David Foster Wallace au-delà du principe de plaisir
Type de matériel :
TexteLangue : français Détails de publication : 2012.
Sujet(s) : Ressources en ligne : Abrégé : Résumé… more like drawing than writing … (« ressemblant plus au dessiner qu’au écrire ») ( Infinite Jest, p. 885, New York, 1996, Back Bay Books, Little Brown and Company).Que les accointances de la lettre avec le dessin et l’image ne se réduisent pas à des fins illustratives devient clair quand on regarde des enluminures ou des calligraphies. L’image et l’écrit semblent s’y mélanger, passer l’un dans l’autre. Mais de grands auteurs mélancoliques peuvent créer des scènes, paysages ou des situations qui sont d’autant plus incandescents que l’écriture y traverse ce qui de la réalité voile du réel. David Foster Wallace, que nous présentons ici à partir de quelques textes extraits en partie de son chef-d’œuvre Infinite Jest (« Plaisanterie infinie »), est un de ces auteurs. Il regarde l’avenir sombre du rêve américain qui vire vers le cauchemar, dont la quintessence serait un film qui tue ceux qui le voient. Dans ce livre affranchi de toute linéarité du récit et dans les nouvelles dont nous parlons, l’analyse clinique de la douleur alterne avec l’humour noir, seul moyen de supporter son évocation. La nuit de l’empire américain en décomposition est saisie avec l’acuité d’une plume tenue par un auteur aux rapports aussi intimes que cliniques avec la maladie dont il devait succomber.Abrégé : When one looks at illuminations and calligraphies, it becomes obvious that the affinity between letters, drawings and images is not just a matter of illustrations. The image and the writing seem to intermingle. Great melancholic authors can create scenes, landscapes or situations which are all the more incandescent as their writing passes through what in reality veils the real. D. Foster Wallace, introduced here through a few extracts from his master piece Infinite Jest, is such an author. He sees the dark future of the American dream turned into a nightmare as a film which kills those who watch it. In this book, freed from the linearity of plot and in the short stories we have selected, the clinical analysis of pain alternates with black humor, the only means to alleviate its evocation. The night of the decaying American empire is caught with the keenness of an author who entertained with the disease which would kill him a close and clinical relationship.
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Résumé… more like drawing than writing … (« ressemblant plus au dessiner qu’au écrire ») ( Infinite Jest, p. 885, New York, 1996, Back Bay Books, Little Brown and Company).Que les accointances de la lettre avec le dessin et l’image ne se réduisent pas à des fins illustratives devient clair quand on regarde des enluminures ou des calligraphies. L’image et l’écrit semblent s’y mélanger, passer l’un dans l’autre. Mais de grands auteurs mélancoliques peuvent créer des scènes, paysages ou des situations qui sont d’autant plus incandescents que l’écriture y traverse ce qui de la réalité voile du réel. David Foster Wallace, que nous présentons ici à partir de quelques textes extraits en partie de son chef-d’œuvre Infinite Jest (« Plaisanterie infinie »), est un de ces auteurs. Il regarde l’avenir sombre du rêve américain qui vire vers le cauchemar, dont la quintessence serait un film qui tue ceux qui le voient. Dans ce livre affranchi de toute linéarité du récit et dans les nouvelles dont nous parlons, l’analyse clinique de la douleur alterne avec l’humour noir, seul moyen de supporter son évocation. La nuit de l’empire américain en décomposition est saisie avec l’acuité d’une plume tenue par un auteur aux rapports aussi intimes que cliniques avec la maladie dont il devait succomber.
When one looks at illuminations and calligraphies, it becomes obvious that the affinity between letters, drawings and images is not just a matter of illustrations. The image and the writing seem to intermingle. Great melancholic authors can create scenes, landscapes or situations which are all the more incandescent as their writing passes through what in reality veils the real. D. Foster Wallace, introduced here through a few extracts from his master piece Infinite Jest, is such an author. He sees the dark future of the American dream turned into a nightmare as a film which kills those who watch it. In this book, freed from the linearity of plot and in the short stories we have selected, the clinical analysis of pain alternates with black humor, the only means to alleviate its evocation. The night of the decaying American empire is caught with the keenness of an author who entertained with the disease which would kill him a close and clinical relationship.




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