Présentation
Type de matériel :
TexteLangue : français Détails de publication : 2013.
Ressources en ligne : Abrégé : Lors de la prise en charge des patients souffrant de pathologies mentales dans notre CH LE MAS CAREIRON, nous nous étions confrontés à des accidents de fausses routes alimentaires, ayant entraînés parfois des décès. Ce constat légitime une réflexion sur les principes éthiques, qui orientent l’action de nos pratiques en psychiatrie. L’objectif de ce travail est de saisir la manière dont l’activité quotidienne auprès des patients reflète une démarche éthique, de porter un regard critique sur la façon dont le patient est pris en charge, de s’interroger sur le caractère évitable de cet événement indésirable, et enfin mettre en place des stratégies d’adaptation simples et pérennes pour lutter contre cet accident. Nous avons tenté de comprendre et de chercher les causes et les facteurs intrinsèques et extrinsèques qui favorisaient l’apparition de ces accidents. Pour avoir des réponses objectives à nos questions, nous avons réalisé une recherche et une enquête clinique rétrospective dans six services différents du CH. Une étude clinique de 30 dossiers (de 1997 à 2009) des patients ayant été victimes des fausses routes alimentaires graves a été effectuée. Les résultats montrent que 70% des patients sont des schizophrènes, 57% de sexe masculin. Sept décès entre 2001 et 2007. La moyenne d’âge des patients décédés est de 58 ans. Quatre décès dans le service des Cigales (gérontopsychiatrie) entre 2004 et 2007, nous avons noté dans ce service deux décès en 2007. Les patients à haut risque avaient un régime alimentaire normal non adapté dans 85% des cas. La majorité des patients avaient un comportement alimentaire de gloutonnerie. 71% des victimes avaient déjà fait une fausse route grave. Chaque patient avait au minimum deux neuroleptiques et un anxiolytique (une benzodiazépine). Ces résultats nous ont permis d’émettre des conclusions et des hypothèses. Grâce à ce travail, des stratégies d’adaptation de soins sont mises en place dans le cadre d’un protocole institutionnel unique de prise en charge des patients à haut risque de fausses routes alimentaires. Nous avons réalisé des rencontres formatives et de sensibilisation pluridisciplinaires, en présence des médecins, cadres de santé de chaque unité, infirmier, aide soignants et diététicienne afin de consolider l’application du protocole de soins. Trois ans après la mise en place des stratégies nous n’avons pas constaté d’accident de fausses routes et aucun décès à ce jour (octobre 2012).Abrégé : During the management of patients with mental pathologies in our HOSPITAL MAS CAREIRON, we were confronted with food choking accident, having trained sometimes entailed death. This report legitimizes a reflection on the ethical principles, that direct the action of our practices in psychiatry. The objective of this work is to understand how daily activity with patients reflects an ethical approach to cast a critical eye on how on the patient is supported, to tell a glance criticizes on the way the patient is taken care, to wonder about the avoidable character of this adverse event. And finally set up simple and perennial adaptation strategy to fight against this accident. We tried to understand and to look for causes and for the intrinsic and extrinsic factors that favored the occurence of these accidents. For objective answers to our questions, we conducted a research and a retrospective clinical survey in six different departements of the hospital. A clinical study of 30 cases (from 1997 to 2009) patient who have been victims of severe food choking was done. The results show that 70 % of the patients are schizophrenics, 57 % male. Seven deaths between 2001 and 2007. The average age who died is of 58 years. Four deaths in the service of “ Les Cigales ” ( gériatric) between 2004 and 2007, we noted in this service two deaths in 2007. The high-risk patient had a normal diet not adapted in 85 % of cases. The majority of patients had a feeding behavior of gluttony. 71 % of victims had already made a food choking. Each patient had at least two neuroleptic drug and an anxiolytic drug ( a benzodiazépine). These results have allowed us to emit conclusions and hypotheses. Thanks to this work, strategies of adaptation of care are organized within the framework of a single institutional protocol of coverage of patients at high risk of choking food . We made formative meetings multidisciplinary awareness, in the presence of doctors, the health managers of each unit, nurse, nursing auxilary, and dietitian to strengthen the application of the traitement protocol.Three years after the implementation of the strategies we did not observe accident of choking food and not death to day (in June, 2012).
