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Les femmes violées en République Démocratique du Congo : la résilience dans la résignation

Par : Contributeur(s) : Type de matériel : TexteTexteLangue : français Détails de publication : 2018. Sujet(s) : Ressources en ligne : Abrégé : La République démocratique du Congo est, en ces jours, surnommée « capitale du viol ». Pourtant, le viol commis par milliers et par les gens en armes non autrement identifiés est devenu une énigme difficile à décrypter. À l’Est du pays, la société invite les femmes violées à taire leur mémoire traumatique et si cela est impossible, à disparaitre, elles et tous ce qui a trait au viol. Autant pour les religions révélées que pour la culture traditionnelle, le regard jeté sur les femmes violées est celui qui juge, qui culpabilise, qui repousse, qui ne supporte rien. Dans ces conditions, la résilience peut se faire par une résignation, fruit de désinvestissement des valeurs culturelles intériorisées. Si la culture reste production de l’homme, à l’Est de la RDC, la culture est appelée à évoluer pour apprendre à nommer ce fléau et du coup, changer son regard face au viol et aux femmes violées.Abrégé : The Democratic Republic of Congo is nowadays labelled as the “capital of rape”. Yet, thousands of rape committed by armed people have become an enigma difficult to interpret. In the East of the country, the community proposes raped women to close their traumatic memory and if this is impossible, to make disappear all the evidence linked to their rape. So much for the religious denominations as for traditional culture, the look shed on raped women is the one which judges, condemns, repels, and does not tolerate anything. Under these conditions, resilience can be done through resignation which is the result of divesting internalized cultural values. As long as culture remains the product of man, in the East of DRC, culture is called to evolve in order to learn how to name this scourge and at the same time change its perception of rape and raped women.Abrégé : La República Democrática del Congo es, actualmente, catalogada como la “capital de las violaciones”. Sin embargo, las violaciones sistemáticas cometidas por actores armados difícilmente identificables, se han convertido en un enigma difícil de descifrar. En el este del país, la sociedad invita a las mujeres violadas a silenciar su memoria traumática y, si eso es imposible, a desaparecer, ellas y todo lo relacionado con la violación. Tanto para las religiones reveladas como para la cultura tradicional, el escrutinio sobre las mujeres violadas las juzga, las culpabiliza, las repele, y no las apoya en ninguna medida. En estas condiciones, la resiliencia se puede lograr a través de la resignación, el fruto de la desinversión de los valores culturales internalizados. Si la cultura sigue siendo la producción del hombre, en el este de la República Democrática del Congo, la cultura está llamada a evolucionar para aprender a nombrar este flagelo y, de repente, a cambiar la valoración que hace de las violaciones y de las mujeres violadas.
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La République démocratique du Congo est, en ces jours, surnommée « capitale du viol ». Pourtant, le viol commis par milliers et par les gens en armes non autrement identifiés est devenu une énigme difficile à décrypter. À l’Est du pays, la société invite les femmes violées à taire leur mémoire traumatique et si cela est impossible, à disparaitre, elles et tous ce qui a trait au viol. Autant pour les religions révélées que pour la culture traditionnelle, le regard jeté sur les femmes violées est celui qui juge, qui culpabilise, qui repousse, qui ne supporte rien. Dans ces conditions, la résilience peut se faire par une résignation, fruit de désinvestissement des valeurs culturelles intériorisées. Si la culture reste production de l’homme, à l’Est de la RDC, la culture est appelée à évoluer pour apprendre à nommer ce fléau et du coup, changer son regard face au viol et aux femmes violées.

The Democratic Republic of Congo is nowadays labelled as the “capital of rape”. Yet, thousands of rape committed by armed people have become an enigma difficult to interpret. In the East of the country, the community proposes raped women to close their traumatic memory and if this is impossible, to make disappear all the evidence linked to their rape. So much for the religious denominations as for traditional culture, the look shed on raped women is the one which judges, condemns, repels, and does not tolerate anything. Under these conditions, resilience can be done through resignation which is the result of divesting internalized cultural values. As long as culture remains the product of man, in the East of DRC, culture is called to evolve in order to learn how to name this scourge and at the same time change its perception of rape and raped women.

La República Democrática del Congo es, actualmente, catalogada como la “capital de las violaciones”. Sin embargo, las violaciones sistemáticas cometidas por actores armados difícilmente identificables, se han convertido en un enigma difícil de descifrar. En el este del país, la sociedad invita a las mujeres violadas a silenciar su memoria traumática y, si eso es imposible, a desaparecer, ellas y todo lo relacionado con la violación. Tanto para las religiones reveladas como para la cultura tradicional, el escrutinio sobre las mujeres violadas las juzga, las culpabiliza, las repele, y no las apoya en ninguna medida. En estas condiciones, la resiliencia se puede lograr a través de la resignación, el fruto de la desinversión de los valores culturales internalizados. Si la cultura sigue siendo la producción del hombre, en el este de la República Democrática del Congo, la cultura está llamada a evolucionar para aprender a nombrar este flagelo y, de repente, a cambiar la valoración que hace de las violaciones y de las mujeres violadas.

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