La vie rêvée
Type de matériel :
TexteLangue : français Détails de publication : 2006.
Ressources en ligne : Abrégé : À partir de l’analyse d’un dispositif médiatique donnant à voir des séquences de consultations psychologiques, cet article interroge les effets cliniques et éthiques de l’exposition publique de la parole intime. Il examine les déplacements induits par le passage d’un cadre thérapeutique confidentiel vers un espace médiatisé, où le récit de soi est montré, fragmenté et soumis au regard de l’autre. Inscrite dans une approche intégrative, l’auteure propose une lecture articulant cadre, transfert, espace transitionnel et distinction entre intime et extime. L’émission est envisagée non comme une restitution du processus thérapeutique, mais comme un espace de projection susceptible de favoriser l’émergence consciente de contenus psychiques non élaborés, tant chez les participants que chez les spectateurs. L’article met en évidence le décalage irréductible entre ce qui est montré, ce qui est dit et ce qui est vécu, rappelant que l’essentiel du travail psychique demeure en grande partie invisible et non partageable hors du cadre transférentiel. Il défend la nécessité d’un positionnement éthique clair face aux formes contemporaines d’exposition de l’intime, et invite les psychologues à penser ces dispositifs comme des objets cliniques à part entière, appelant vigilance et responsabilité professionnelle.
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À partir de l’analyse d’un dispositif médiatique donnant à voir des séquences de consultations psychologiques, cet article interroge les effets cliniques et éthiques de l’exposition publique de la parole intime. Il examine les déplacements induits par le passage d’un cadre thérapeutique confidentiel vers un espace médiatisé, où le récit de soi est montré, fragmenté et soumis au regard de l’autre. Inscrite dans une approche intégrative, l’auteure propose une lecture articulant cadre, transfert, espace transitionnel et distinction entre intime et extime. L’émission est envisagée non comme une restitution du processus thérapeutique, mais comme un espace de projection susceptible de favoriser l’émergence consciente de contenus psychiques non élaborés, tant chez les participants que chez les spectateurs. L’article met en évidence le décalage irréductible entre ce qui est montré, ce qui est dit et ce qui est vécu, rappelant que l’essentiel du travail psychique demeure en grande partie invisible et non partageable hors du cadre transférentiel. Il défend la nécessité d’un positionnement éthique clair face aux formes contemporaines d’exposition de l’intime, et invite les psychologues à penser ces dispositifs comme des objets cliniques à part entière, appelant vigilance et responsabilité professionnelle.




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