La coopération en orthodontie : une revue de la littérature
Type de matériel :
TexteLangue : français Détails de publication : 2026.
Sujet(s) : Ressources en ligne : Abrégé : Introduction : L’objectif de l’étude est d’identifier les facteurs qui influencent la coopération en orthodontie. Matériel et méthodes : Une revue de littérature a été réalisée par mots-clés sur PubMed à partir des essais cliniques randomisés. Résultats : Au total, 31 articles ont été inclus. Les adultes semblent plus coopérants que les adolescents, tout comme les patients de haut niveau socio-économique. L’influence du genre sur la coopération est controversée. Les rappels de rendez-vous apporteraient une aide substantielle au moins à court terme. La communication efficace est multimodale, orale, écrite et participative. La gestion de la douleur et le respect des engagements en termes de durée du traitement joueraient un rôle. Avec les dispositifs amovibles en phase active ou en contention, une tendance à la surestimation du temps de port et une coopération sous optimale sont rapportées. Discussion : La difficulté d’évaluation est liée à la pluralité des formes que recouvre la coopération. Certains facteurs sont évidents et quantifiables : durée de port d’un dispositif ou auxiliaire – sur le mode déclaratif ou par des puces –, d’autres s’avèrent plus difficiles à quantifier et nécessitent le recours à des indicateurs indirects car portant sur les conséquences du défaut de coopération. Les biais sont de ce fait nombreux. L’effet Hawthorne et l’effet de nouveauté rendent l’évaluation de la coopération complexe. Conclusion : L’identification des patients peu ou non coopérants – dès le bilan (motivation, hygiène…) et tout au long du traitement (rendez-vous manqués, retards, casses/décollements…) – est indispensable et peut aider l’orthodontiste à s’adapter et à mettre en œuvre les moyens pour optimiser la coopération.Abrégé : Introduction: The aim of this study was to investigate the factors influencing patient adherence in orthodontics. Material and Methods: A literature review was conducted using keywords on PubMed, focusing on randomized clinical trials. Results : In total, 31 articles were included. Adults appeared to be more cooperative than adolescents, as were patients of higher socioeconomic status. The influence of gender on adherence remains open to debate. Appointment reminders seem to provide substantial benefit, at least in the short term. The most effective communication is multimodal – oral, written, and participatory. Pain management and adherence to the prescribed treatment duration also play a role. With removable devices, whether during the active phase or retention, a tendency to overestimate wearing time and suboptimal adherence were reported. Discussion: The difficulty of evaluation lies in the many forms that adherence can take. Some factors are straightforward and easily quantifiable, such as wearing time of an appliance or auxiliary device – either self-reported or measured electronically via sensors – while others are more difficult to assess and require the use of indirect indicators reflecting the consequences of poor adherence. As a result, potential biases abound. The Hawthorne effect and the novelty effect further complicate the evaluation of adherence. Conclusion: Identifying uncooperative or non-cooperative patients – both at the initial assessment (motivation, hygiene, etc.) and throughout treatment (missed appointments, late arrivals, breakages/detachments, etc.) – is essential and can help orthodontists adapt their approach and implement measures to optimize patient adherence.
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Introduction : L’objectif de l’étude est d’identifier les facteurs qui influencent la coopération en orthodontie. Matériel et méthodes : Une revue de littérature a été réalisée par mots-clés sur PubMed à partir des essais cliniques randomisés. Résultats : Au total, 31 articles ont été inclus. Les adultes semblent plus coopérants que les adolescents, tout comme les patients de haut niveau socio-économique. L’influence du genre sur la coopération est controversée. Les rappels de rendez-vous apporteraient une aide substantielle au moins à court terme. La communication efficace est multimodale, orale, écrite et participative. La gestion de la douleur et le respect des engagements en termes de durée du traitement joueraient un rôle. Avec les dispositifs amovibles en phase active ou en contention, une tendance à la surestimation du temps de port et une coopération sous optimale sont rapportées. Discussion : La difficulté d’évaluation est liée à la pluralité des formes que recouvre la coopération. Certains facteurs sont évidents et quantifiables : durée de port d’un dispositif ou auxiliaire – sur le mode déclaratif ou par des puces –, d’autres s’avèrent plus difficiles à quantifier et nécessitent le recours à des indicateurs indirects car portant sur les conséquences du défaut de coopération. Les biais sont de ce fait nombreux. L’effet Hawthorne et l’effet de nouveauté rendent l’évaluation de la coopération complexe. Conclusion : L’identification des patients peu ou non coopérants – dès le bilan (motivation, hygiène…) et tout au long du traitement (rendez-vous manqués, retards, casses/décollements…) – est indispensable et peut aider l’orthodontiste à s’adapter et à mettre en œuvre les moyens pour optimiser la coopération.
Introduction: The aim of this study was to investigate the factors influencing patient adherence in orthodontics. Material and Methods: A literature review was conducted using keywords on PubMed, focusing on randomized clinical trials. Results : In total, 31 articles were included. Adults appeared to be more cooperative than adolescents, as were patients of higher socioeconomic status. The influence of gender on adherence remains open to debate. Appointment reminders seem to provide substantial benefit, at least in the short term. The most effective communication is multimodal – oral, written, and participatory. Pain management and adherence to the prescribed treatment duration also play a role. With removable devices, whether during the active phase or retention, a tendency to overestimate wearing time and suboptimal adherence were reported. Discussion: The difficulty of evaluation lies in the many forms that adherence can take. Some factors are straightforward and easily quantifiable, such as wearing time of an appliance or auxiliary device – either self-reported or measured electronically via sensors – while others are more difficult to assess and require the use of indirect indicators reflecting the consequences of poor adherence. As a result, potential biases abound. The Hawthorne effect and the novelty effect further complicate the evaluation of adherence. Conclusion: Identifying uncooperative or non-cooperative patients – both at the initial assessment (motivation, hygiene, etc.) and throughout treatment (missed appointments, late arrivals, breakages/detachments, etc.) – is essential and can help orthodontists adapt their approach and implement measures to optimize patient adherence.




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