Thomas d’Aquin, la persistance de l’identité de la personne humaine dans la résurrection et ses enjeux
Type de matériel :
TexteLangue : français Détails de publication : 2026.
Sujet(s) : Ressources en ligne : Abrégé : Cette étude examine une tension apparente dans l’anthropologie thomasienne : si l’âme constitue l’unique forme substantielle de la personne, pourquoi Thomas d’Aquin insiste-t-il sur la nécessité de récupérer la même matière corporelle lors de la résurrection ? L’analyse chronologique des textes (1256-1265) réfute les thèses évolutionnistes et montre la constance doctrinale de Thomas. L’exigence de continuité matérielle ne compromet pas la cohérence d’une anthropologie qui articule rigoureusement données révélées et hylémorphisme, transcendance du mystère révélé et rigueur philosophique, et évite ainsi le rationalisme tout comme le concordisme. Cette étude éclaire un point controversé de l’anthropologie médiévale et s’inscrit dans les débats contemporains sur l’individuation, la forme substantielle et l’unité de la personne.Abrégé : This study looks at a tension apparent in Thomistic anthropology: if the soul constitutes a person’s unique substantial form, why does Thomas Aquinas insist on the necessity of recovering the same corporal matter at the resurrection? Chronological analysis of the texts (1256-1265) refutes the evolutionist theses and shows Thomas as constant in his doctrine. Requiring material continuity does not compromise the coherence of an anthropology that maintains a strict articulation between revealed content and hylomorphism, and between the transcendence of revealed mystery and philosophical rigour, thus avoiding rationalism as well as concordism. This study clarifies a controversial point in medieval anthropology and holds a place in contemporary debates on individuation, substantial form and the unity of the person.
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Cette étude examine une tension apparente dans l’anthropologie thomasienne : si l’âme constitue l’unique forme substantielle de la personne, pourquoi Thomas d’Aquin insiste-t-il sur la nécessité de récupérer la même matière corporelle lors de la résurrection ? L’analyse chronologique des textes (1256-1265) réfute les thèses évolutionnistes et montre la constance doctrinale de Thomas. L’exigence de continuité matérielle ne compromet pas la cohérence d’une anthropologie qui articule rigoureusement données révélées et hylémorphisme, transcendance du mystère révélé et rigueur philosophique, et évite ainsi le rationalisme tout comme le concordisme. Cette étude éclaire un point controversé de l’anthropologie médiévale et s’inscrit dans les débats contemporains sur l’individuation, la forme substantielle et l’unité de la personne.
This study looks at a tension apparent in Thomistic anthropology: if the soul constitutes a person’s unique substantial form, why does Thomas Aquinas insist on the necessity of recovering the same corporal matter at the resurrection? Chronological analysis of the texts (1256-1265) refutes the evolutionist theses and shows Thomas as constant in his doctrine. Requiring material continuity does not compromise the coherence of an anthropology that maintains a strict articulation between revealed content and hylomorphism, and between the transcendence of revealed mystery and philosophical rigour, thus avoiding rationalism as well as concordism. This study clarifies a controversial point in medieval anthropology and holds a place in contemporary debates on individuation, substantial form and the unity of the person.




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