Image de Google Jackets
Vue normale Vue MARC vue ISBD

Les limites de l’État face aux plateformes. La régulation des contenus en ligne comme travail de frontière

Par : Type de matériel : TexteTexteLangue : français Détails de publication : 2026. Sujet(s) : Ressources en ligne : Abrégé : La lutte contre la haine en ligne et les fausses informations a complètement transformé le rapport entre États et plateformes, intensifiant les coopérations autant que les conflits entre acteurs publics et privés autour de ces enjeux saillants. La régulation des contenus pose ainsi la question des pouvoirs de l’État face aux grandes multinationales du net qui semblent contrôler notre espace public en ligne. Sont-elles devenues de nouveaux censeurs à la mesure des gouvernements ? Et que peuvent réellement faire les États pour préserver un pouvoir d’action sur le Web ? Dans cet article, nous proposons de mobiliser les travaux de Timothy Mitchell pour penser ces « limites de l’État » face aux plateformes. Ils invitent à investir par l’enquête le lieu même d’une frontière qui peut paraître de plus en plus floue entre acteurs publics et privés pour penser la manière dont elle s’érige et se maintient malgré l’avènement d’une régulation négociée. L’article démontre finalement le maintien d’un rôle de l’État comme banque symbolique accréditant la modération exercée par les plateformes pour maintenir la confiance dans l’espace public en ligne.Abrégé : The fight against online hate speech and fake news has completely transformed the relationship between states and platforms, intensifying both cooperation and conflict between public and private actors around these pressing issues. Content regulation thus raises the question of the powers of the state in the face of large multinational internet companies that seem to control our online public space. Have they become new censors on a par with governments? And what can states really do to preserve their power to act on the Web? In this article, we propose to draw on the work of Timothy Mitchell to reflect on these “limits of the state” in relation to platforms. They invite us to investigate the very location of a boundary that may seem increasingly blurred between public and private actors in order to consider how it is established and maintained despite the advent of negotiated regulation. Finally, the article demonstrates that the state continues to play a role as a symbolic bank, accrediting the moderation exercised by platforms in order to maintain trust in the online public sphere.
Tags de cette bibliothèque : Pas de tags pour ce titre. Connectez-vous pour ajouter des tags.
Evaluations
    Classement moyen : 0.0 (0 votes)
Nous n'avons pas d'exemplaire de ce document

52

La lutte contre la haine en ligne et les fausses informations a complètement transformé le rapport entre États et plateformes, intensifiant les coopérations autant que les conflits entre acteurs publics et privés autour de ces enjeux saillants. La régulation des contenus pose ainsi la question des pouvoirs de l’État face aux grandes multinationales du net qui semblent contrôler notre espace public en ligne. Sont-elles devenues de nouveaux censeurs à la mesure des gouvernements ? Et que peuvent réellement faire les États pour préserver un pouvoir d’action sur le Web ? Dans cet article, nous proposons de mobiliser les travaux de Timothy Mitchell pour penser ces « limites de l’État » face aux plateformes. Ils invitent à investir par l’enquête le lieu même d’une frontière qui peut paraître de plus en plus floue entre acteurs publics et privés pour penser la manière dont elle s’érige et se maintient malgré l’avènement d’une régulation négociée. L’article démontre finalement le maintien d’un rôle de l’État comme banque symbolique accréditant la modération exercée par les plateformes pour maintenir la confiance dans l’espace public en ligne.

The fight against online hate speech and fake news has completely transformed the relationship between states and platforms, intensifying both cooperation and conflict between public and private actors around these pressing issues. Content regulation thus raises the question of the powers of the state in the face of large multinational internet companies that seem to control our online public space. Have they become new censors on a par with governments? And what can states really do to preserve their power to act on the Web? In this article, we propose to draw on the work of Timothy Mitchell to reflect on these “limits of the state” in relation to platforms. They invite us to investigate the very location of a boundary that may seem increasingly blurred between public and private actors in order to consider how it is established and maintained despite the advent of negotiated regulation. Finally, the article demonstrates that the state continues to play a role as a symbolic bank, accrediting the moderation exercised by platforms in order to maintain trust in the online public sphere.

PLUDOC

PLUDOC est la plateforme unique et centralisée de gestion des bibliothèques physiques et numériques de Guinée administré par le CEDUST. Elle est la plus grande base de données de ressources documentaires pour les Étudiants, Enseignants chercheurs et Chercheurs de Guinée.

Adresse

627 919 101/664 919 101

25 boulevard du commerce
Kaloum, Conakry, Guinée

Réseaux sociaux

Powered by Netsen Group @ 2025