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Lors de la prise en charge des patients souffrant de pathologies mentales dans notre CH LE MAS CAREIRON, nous nous étions confrontés à des accidents de fausses routes alimentaires, ayant entraînés parfois des décès. Ce constat légitime une réflexion sur les principes éthiques, qui orientent l’action de nos pratiques en psychiatrie. L’objectif de ce travail est de saisir la manière dont l’activité quotidienne auprès des patients reflète une démarche éthique, de porter un regard critique sur la façon dont le patient est pris en charge, de s’interroger sur le caractère évitable de cet événement indésirable, et enfin mettre en place des stratégies d’adaptation simples et pérennes pour lutter contre cet accident. Nous avons tenté de comprendre et de chercher les causes et les facteurs intrinsèques et extrinsèques qui favorisaient l’apparition de ces accidents. Pour avoir des réponses objectives à nos questions, nous avons réalisé une recherche et une enquête clinique rétrospective dans six services différents du CH. Une étude clinique de 30 dossiers (de 1997 à 2009) des patients ayant été victimes des fausses routes alimentaires graves a été effectuée. Les résultats montrent que 70% des patients sont des schizophrènes, 57% de sexe masculin. Sept décès entre 2001 et 2007. La moyenne d’âge des patients décédés est de 58 ans. Quatre décès dans le service des Cigales (gérontopsychiatrie) entre 2004 et 2007, nous avons noté dans ce service deux décès en 2007. Les patients à haut risque avaient un régime alimentaire normal non adapté dans 85% des cas. La majorité des patients avaient un comportement alimentaire de gloutonnerie. 71% des victimes avaient déjà fait une fausse route grave. Chaque patient avait au minimum deux neuroleptiques et un anxiolytique (une benzodiazépine). Ces résultats nous ont permis d’émettre des conclusions et des hypothèses. Grâce à ce travail, des stratégies d’adaptation de soins sont mises en place dans le cadre d’un protocole institutionnel unique de prise en charge des patients à haut risque de fausses routes alimentaires. Nous avons réalisé des rencontres formatives et de sensibilisation pluridisciplinaires, en présence des médecins, cadres de santé de chaque unité, infirmier, aide soignants et diététicienne afin de consolider l’application du protocole de soins. Trois ans après la mise en place des stratégies nous n’avons pas constaté d’accident de fausses routes et aucun décès à ce jour (octobre 2012).
During the management of patients with mental pathologies in our HOSPITAL MAS CAREIRON, we were confronted with food choking accident, having trained sometimes entailed death. This report legitimizes a reflection on the ethical principles, that direct the action of our practices in psychiatry. The objective of this work is to understand how daily activity with patients reflects an ethical approach to cast a critical eye on how on the patient is supported, to tell a glance criticizes on the way the patient is taken care, to wonder about the avoidable character of this adverse event. And finally set up simple and perennial adaptation strategy to fight against this accident. We tried to understand and to look for causes and for the intrinsic and extrinsic factors that favored the occurence of these accidents. For objective answers to our questions, we conducted a research and a retrospective clinical survey in six different departements of the hospital. A clinical study of 30 cases (from 1997 to 2009) patient who have been victims of severe food choking was done. The results show that 70 % of the patients are schizophrenics, 57 % male. Seven deaths between 2001 and 2007. The average age who died is of 58 years. Four deaths in the service of “ Les Cigales ” ( gériatric) between 2004 and 2007, we noted in this service two deaths in 2007. The high-risk patient had a normal diet not adapted in 85 % of cases. The majority of patients had a feeding behavior of gluttony. 71 % of victims had already made a food choking. Each patient had at least two neuroleptic drug and an anxiolytic drug ( a benzodiazépine). These results have allowed us to emit conclusions and hypotheses. Thanks to this work, strategies of adaptation of care are organized within the framework of a single institutional protocol of coverage of patients at high risk of choking food . We made formative meetings multidisciplinary awareness, in the presence of doctors, the health managers of each unit, nurse, nursing auxilary, and dietitian to strengthen the application of the traitement protocol.Three years after the implementation of the strategies we did not observe accident of choking food and not death to day (in June, 2012).




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