Contention physique passive en gériatrie et fardeau soignant : une étude exploratoire
Type de matériel :
TexteLangue : français Détails de publication : 2026.
Sujet(s) : Ressources en ligne : Abrégé : Contexte La contention physique passive en gérontologie est fréquente mais dangereuse. Son recours pourrait être aggravé par des facteurs structurels dont le manque de personnel. L’objectif de cette étude était d’interroger les liens entre fardeau soignant et contention suivant que le soignant soit demandeur ou poseur de celle-ci. Méthode Quinze soignants ont évalué leur fardeau auprès de 34 résidents de deux structures différentes. Les scores au NeuroPsychiatric Inventory (NPI), à la Grille Iso Ressourrce (GIR) au Mini Mental State Examination (MMSE) ainsi que le nombre de contentions par résidents et leurs anciennetés ont été relevés. Résultats Le fardeau soignant était augmenté par la présence de contention (β = 14,68 ; p = 0,005), mais son ancienneté (β = – 0,2 ; p = 0,039), et un meilleur score au MMSE (β = – 0,175 ; p = 0,005) le diminuaient. Être poseur de la contention aggravait significativement le fardeau (F = 4,60 ; p = 0,039). Néanmoins, une comparaison interstructures montrait que le fardeau était moins important dans la structure proposant davantage de contentions par résident. Discussion Ces résultats rapportent l’impact négatif de la contention et le fait d’en être poseur sur le fardeau soignant. Cependant, l’association contention-fardeau soignant varie suivant les structures et l’ancienneté de la contention, suggérant l’impact d’autres facteurs, potentiellement structurels, sur son recours.Abrégé : Background Passive physical restraint is frequently used in geriatric care but is known to have detrimental effects. Its application may be influenced or worsened by structural factors, such as staffing shortages. This study aimed to explore the relationship between caregiver burden and the use of physical restraints, with particular attention to whether the caregiver was the initiator or the applier of the restraint. Methods Fifteen caregivers assessed their perceived burden in relation to 34 residents across two different care facilities. Data collected included Neuropsychiatric Inventory (NPI) scores, Iso Resource Group (GIR) scores, Mini-Mental State Examination (MMSE) scores, the number of restraints per resident, and the duration of restraint use. Results Caregiver burden was significantly higher in the presence of physical restraint (β = 14.68; p = 0.005). In contrast, greater caregiver experience (β = – 0.20; p = 0.039) and higher MMSE scores (β = – 0.175; p = 0.005) were associated with reduced burden. Caregivers who physically applied the restraints reported significantly greater burden (F = 4.60; p = 0.039). Interestingly, the highest burden was observed in the facility with the lowest restraint-to-resident ratio. Discussion These findings suggest that both the use of physical restraints and being the individual who applies them contribute to an increased caregiver burden. However, the relationship between these variables appears to vary by facility and restraint duration, indicating that structural factors may influence the use of restraints and their impact on staff.
62
Contexte La contention physique passive en gérontologie est fréquente mais dangereuse. Son recours pourrait être aggravé par des facteurs structurels dont le manque de personnel. L’objectif de cette étude était d’interroger les liens entre fardeau soignant et contention suivant que le soignant soit demandeur ou poseur de celle-ci. Méthode Quinze soignants ont évalué leur fardeau auprès de 34 résidents de deux structures différentes. Les scores au NeuroPsychiatric Inventory (NPI), à la Grille Iso Ressourrce (GIR) au Mini Mental State Examination (MMSE) ainsi que le nombre de contentions par résidents et leurs anciennetés ont été relevés. Résultats Le fardeau soignant était augmenté par la présence de contention (β = 14,68 ; p = 0,005), mais son ancienneté (β = – 0,2 ; p = 0,039), et un meilleur score au MMSE (β = – 0,175 ; p = 0,005) le diminuaient. Être poseur de la contention aggravait significativement le fardeau (F = 4,60 ; p = 0,039). Néanmoins, une comparaison interstructures montrait que le fardeau était moins important dans la structure proposant davantage de contentions par résident. Discussion Ces résultats rapportent l’impact négatif de la contention et le fait d’en être poseur sur le fardeau soignant. Cependant, l’association contention-fardeau soignant varie suivant les structures et l’ancienneté de la contention, suggérant l’impact d’autres facteurs, potentiellement structurels, sur son recours.
Background Passive physical restraint is frequently used in geriatric care but is known to have detrimental effects. Its application may be influenced or worsened by structural factors, such as staffing shortages. This study aimed to explore the relationship between caregiver burden and the use of physical restraints, with particular attention to whether the caregiver was the initiator or the applier of the restraint. Methods Fifteen caregivers assessed their perceived burden in relation to 34 residents across two different care facilities. Data collected included Neuropsychiatric Inventory (NPI) scores, Iso Resource Group (GIR) scores, Mini-Mental State Examination (MMSE) scores, the number of restraints per resident, and the duration of restraint use. Results Caregiver burden was significantly higher in the presence of physical restraint (β = 14.68; p = 0.005). In contrast, greater caregiver experience (β = – 0.20; p = 0.039) and higher MMSE scores (β = – 0.175; p = 0.005) were associated with reduced burden. Caregivers who physically applied the restraints reported significantly greater burden (F = 4.60; p = 0.039). Interestingly, the highest burden was observed in the facility with the lowest restraint-to-resident ratio. Discussion These findings suggest that both the use of physical restraints and being the individual who applies them contribute to an increased caregiver burden. However, the relationship between these variables appears to vary by facility and restraint duration, indicating that structural factors may influence the use of restraints and their impact on staff.




Réseaux sociaux