est aussi celui de la pensée européenne.




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