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Le tamaris au siècle des Lumières

Par : Type de matériel : TexteTexteLangue : français Détails de publication : 2022. Sujet(s) : Ressources en ligne : Abrégé : Dans un mémoire envoyé en 1778 à l’Académie de Caen, le botaniste languedocien Pierre-Joseph Amoreux projette la mise en place de pépinières de tamaris pour valoriser économiquement les terres littorales mouvantes du royaume de France. Son utopie botanique invite à considérer, par-delà la césure entre nature et culture, l’historicité de cet arbrisseau des incultes saumâtres. Bien qu’il semble constituer un élément immuable des décors lagunaires du bas Languedoc et bien que situé hors des champs, le tamaris est mis en ressource durant l’époque préindustrielle : employé comme combustible, comme fourrage ou comme matériau, il fait l’objet de différentes pratiques de ménagement en vue de sa conservation. De leur côté, les ingénieurs du siècle des Lumières considèrent de plus en plus ce végétal, adjuvant traditionnel de micro-aménagements littoraux, comme un outil d’aménagement. S’inspirant de savoirs empiriques, ils l’intègrent progressivement à leur art. Au total, le mariage de l’histoire environnementale et de l’histoire rurale permet de considérer cet arbrisseau comme un être hybride.Abrégé : In an essay submitted in 1778 to the Academy of Caen, Pierre-Joseph Amoreux, a botanist from Languedoc, proposed to set up tamarisk nurseries in order to increase the economic value of the unstable seaside soils in the Kingdom of France. Beyond the usual distinction between nature and culture, this botanist utopia should encourage us to pay more attention to the historicization of this shrub, which grows in briny uncultivated lands. While seemingly a permanent feature of the lagoon landscapes in lower Languedoc, and growing outside cultivated areas, tamarisk began being exploited as a resource in preindustrial times. Used as fuel, fodder, or building material, tamarisks benefitted from various management practices aimed at conserving them. Meanwhile, engineers in the Age of Enlightenment increasingly came to see this plant, traditionally a contributor to micro-local seaside developments, as a possible source of help for land management. Inspired by the empirical know-how they observed, they eventually ended up adding it to their toolkit. Overall, a combination of environmental history and rural history leads us to categorize this shrub as a hybrid form.Abrégé : En una memoria mandada en 1778 a la Academia de Caen, el botanista de Languedoc Pierre-Joseph Amoreux planea la instalación de viveros de tarayes para valorizar económicamente las tierras litorales que dependían del reino de Francia. Su utopía botánica nos convida a considerar, más allá de la cesura entre naturaleza y cultura, la historicidad de este arbusto de los incultos salobres. Aunque parece ser un elemento inmutable de los paisajes lagunares del Bajo Languedoc, y aunque se ubica fuera de los campos, se utiliza el taray en la época preindustrial: utilizado como combustible, forraje o material, se gestiona su conservación. Los ingenieros del Siglo de las Luces consideran cada vez más este vegetal, coadyuvante tradicional de micro-acondicionamientos litorales, como una herramienta de acondicionamiento. Inspirándose en los saberes empíricos, lo integran progresivamente a su arte. En resumen, la boda de la historia del medio ambiente y de la historia rural permite considerar este arbusto como un ser híbrido.
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Dans un mémoire envoyé en 1778 à l’Académie de Caen, le botaniste languedocien Pierre-Joseph Amoreux projette la mise en place de pépinières de tamaris pour valoriser économiquement les terres littorales mouvantes du royaume de France. Son utopie botanique invite à considérer, par-delà la césure entre nature et culture, l’historicité de cet arbrisseau des incultes saumâtres. Bien qu’il semble constituer un élément immuable des décors lagunaires du bas Languedoc et bien que situé hors des champs, le tamaris est mis en ressource durant l’époque préindustrielle : employé comme combustible, comme fourrage ou comme matériau, il fait l’objet de différentes pratiques de ménagement en vue de sa conservation. De leur côté, les ingénieurs du siècle des Lumières considèrent de plus en plus ce végétal, adjuvant traditionnel de micro-aménagements littoraux, comme un outil d’aménagement. S’inspirant de savoirs empiriques, ils l’intègrent progressivement à leur art. Au total, le mariage de l’histoire environnementale et de l’histoire rurale permet de considérer cet arbrisseau comme un être hybride.

In an essay submitted in 1778 to the Academy of Caen, Pierre-Joseph Amoreux, a botanist from Languedoc, proposed to set up tamarisk nurseries in order to increase the economic value of the unstable seaside soils in the Kingdom of France. Beyond the usual distinction between nature and culture, this botanist utopia should encourage us to pay more attention to the historicization of this shrub, which grows in briny uncultivated lands. While seemingly a permanent feature of the lagoon landscapes in lower Languedoc, and growing outside cultivated areas, tamarisk began being exploited as a resource in preindustrial times. Used as fuel, fodder, or building material, tamarisks benefitted from various management practices aimed at conserving them. Meanwhile, engineers in the Age of Enlightenment increasingly came to see this plant, traditionally a contributor to micro-local seaside developments, as a possible source of help for land management. Inspired by the empirical know-how they observed, they eventually ended up adding it to their toolkit. Overall, a combination of environmental history and rural history leads us to categorize this shrub as a hybrid form.

En una memoria mandada en 1778 a la Academia de Caen, el botanista de Languedoc Pierre-Joseph Amoreux planea la instalación de viveros de tarayes para valorizar económicamente las tierras litorales que dependían del reino de Francia. Su utopía botánica nos convida a considerar, más allá de la cesura entre naturaleza y cultura, la historicidad de este arbusto de los incultos salobres. Aunque parece ser un elemento inmutable de los paisajes lagunares del Bajo Languedoc, y aunque se ubica fuera de los campos, se utiliza el taray en la época preindustrial: utilizado como combustible, forraje o material, se gestiona su conservación. Los ingenieros del Siglo de las Luces consideran cada vez más este vegetal, coadyuvante tradicional de micro-acondicionamientos litorales, como una herramienta de acondicionamiento. Inspirándose en los saberes empíricos, lo integran progresivamente a su arte. En resumen, la boda de la historia del medio ambiente y de la historia rural permite considerar este arbusto como un ser híbrido.

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