Traitements alternatifs des douleurs abdominales en cas de syndrome de l’intestin irritable
Type de matériel :
TexteLangue : français Détails de publication : 2024.
Sujet(s) : Ressources en ligne : Abrégé : Abdominal pain is part of the definition of irritable bowel syndrome (IBS) according to the ROME IV criteria, having to be present at least once a week. This sometimes intense pain can lead to a significant impairment of quality of life. Drug treatments are occasionally insufficient to provide relief to patients and can be poorly tolerated. More than a third of patients use treatments that are part of complementary and alternative medicine, most often without talking to their doctor about it. In this context, it seems important to discuss with them the possibilities of alternative care and to know how to direct them as a priority towards those who have demonstrated their effectiveness, especially since most alternative treatments are not reimbursed. Studies investigating the effectiveness of this type of treatment are more complex to realize. There is a particularly high placebo effect in cases of IBS, with more than one in three patients being improved by taking a placebo, making it essential to constitute a control group for the evaluation of IBS treatments. Concerning alternative treatments, the control group is more difficult to choose, and double-blind studies are most often impossible to carry out. With these caveats, studies on hypnosis, cognitive and behavioral therapies and meditation support their effectiveness on IBS symptoms, particularly abdominal pain. For other techniques such as osteopathy, auricular vagal stimulation or yoga, the results of the studies are encouraging but insufficient to be able to formally advise them. Studies on acupuncture, foot reflexology or homeopathy do not support an effect greater than a placebo effect.Abrégé : Les douleurs abdominales font partie de la définition du syndrome de l’intestin irritable (SII) d’après les critères de Rome IV, devant être présentes au moins un jour par semaine. Ces douleurs parfois intenses peuvent entraîner une altération importante de la qualité de vie. Les traitements médicamenteux sont parfois insuffisants pour soulager les patients et peuvent être mal tolérés. Plus d’un tiers des patients ont recours à des traitements faisant partie des médecines complémentaires et alternatives, le plus souvent sans en parler à leur médecin. Dans ce contexte, il parait important d’évoquer avec eux les possibilités de prise en charge alternative et de savoir les orienter en priorité vers ceux ayant fait la preuve de leur efficacité, d’autant plus que la plupart des traitements alternatifs ne sont pas remboursés. Les études portant sur l’efficacité de ce type de traitement sont plus complexes à effectuer. Il existe un effet placebo particulièrement élevé en cas de SII, plus d’un patient sur trois étant amélioré par la prise d’un placebo, rendant indispensable la constitution d’un groupe contrôle pour l’évaluation des traitements. Concernant les traitements alternatifs, ce groupe contrôle est plus difficile à choisir, et les études en double aveugle impossibles le plus souvent à effectuer. Avec ces réserves, les études portant sur l’hypnose, la méditation, et les thérapies cognitives et comportementales sont en faveur de leur efficacité sur les symptômes, notamment sur les douleurs abdominales. Pour d’autres techniques comme l’ostéopathie, la stimulation vagale auriculaire ou le yoga, les résultats des études sont encourageants mais insuffisants pour pouvoir les conseiller formellement. Les études portant sur l’acupuncture, la réflexologie plantaire ou l’homéopathie ne sont pas en faveur d’un effet supérieur à un effet placebo.
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Abdominal pain is part of the definition of irritable bowel syndrome (IBS) according to the ROME IV criteria, having to be present at least once a week. This sometimes intense pain can lead to a significant impairment of quality of life. Drug treatments are occasionally insufficient to provide relief to patients and can be poorly tolerated. More than a third of patients use treatments that are part of complementary and alternative medicine, most often without talking to their doctor about it. In this context, it seems important to discuss with them the possibilities of alternative care and to know how to direct them as a priority towards those who have demonstrated their effectiveness, especially since most alternative treatments are not reimbursed. Studies investigating the effectiveness of this type of treatment are more complex to realize. There is a particularly high placebo effect in cases of IBS, with more than one in three patients being improved by taking a placebo, making it essential to constitute a control group for the evaluation of IBS treatments. Concerning alternative treatments, the control group is more difficult to choose, and double-blind studies are most often impossible to carry out. With these caveats, studies on hypnosis, cognitive and behavioral therapies and meditation support their effectiveness on IBS symptoms, particularly abdominal pain. For other techniques such as osteopathy, auricular vagal stimulation or yoga, the results of the studies are encouraging but insufficient to be able to formally advise them. Studies on acupuncture, foot reflexology or homeopathy do not support an effect greater than a placebo effect.
Les douleurs abdominales font partie de la définition du syndrome de l’intestin irritable (SII) d’après les critères de Rome IV, devant être présentes au moins un jour par semaine. Ces douleurs parfois intenses peuvent entraîner une altération importante de la qualité de vie. Les traitements médicamenteux sont parfois insuffisants pour soulager les patients et peuvent être mal tolérés. Plus d’un tiers des patients ont recours à des traitements faisant partie des médecines complémentaires et alternatives, le plus souvent sans en parler à leur médecin. Dans ce contexte, il parait important d’évoquer avec eux les possibilités de prise en charge alternative et de savoir les orienter en priorité vers ceux ayant fait la preuve de leur efficacité, d’autant plus que la plupart des traitements alternatifs ne sont pas remboursés. Les études portant sur l’efficacité de ce type de traitement sont plus complexes à effectuer. Il existe un effet placebo particulièrement élevé en cas de SII, plus d’un patient sur trois étant amélioré par la prise d’un placebo, rendant indispensable la constitution d’un groupe contrôle pour l’évaluation des traitements. Concernant les traitements alternatifs, ce groupe contrôle est plus difficile à choisir, et les études en double aveugle impossibles le plus souvent à effectuer. Avec ces réserves, les études portant sur l’hypnose, la méditation, et les thérapies cognitives et comportementales sont en faveur de leur efficacité sur les symptômes, notamment sur les douleurs abdominales. Pour d’autres techniques comme l’ostéopathie, la stimulation vagale auriculaire ou le yoga, les résultats des études sont encourageants mais insuffisants pour pouvoir les conseiller formellement. Les études portant sur l’acupuncture, la réflexologie plantaire ou l’homéopathie ne sont pas en faveur d’un effet supérieur à un effet placebo.




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