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Georg HERWEGH. — Werke und Briefe. Kritische und kommentierte Gesamtausgabe. Herausgegeben von I. Pepperle in Verbindung mit V. Giel, H. Pepperle, N. Rothe, H. Stein. Bd. 6 : Briefe. 1849-1875. Bearbeitet von Ingrid und Heinz Pepperle. Mitarbeit N. Rothe, H. Stein (Bielefeld, Aisthesis Verlag, 2010, 782 S.)

Par : Type de matériel : TexteTexteLangue : français Détails de publication : 2018. Ressources en ligne : Abrégé : Peter Handke séjourne plusieurs fois à Paris entre 1967 et 1970. De fin 1970 à 1978 il habite le centre de Paris, puis sa banlieue, et depuis 1990, Chaville, à l’ouest de Paris. Il parle de la capitale sur le mode autobiographique dans Kindergeschichte (1981), de même dans son journal Das Gewicht der Welt (1977), journal continué jusqu’à 1980 dans Die Geschichte des Bleistifts (1982). C’est dans Die Stunde der wahren Empfindung (1975), ainsi que dans Die linkshändige Frau (1976), que Paris s’impose comme espace, lieu et fond de réflexion de son œuvre. L’allemand est la langue de Handke, mais c’est la France et avant tout Paris qui sont sa source principale d’inspiration. La réalité complexe de cette métropole a déjà été lue comme une sorte de texte par Friedrich Schlegel, Paul Valéry et Walter Benjamin. Le présent essai est axé sur Handke, lecteur de Paris plutôt que lecteur de textes. Handke pratique un mode de lecture de Paris dans lequel ses perceptions, ses impressions et ses aperceptions sensuelles se transforment en prose poétique. L’écrivain, sans cesser d’être un lecteur de littérature, est aussi un lecteur du monde qui l’entoure. Peter Handke est nourri des auteurs grecs et latins, il traduit Shakespeare, il vénère Goethe et transpose en littérature des potentialités non encore entièrement définies. Ainsi en est-il dans Gedicht an die Dauer (1986), Versuch über die Jukebox (1990), Versuch über den geglückten Tag (1991) ou Mein Jahr in der Niemandsbucht (1994). Peter Handke travaille la langue comme l’artisan-maçon travaille la pierre. Ce travail sur la langue recèle un combat avec un Moi qui oscille entre mise en question et certitude profondément éprouvée.Abrégé : There is another Peter Handke to (re)discover, Handke as a reader of Paris, as a sublime creator of poetical prose as well as a severe fighter with his self. Beginning in the late 1960s, Peter Handke spent much of his time living in or near Paris, taking up permanent residence in 1990. Paris features prominently in such autobiographical texts as Kindergeschichte (1981), Das Gewicht der Welt (1977) and its sequel Die Geschichte des Bleistifts (1982) and gains particular prominence in Die Stunde der wahren Empfindung (1975) and Die linkshändige Frau (1976). Handke’s language is German, but France, especially Paris, is a major source of his inspiration. Like Friedrich Schlegel, Paul Valéry and Walter Benjamin before him, Handke reads the complex reality of the French metropolis like a text. The present essay proposes to explore this response to the city as a mode of reading which registers in the impressions, perceptions and sentiments reflected in Handke’s prose. In this perspective, the writer is always a reader first, not just of other literary texts but also of Paris, which he transforms into literature. In rendering the city and its conceptless extralinguistic reality into poetic prose in works such as Gedicht an die Dauer (1986), Versuch über die Jukebox (1990), Versuch über den geglückten Tag (1991) and Mein Jahr in der Niemandsbucht (1994), Handke is frequently also wrestling with his own identity, oscillating between self-doubt and deeply felt self-assurance.
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Peter Handke séjourne plusieurs fois à Paris entre 1967 et 1970. De fin 1970 à 1978 il habite le centre de Paris, puis sa banlieue, et depuis 1990, Chaville, à l’ouest de Paris. Il parle de la capitale sur le mode autobiographique dans Kindergeschichte (1981), de même dans son journal Das Gewicht der Welt (1977), journal continué jusqu’à 1980 dans Die Geschichte des Bleistifts (1982). C’est dans Die Stunde der wahren Empfindung (1975), ainsi que dans Die linkshändige Frau (1976), que Paris s’impose comme espace, lieu et fond de réflexion de son œuvre. L’allemand est la langue de Handke, mais c’est la France et avant tout Paris qui sont sa source principale d’inspiration. La réalité complexe de cette métropole a déjà été lue comme une sorte de texte par Friedrich Schlegel, Paul Valéry et Walter Benjamin. Le présent essai est axé sur Handke, lecteur de Paris plutôt que lecteur de textes. Handke pratique un mode de lecture de Paris dans lequel ses perceptions, ses impressions et ses aperceptions sensuelles se transforment en prose poétique. L’écrivain, sans cesser d’être un lecteur de littérature, est aussi un lecteur du monde qui l’entoure. Peter Handke est nourri des auteurs grecs et latins, il traduit Shakespeare, il vénère Goethe et transpose en littérature des potentialités non encore entièrement définies. Ainsi en est-il dans Gedicht an die Dauer (1986), Versuch über die Jukebox (1990), Versuch über den geglückten Tag (1991) ou Mein Jahr in der Niemandsbucht (1994). Peter Handke travaille la langue comme l’artisan-maçon travaille la pierre. Ce travail sur la langue recèle un combat avec un Moi qui oscille entre mise en question et certitude profondément éprouvée.

There is another Peter Handke to (re)discover, Handke as a reader of Paris, as a sublime creator of poetical prose as well as a severe fighter with his self. Beginning in the late 1960s, Peter Handke spent much of his time living in or near Paris, taking up permanent residence in 1990. Paris features prominently in such autobiographical texts as Kindergeschichte (1981), Das Gewicht der Welt (1977) and its sequel Die Geschichte des Bleistifts (1982) and gains particular prominence in Die Stunde der wahren Empfindung (1975) and Die linkshändige Frau (1976). Handke’s language is German, but France, especially Paris, is a major source of his inspiration. Like Friedrich Schlegel, Paul Valéry and Walter Benjamin before him, Handke reads the complex reality of the French metropolis like a text. The present essay proposes to explore this response to the city as a mode of reading which registers in the impressions, perceptions and sentiments reflected in Handke’s prose. In this perspective, the writer is always a reader first, not just of other literary texts but also of Paris, which he transforms into literature. In rendering the city and its conceptless extralinguistic reality into poetic prose in works such as Gedicht an die Dauer (1986), Versuch über die Jukebox (1990), Versuch über den geglückten Tag (1991) and Mein Jahr in der Niemandsbucht (1994), Handke is frequently also wrestling with his own identity, oscillating between self-doubt and deeply felt self-assurance.

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