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Du C4I à l’IA : les technologies de sécurité et de surveillance des Jeux olympiques d’Athènes en 2004 à ceux de Paris en 2024 et leur héritage

Par : Type de matériel : TexteTexteLangue : français Détails de publication : 2026. Sujet(s) : Ressources en ligne : Abrégé : Dans cet article, nous abordons brièvement, sous l’angle sociopolitique, la transformation des Jeux olympiques contemporains en Jeux de sécurité et de surveillance. Nous examinons l’impact du 11 septembre, les intérêts du Comité international olympique et ceux du « complexe industriel de la surveillance », qui renforcent le « capitalisme de surveillance ». Nous passons ensuite brièvement en revue les principales technologies de sécurité et de surveillance mises en œuvre lors des Jeux olympiques d’été, depuis Athènes 2004 jusqu’aux Jeux de Paris 2024. Nous y faisons référence au C4I d’Athènes 2004, au mur numérique de Pékin 2008, à la clôture olympique de Londres 2012, au ballon Simera de Rio 2016 et aux caméras de reconnaissance faciale de Tokyo 2020. Nous nous concentrons davantage sur les applications de l’intelligence artificielle (IA) et de la vidéosurveillance algorithmique (AVS) aux Jeux de Paris 2024. Alors que l’AVS a été légalisée pour la première fois en France, la société civile a réussi à exclure la reconnaissance faciale algorithmique. Ces technologies olympiques basées sur l’IA développent et légitiment pleinement le « capitalisme de surveillance » et soulèvent de sérieuses préoccupations pour les droits et libertés des citoyens, même longtemps après les Jeux. Enfin, nous estimons que l’héritage de l’IA des Jeux olympiques de Paris 2024 contribuera à une transformation significative des futurs Jeux olympiques en Jeux algorithmiques, enrichissant le sport de nombreuses applications algorithmiques, mais au détriment des droits humains et des libertés publiques. Ceci, ajouté à la flambée générale des coûts, a rendu l’organisation des Jeux olympiques peu attrayante et a suscité postérieurement un scepticisme croissant à leur égard.Abrégé : ‪In this article, we briefly adopt a socio-political perspective on the transformation of the contemporary Olympic Games into security and surveillance Games. We examine the impact of 9/11, the interests of the International Olympic Committee (IOC), and those of the “surveillance-industrial complex,” which reinforce surveillance capitalism. We then briefly review the main security and surveillance technologies implemented at the Summer Olympic Games, from Athens 2004 to Paris 2024. In this context, we refer to the C4I system of Athens 2004, the digital wall of Beijing 2008, the Olympic fence of London 2012, the Simera balloon of Rio 2016, and the facial recognition cameras of Tokyo 2020. We focus more specifically on the applications of Artificial Intelligence (AI) and Algorithmic Video Surveillance (AVS) at the Paris 2024 Games. While AVS has for the first time been legalized in France, civil society has succeeded in excluding algorithmic facial recognition. These Olympic AI-based technologies fully develop and legitimize surveillance capitalism and raise serious concerns for citizens’ rights and freedoms, even long after the Games. Finally, we argue that the AI legacy of the Paris 2024 Olympic Games will contribute to a significant transformation of future Olympic Games into algorithmic Games, enriching sport with numerous algorithmic applications, however at the expense of human rights and civil liberties. This, combined with the overall skyrocketing costs, has made hosting the Olympic Games unattractive and has generated growing post-Olympic skepticism toward the Games.‪
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Dans cet article, nous abordons brièvement, sous l’angle sociopolitique, la transformation des Jeux olympiques contemporains en Jeux de sécurité et de surveillance. Nous examinons l’impact du 11 septembre, les intérêts du Comité international olympique et ceux du « complexe industriel de la surveillance », qui renforcent le « capitalisme de surveillance ». Nous passons ensuite brièvement en revue les principales technologies de sécurité et de surveillance mises en œuvre lors des Jeux olympiques d’été, depuis Athènes 2004 jusqu’aux Jeux de Paris 2024. Nous y faisons référence au C4I d’Athènes 2004, au mur numérique de Pékin 2008, à la clôture olympique de Londres 2012, au ballon Simera de Rio 2016 et aux caméras de reconnaissance faciale de Tokyo 2020. Nous nous concentrons davantage sur les applications de l’intelligence artificielle (IA) et de la vidéosurveillance algorithmique (AVS) aux Jeux de Paris 2024. Alors que l’AVS a été légalisée pour la première fois en France, la société civile a réussi à exclure la reconnaissance faciale algorithmique. Ces technologies olympiques basées sur l’IA développent et légitiment pleinement le « capitalisme de surveillance » et soulèvent de sérieuses préoccupations pour les droits et libertés des citoyens, même longtemps après les Jeux. Enfin, nous estimons que l’héritage de l’IA des Jeux olympiques de Paris 2024 contribuera à une transformation significative des futurs Jeux olympiques en Jeux algorithmiques, enrichissant le sport de nombreuses applications algorithmiques, mais au détriment des droits humains et des libertés publiques. Ceci, ajouté à la flambée générale des coûts, a rendu l’organisation des Jeux olympiques peu attrayante et a suscité postérieurement un scepticisme croissant à leur égard.

‪In this article, we briefly adopt a socio-political perspective on the transformation of the contemporary Olympic Games into security and surveillance Games. We examine the impact of 9/11, the interests of the International Olympic Committee (IOC), and those of the “surveillance-industrial complex,” which reinforce surveillance capitalism. We then briefly review the main security and surveillance technologies implemented at the Summer Olympic Games, from Athens 2004 to Paris 2024. In this context, we refer to the C4I system of Athens 2004, the digital wall of Beijing 2008, the Olympic fence of London 2012, the Simera balloon of Rio 2016, and the facial recognition cameras of Tokyo 2020. We focus more specifically on the applications of Artificial Intelligence (AI) and Algorithmic Video Surveillance (AVS) at the Paris 2024 Games. While AVS has for the first time been legalized in France, civil society has succeeded in excluding algorithmic facial recognition. These Olympic AI-based technologies fully develop and legitimize surveillance capitalism and raise serious concerns for citizens’ rights and freedoms, even long after the Games. Finally, we argue that the AI legacy of the Paris 2024 Olympic Games will contribute to a significant transformation of future Olympic Games into algorithmic Games, enriching sport with numerous algorithmic applications, however at the expense of human rights and civil liberties. This, combined with the overall skyrocketing costs, has made hosting the Olympic Games unattractive and has generated growing post-Olympic skepticism toward the Games.‪

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