Sibylle Guipaud. Llewellyn Brown. Beckett, Lacan and the Voice, Samuel Beckett in Company, vol. 1 Stuttgart, Ibidem-Verlag, 2016
Type de matériel :
TexteLangue : français Détails de publication : 2017.
Ressources en ligne : Abrégé : Le cas illustre la compulsion de répétition du destin d’un sujet marqué par ce qui s’est passé à la génération précédente, lors de la guerre d’Algérie : le père – grand-père du patient – a été tué sauvagement en présence de son fils – père du patient. Le fait qu’un jour celui-ci frappe son fils a des conséquences graves : le patient passe à l’acte, fugue, s’expose dangereusement à « la mauvaise rencontre » avec un pervers et incarne la victime expiatoire pour le grand-père assassiné.La question du diagnostic reste ouverte. S’agit-il d’une névrose traumatique de guerre ? L’accident de travail illustre la réminiscence dont souffrent les hystériques, accompagnée de signes cliniques allant dans le sens d’une névrose traumatique. Ou bien s’agit-t-il d’un traumatisme de guerre chez un sujet qui déclenche une psychose avec la gifle du père ? Par cette gifle surgit un réel terrifiant éjectant le sujet et le précipitant dans cette fugue : réaction paroxystique face au trou dans le symbolique creusé par le défaut du Nom-du-Père appelé par un père réel. L’hypothèse de psychose ne met pas en cause la véracité des propos de ce sujet qui ne délire pas mais dont le discours est dominé par la persécution.Abrégé : The case under study illustrates the repetition compulsion of a subject marked by what happened to his grand-father who was murdered, during the Algeria war, in front of his son, his own father. When the latter strikes him it generates serious consequences: the patient acts out, runs away and yields to a pervert thus playing the role of the scapegoating victim expiating for his murdered grand-father.The diagnosis is problematic. Is it a post-war traumatic neurosis? Certain clinical data seem to sign such a neurosis. Or is it a post-war trauma generating a psychosis after his father slaps him? With this slap in the face, the distressing real emerges and ejects the subject who is compelled to run away from the hole in the symbolic order caused by the foreclosed Name-of-the-Father. The hypo-thesis of a psychosis does not question the truth of the patient’s discourse which shows no signs of delirium though it is dominated by manifestations of persecution.
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Le cas illustre la compulsion de répétition du destin d’un sujet marqué par ce qui s’est passé à la génération précédente, lors de la guerre d’Algérie : le père – grand-père du patient – a été tué sauvagement en présence de son fils – père du patient. Le fait qu’un jour celui-ci frappe son fils a des conséquences graves : le patient passe à l’acte, fugue, s’expose dangereusement à « la mauvaise rencontre » avec un pervers et incarne la victime expiatoire pour le grand-père assassiné.La question du diagnostic reste ouverte. S’agit-il d’une névrose traumatique de guerre ? L’accident de travail illustre la réminiscence dont souffrent les hystériques, accompagnée de signes cliniques allant dans le sens d’une névrose traumatique. Ou bien s’agit-t-il d’un traumatisme de guerre chez un sujet qui déclenche une psychose avec la gifle du père ? Par cette gifle surgit un réel terrifiant éjectant le sujet et le précipitant dans cette fugue : réaction paroxystique face au trou dans le symbolique creusé par le défaut du Nom-du-Père appelé par un père réel. L’hypothèse de psychose ne met pas en cause la véracité des propos de ce sujet qui ne délire pas mais dont le discours est dominé par la persécution.
The case under study illustrates the repetition compulsion of a subject marked by what happened to his grand-father who was murdered, during the Algeria war, in front of his son, his own father. When the latter strikes him it generates serious consequences: the patient acts out, runs away and yields to a pervert thus playing the role of the scapegoating victim expiating for his murdered grand-father.The diagnosis is problematic. Is it a post-war traumatic neurosis? Certain clinical data seem to sign such a neurosis. Or is it a post-war trauma generating a psychosis after his father slaps him? With this slap in the face, the distressing real emerges and ejects the subject who is compelled to run away from the hole in the symbolic order caused by the foreclosed Name-of-the-Father. The hypo-thesis of a psychosis does not question the truth of the patient’s discourse which shows no signs of delirium though it is dominated by manifestations of persecution.




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