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Dépistage du cancer anal : qui, comment et pourquoi ?

Par : Contributeur(s) : Type de matériel : TexteTexteLangue : français Détails de publication : 2026. Sujet(s) : Ressources en ligne : Abrégé : Le cancer anal reste rare en population générale mais en augmentation dans les pays à haut revenu, notamment en France, où l’incidence figure parmi les plus élevées au monde. Plus de 90 % des cancers anaux sont attribuables aux papillomavirus humains à haut risque (HPV-HR), en particulier à HPV16. Si deux tiers des cas surviennent chez les femmes, certains groupes sont plus à risque comme les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) vivant avec le VIH, les femmes vivant avec le VIH, les femmes ayant des antécédents de lésions vulvaires de haut grade, et les patientes transplantées d’organe solide depuis plus de 10 ans.L’essai randomisé ANCHOR a démontré pour la première fois que le traitement des lésions précancéreuses de haut grade (high-grade squamous intraepithelial lesion, HSIL) réduit significativement le risque de progression vers un cancer anal chez les personnes vivant avec le VIH, justifiant la mise en place de stratégies de dépistage ciblées. Le dépistage repose principalement sur la cytologie anale et la détection des HPV-HR, avec des algorithmes variables selon les recommandations nationales et internationales. En France, une stratégie originale, ciblant la détection de l’HPV16, vise à améliorer la spécificité et à limiter le recours à l’anuscopie haute résolution (AHR), examen de référence mais d’accès limité. L’auto-prélèvement anal apparaît comme un levier majeur pour faciliter le déploiement du dépistage, avec des performances analytiques comparables aux prélèvements réalisés par les cliniciens pour la détection des HPV.Malgré des débats persistants sur le rapport bénéfice-risque et le coût-efficacité du dépistage du cancer anal, les données récentes montrent son intérêt dans les populations à haut risque. L’amélioration des algorithmes de triage, notamment grâce aux biomarqueurs de méthylation, pourrait à l’avenir optimiser l’orientation des patients nécessitant une AHR et renforcer l’efficacité du dépistage du cancer anal en rassurant les patients les moins à risque d’évoluer vers un cancer.Cet article a pour but de résumer les connaissances sur lesquelles sont basées les différentes recommandations de dépistage du cancer anal ainsi les moyens disponibles pour mettre en place ce dépistage mais aussi les freins.Abrégé : Although anal cancer remains rare in the general population, it is becoming more prevalent, particularly in high-income countries such as France, where the incidence rate is among the highest in the world. Over 90 % of anal cancers are caused by high-risk human papillomavirus (HR-HPV), particularly HPV16. Although two-thirds of cases occur in women, certain groups are at a higher risk, including men who have sex with men (MSM) living with HIV, women living with HIV, women with a history of high-grade vulvar lesions and patients who have received a solid organ transplant more than ten years ago.The ANCHOR randomised trial demonstrated for the first time that treating high-grade squamous intraepithelial lesion (HSIL) significantly reduces the risk of progression to anal cancer in people living with HIV, justifying the implementation of targeted screening strategies. Screening is primarily based on anal cytology and HR-HPV detection, with algorithms varying according to national and international recommendations. In France, a novel approach focusing on HPV16 detection aims to enhance specificity and reduce the reliance on high-resolution anoscopy (HRA), which is considered the gold standard but is not widely accessible. Anal self-sampling appears to be a significant factor in facilitating the implementation of screening, with analytical performance comparable to samples taken by clinicians.Despite ongoing debates about the risk-benefit ratio and cost-effectiveness of anal cancer screening, recent data support its value in high-risk populations. Improvements in triage algorithms, particularly through the use of methylation biomarkers, could optimise the referral of patients requiring HRA in the future and enhance the effectiveness of anal cancer screening by reassuring patients at lower risk of developing cancer.This article aims to provide an overview of the knowledge on which the various anal cancer screening recommendations are based, the means available for implementing this screening, and the obstacles to its implementation.
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Le cancer anal reste rare en population générale mais en augmentation dans les pays à haut revenu, notamment en France, où l’incidence figure parmi les plus élevées au monde. Plus de 90 % des cancers anaux sont attribuables aux papillomavirus humains à haut risque (HPV-HR), en particulier à HPV16. Si deux tiers des cas surviennent chez les femmes, certains groupes sont plus à risque comme les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) vivant avec le VIH, les femmes vivant avec le VIH, les femmes ayant des antécédents de lésions vulvaires de haut grade, et les patientes transplantées d’organe solide depuis plus de 10 ans.L’essai randomisé ANCHOR a démontré pour la première fois que le traitement des lésions précancéreuses de haut grade (high-grade squamous intraepithelial lesion, HSIL) réduit significativement le risque de progression vers un cancer anal chez les personnes vivant avec le VIH, justifiant la mise en place de stratégies de dépistage ciblées. Le dépistage repose principalement sur la cytologie anale et la détection des HPV-HR, avec des algorithmes variables selon les recommandations nationales et internationales. En France, une stratégie originale, ciblant la détection de l’HPV16, vise à améliorer la spécificité et à limiter le recours à l’anuscopie haute résolution (AHR), examen de référence mais d’accès limité. L’auto-prélèvement anal apparaît comme un levier majeur pour faciliter le déploiement du dépistage, avec des performances analytiques comparables aux prélèvements réalisés par les cliniciens pour la détection des HPV.Malgré des débats persistants sur le rapport bénéfice-risque et le coût-efficacité du dépistage du cancer anal, les données récentes montrent son intérêt dans les populations à haut risque. L’amélioration des algorithmes de triage, notamment grâce aux biomarqueurs de méthylation, pourrait à l’avenir optimiser l’orientation des patients nécessitant une AHR et renforcer l’efficacité du dépistage du cancer anal en rassurant les patients les moins à risque d’évoluer vers un cancer.Cet article a pour but de résumer les connaissances sur lesquelles sont basées les différentes recommandations de dépistage du cancer anal ainsi les moyens disponibles pour mettre en place ce dépistage mais aussi les freins.

Although anal cancer remains rare in the general population, it is becoming more prevalent, particularly in high-income countries such as France, where the incidence rate is among the highest in the world. Over 90 % of anal cancers are caused by high-risk human papillomavirus (HR-HPV), particularly HPV16. Although two-thirds of cases occur in women, certain groups are at a higher risk, including men who have sex with men (MSM) living with HIV, women living with HIV, women with a history of high-grade vulvar lesions and patients who have received a solid organ transplant more than ten years ago.The ANCHOR randomised trial demonstrated for the first time that treating high-grade squamous intraepithelial lesion (HSIL) significantly reduces the risk of progression to anal cancer in people living with HIV, justifying the implementation of targeted screening strategies. Screening is primarily based on anal cytology and HR-HPV detection, with algorithms varying according to national and international recommendations. In France, a novel approach focusing on HPV16 detection aims to enhance specificity and reduce the reliance on high-resolution anoscopy (HRA), which is considered the gold standard but is not widely accessible. Anal self-sampling appears to be a significant factor in facilitating the implementation of screening, with analytical performance comparable to samples taken by clinicians.Despite ongoing debates about the risk-benefit ratio and cost-effectiveness of anal cancer screening, recent data support its value in high-risk populations. Improvements in triage algorithms, particularly through the use of methylation biomarkers, could optimise the referral of patients requiring HRA in the future and enhance the effectiveness of anal cancer screening by reassuring patients at lower risk of developing cancer.This article aims to provide an overview of the knowledge on which the various anal cancer screening recommendations are based, the means available for implementing this screening, and the obstacles to its implementation.

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