Image de Google Jackets
Vue normale Vue MARC vue ISBD

Langage et métaphysique chez Heidegger et chez Wittgenstein

Par : Type de matériel : TexteTexteLangue : français Détails de publication : 2010. Ressources en ligne : Abrégé : RésuméOn se propose ici de tenter de rapprocher la critique wittgensteinienne des propositions métaphysiques du projet heideggérien de « destruction phénoménologique de l’histoire de l’ontologie ». Il s’agit donc d’abord de rappeler que dans le Tractatus Wittgenstein établit une différence « transcendantale » entre ce qui peut se dire (les propositions sensées) et ce qui ne fait que « se montrer » et qu’il faut plutôt taire (les propositions dépourvues de sens de la métaphysique). Mais chez Wittgenstein la mise en évidence de cette différence conduit au refus du métalangage, et à l’interdiction d’une interrogation sur sa propre démarche de philosophe, c’est-à-dire à ce que l’on pourrait nommer un « transcendantalisme paradoxal ». Chez Heidegger en revanche la mise en évidence de la différence ontologique, laquelle ne permet ni de faire de l’être un prédicat réel ni d’énoncer l’être sous la forme de propositions prédicatives conduit à interroger le fondement antéprédicatif du langage énonciatif (du logos apophantikos aristotélicien), qui n’est autre que la transcendance du Dasein. Il répond ainsi à la paradoxie du Tractatus en montrant qu’il n’y a d’ apophansis que sur la base d’une hermeneia plus originaire. Une mise en parallèle de l’« herméneutique de la facticité » heideggérienne et de l’analyse wittgensteinienne des jeux de langage en tant que formes de vie peut alors être tentée, dans la mesure où la dimension herméneutique du comprendre n’est pas entièrement absente chez le second Wittgenstein, en dépit de sa conception instrumentale du langage.Abrégé : The object of this paper is to try a comparison between Wittgenstein’s critique of metaphysical statements and Heidegger’s project of a « phenomenological destruction of the history of ontology ». It is at first necessary to recall that in Tractatus Wittgenstein establishes a transcendental difference between what can be said (meaningful statements) and what can only show itself and has to be passed over in silence (meaningless metaphysical statements). But this leads Wittgenstein to refuse metalanguage and to prohibit all questioning of his own position as a philosopher, that is to say to what could be named a « paradoxical transcendentalism ». On the contrary, Heidegger, in bringing to light the ontological difference, which does not allow to define Being as a real predicate or to enunciate Being in the form of predicative statements, is led to question the antepredicative foundation of the propositional language or logos apophantikos, which is nothing else than the transcendence of Dasein. He thus gives an answer to Wittgenstein’s parodoxy by showing that there is apophansis only on the basis of a more originary hermeneia. A comparison between Heidegger’s « hermeneutics of facticity » and Wittgenstein’s analysis of language games as life forms can then be performed, in so far as the hermeneutic dimension of understanding is not completely absent in Wittgenstein’s Investigations, in spite of his instrumental conception of language.
Tags de cette bibliothèque : Pas de tags pour ce titre. Connectez-vous pour ajouter des tags.
Evaluations
    Classement moyen : 0.0 (0 votes)
Nous n'avons pas d'exemplaire de ce document

65

RésuméOn se propose ici de tenter de rapprocher la critique wittgensteinienne des propositions métaphysiques du projet heideggérien de « destruction phénoménologique de l’histoire de l’ontologie ». Il s’agit donc d’abord de rappeler que dans le Tractatus Wittgenstein établit une différence « transcendantale » entre ce qui peut se dire (les propositions sensées) et ce qui ne fait que « se montrer » et qu’il faut plutôt taire (les propositions dépourvues de sens de la métaphysique). Mais chez Wittgenstein la mise en évidence de cette différence conduit au refus du métalangage, et à l’interdiction d’une interrogation sur sa propre démarche de philosophe, c’est-à-dire à ce que l’on pourrait nommer un « transcendantalisme paradoxal ». Chez Heidegger en revanche la mise en évidence de la différence ontologique, laquelle ne permet ni de faire de l’être un prédicat réel ni d’énoncer l’être sous la forme de propositions prédicatives conduit à interroger le fondement antéprédicatif du langage énonciatif (du logos apophantikos aristotélicien), qui n’est autre que la transcendance du Dasein. Il répond ainsi à la paradoxie du Tractatus en montrant qu’il n’y a d’ apophansis que sur la base d’une hermeneia plus originaire. Une mise en parallèle de l’« herméneutique de la facticité » heideggérienne et de l’analyse wittgensteinienne des jeux de langage en tant que formes de vie peut alors être tentée, dans la mesure où la dimension herméneutique du comprendre n’est pas entièrement absente chez le second Wittgenstein, en dépit de sa conception instrumentale du langage.

The object of this paper is to try a comparison between Wittgenstein’s critique of metaphysical statements and Heidegger’s project of a « phenomenological destruction of the history of ontology ». It is at first necessary to recall that in Tractatus Wittgenstein establishes a transcendental difference between what can be said (meaningful statements) and what can only show itself and has to be passed over in silence (meaningless metaphysical statements). But this leads Wittgenstein to refuse metalanguage and to prohibit all questioning of his own position as a philosopher, that is to say to what could be named a « paradoxical transcendentalism ». On the contrary, Heidegger, in bringing to light the ontological difference, which does not allow to define Being as a real predicate or to enunciate Being in the form of predicative statements, is led to question the antepredicative foundation of the propositional language or logos apophantikos, which is nothing else than the transcendence of Dasein. He thus gives an answer to Wittgenstein’s parodoxy by showing that there is apophansis only on the basis of a more originary hermeneia. A comparison between Heidegger’s « hermeneutics of facticity » and Wittgenstein’s analysis of language games as life forms can then be performed, in so far as the hermeneutic dimension of understanding is not completely absent in Wittgenstein’s Investigations, in spite of his instrumental conception of language.

PLUDOC

PLUDOC est la plateforme unique et centralisée de gestion des bibliothèques physiques et numériques de Guinée administré par le CEDUST. Elle est la plus grande base de données de ressources documentaires pour les Étudiants, Enseignants chercheurs et Chercheurs de Guinée.

Adresse

627 919 101/664 919 101

25 boulevard du commerce
Kaloum, Conakry, Guinée

Réseaux sociaux

Powered by Netsen Group @ 2025