De la fragilité à la réclusion sociale et de l’assistance au développement territorial : des dynamiques d’inclusion en secteur rural
Type de matériel :
TexteLangue : français Détails de publication : 2015.
Sujet(s) : Ressources en ligne : Abrégé : Les territoires ruraux sont faiblement couverts par les politiques publiques et connaissent des difficultés récurrentes en matière de mobilité et d’isolement. L’exclusion y prend une forme particulière que nous avons nommée réclusion sociale, qui se caractérise par une mise à distance des ressources de l’assistance et par une stigmatisation permanente. Les pauvres se retrouvent comme prisonniers de territoires où ils rencontrent de fortes difficultés d’intégration. Ils se replient sur eux-mêmes, ajoutant à cette réclusion externe une réclusion interne, un retrait de la vie sociale qui est une manière pour eux d’échapper à la honte. Sur certains territoires, les relations d’aide de type clinique se développent dans des dispositifs qui répondent à l’isolement et à la faible mobilité, à la faiblesse de l’offre publique et à la stigmatisation. Inscrits dans un projet politique, ces dispositifs proposent des alternatives à l’assistance, dont on sait depuis Georg Simmel qu’elle construit la pauvreté. La société locale et les acteurs des politiques publiques se mobilisent et mettent les « pauvres » en situation de ne pas être considérés comme responsables de leur situation, en leur proposant de véritables dynamiques inclusives.Abrégé : Dynamics of inclusion in the rural sectorRural territories are lacking in attention from public policies and their habitants have recurrent difficulties of mobility and solitude. Exclusion takes a specific form that we call social “reclusion” characterized by distance from helping agencies and by permanent stigmatization. Added to this is a form of internal reclusion, a retreat from social life which is a way of escaping from feelings of shame. In some regions, clinical helping relationships are developped within structures responding to these difficulties. Taking up a role within projects of a political nature, these structures offer alternatives to assistance, as we know since G. Simmel that assistance constructs poverty. Local society and deciders of public policies are mobilized and put the “poor” in a situation where they are not considered to be responsible for their situation, offering truly inclusive projects.
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Les territoires ruraux sont faiblement couverts par les politiques publiques et connaissent des difficultés récurrentes en matière de mobilité et d’isolement. L’exclusion y prend une forme particulière que nous avons nommée réclusion sociale, qui se caractérise par une mise à distance des ressources de l’assistance et par une stigmatisation permanente. Les pauvres se retrouvent comme prisonniers de territoires où ils rencontrent de fortes difficultés d’intégration. Ils se replient sur eux-mêmes, ajoutant à cette réclusion externe une réclusion interne, un retrait de la vie sociale qui est une manière pour eux d’échapper à la honte. Sur certains territoires, les relations d’aide de type clinique se développent dans des dispositifs qui répondent à l’isolement et à la faible mobilité, à la faiblesse de l’offre publique et à la stigmatisation. Inscrits dans un projet politique, ces dispositifs proposent des alternatives à l’assistance, dont on sait depuis Georg Simmel qu’elle construit la pauvreté. La société locale et les acteurs des politiques publiques se mobilisent et mettent les « pauvres » en situation de ne pas être considérés comme responsables de leur situation, en leur proposant de véritables dynamiques inclusives.
Dynamics of inclusion in the rural sectorRural territories are lacking in attention from public policies and their habitants have recurrent difficulties of mobility and solitude. Exclusion takes a specific form that we call social “reclusion” characterized by distance from helping agencies and by permanent stigmatization. Added to this is a form of internal reclusion, a retreat from social life which is a way of escaping from feelings of shame. In some regions, clinical helping relationships are developped within structures responding to these difficulties. Taking up a role within projects of a political nature, these structures offer alternatives to assistance, as we know since G. Simmel that assistance constructs poverty. Local society and deciders of public policies are mobilized and put the “poor” in a situation where they are not considered to be responsible for their situation, offering truly inclusive projects.




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