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Le désir tardif de grossesse

Par : Type de matériel : TexteTexteLangue : français Détails de publication : 2019. Sujet(s) : Ressources en ligne : Abrégé : ObjectifÉvaluer la place du désir de grossesse « si je veux et quand je veux » à travers l’histoire du mouvement féministe, le pourquoi du tardif passe par la compréhension des changements de la société qui affectent le désir de grossesse et pose un problème très spécifique de santé publique, vécu comme un droit, un choix, une liberté. Ces modifications de nos comportements, s’impliquent dans la vie politique de la nation ou elle est sujet de controverses dans les débats de bioéthique. MéthodesAnalyser l’impact du désir d’enfant tardif sur la fertilité, les conséquences pour la femme et l’enfant à naître, les facteurs à l’origine du désir tardif ? L’âge est l’ennemi des femmes. La procréation artificielle ne compense pas l’effet de l’âge. Le taux de naissance chez des femmes de plus de 40 ans a doublé en 20 ans, phénomène en croissance exponentielle relayé par les médias (célébrités enceintes). RésultatsLe premier risque pour la femme qui attend avant de penser à une grossesse, est de ne jamais avoir d’enfant. Les conséquences pour la femme et l’enfant à naître ne sont pas anodines : augmentations des fausses couches, des anomalies chromosomiques, des grossesses difficiles, du taux de mortalité maternelle, et pour l’enfant plus de prématurité. Pourquoi un désir tardif ? La contraception, les unions stables plus tardives, les études, la carrière, les divorces et couples reconstitués, les problèmes financiers (un enfant à un coût, le chômage, le logement), le temps des loisirs, la diminution de l’impact de la religion dans nos sociétés occidentales, sont autant d’éléments dans une société qui va vite, le temps passe en oubliant l’horloge biologique. La mode est au « jeunisme » (déni, rêve). On aspire à rester où à redevenir jeune, en forme. Notre longévité complique le tableau. Parallèlement est constaté une augmentation du nombre de célibataires et de demandes de grossesse chez les femmes seules par don. DiscussionsQuelles sont les réponses à donner ? Déjà dans la bible, le désir d’avoir des enfants est légitimé. Sarah, femme d’Abraham, a trouvé la solution idéale de son temps « viens ma servante, peut être aurai-je par toi des enfants » : le ventre porteur avec don d’ovule. Aujourd’hui la réponse est à la politique de santé des pouvoirs publics passant par l’information, la prévention, épaulée par les progrès de la science (préservation ovocytaire sociétale, diagnostic génétique (PGS), dons de gamètes et dans un avenir un peu plus lointain, des gamètes artificielles, clonage scientifique ou reproductif, le rajeunissement ovarien. ConclusionLe désir de grossesse tardif vit mal l’échec, il demande une réponse à la science et la science interroge la société. La sexualité peut basculer dans cette tourmente : la sexualité de l’échec procréatif, la sexualité de substitution, la sexualité violée, la place du désir peut s’en trouver déstabilisée. AimTo examine the desire for a baby “if I want and when I want” through the feminist movement, the reasons why women want to delay the arrival of a baby which require us to better understand the changes that have taken place in society, affecting the desire for a baby, and raising a very specific public health issue, but seen by society as an entitlement, free-choice, a form of liberty. This modification in our behaviour is in turn reflected in the politics of the nation and has become the subject of much controversy in bioethical circles. MethodologyUsing data from INSEE, 2011–2017 and our experience, we analysed the impact of late pregnancies on fertility, the consequences for the mother and her unborn child, the factors behind the desire for a baby late in life. Age is the enemy of women. Artificial conception (data from the biomedical agency, FIVNAT, 2006) cannot offset the effects of age. The birth rate in women aged over 40 has doubled in 20 years, and is growing at an exponential rate, and receiving enormous attention from the media (pregnant celebrities). ResultsThe main risk for a woman who decides to wait before thinking about a baby, is to never have a baby at all. The consequences for the mother and the unborn child are not trivial : increased number of miscarriages, chromosomic abnormalities, difficult pregnancies, higher rate of maternal mortality, and for the child, a higher rate of premature births. (Epidemiology of fertility: B Rossin, gynécologie & obstétrique pratique no 287, sept 2016, and Procédure de suivi d’une cohorte d’enfant FIV: revue de d’épidémiologie et de santé publique no 2, avril 2011, vol 59 pp 97–106). Why this desire to wait before having a baby? Contraception, serious relationships later in life, studies, career, divorce and remarriage, financial problems (having a baby is expensive, unemployment, housing), leisure time, reduced influence of religion in our western societies, are all factors, in a fast-paced society, time passes without necessarily considering one's biological clock. Being young is the fashion (denial, dreams). We all want to stay young or become young again, and stay in good shape. Our longer life expectancy complicates things still further. In parallel, we can see an increase in the number of single individuals and the demand for pregnancy from single women using sperm donation. DiscussionWhat solution can we propose? In the bible, the desire to have a baby was seen as a legitimate desire. Sarah, Abraham's wife, found the ideal solution for the time: “come hither, servant, I will have a baby through you”: surrogate mothers with oocyte donation. Today the solution has to be found by the public authorities in their public health policies, including information, prevention, supported by scientific progress (conservation of oocytes, genetic diagnosis, gamete donation, and in the near future, artificial gametes, scientific or reproductive cloning, ovary rejuvenation. ConclusionThe desire for pregnancy late is life has difficulty in accepting failure. We turn to science for a solution, and science in turn looks to society. Sexuality could well become destabilised in all this disruption: the sexuality of failure to reproduce, the sexuality of substitution, violated sexuality, desire's role could be totally undermined.
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ObjectifÉvaluer la place du désir de grossesse « si je veux et quand je veux » à travers l’histoire du mouvement féministe, le pourquoi du tardif passe par la compréhension des changements de la société qui affectent le désir de grossesse et pose un problème très spécifique de santé publique, vécu comme un droit, un choix, une liberté. Ces modifications de nos comportements, s’impliquent dans la vie politique de la nation ou elle est sujet de controverses dans les débats de bioéthique. MéthodesAnalyser l’impact du désir d’enfant tardif sur la fertilité, les conséquences pour la femme et l’enfant à naître, les facteurs à l’origine du désir tardif ? L’âge est l’ennemi des femmes. La procréation artificielle ne compense pas l’effet de l’âge. Le taux de naissance chez des femmes de plus de 40 ans a doublé en 20 ans, phénomène en croissance exponentielle relayé par les médias (célébrités enceintes). RésultatsLe premier risque pour la femme qui attend avant de penser à une grossesse, est de ne jamais avoir d’enfant. Les conséquences pour la femme et l’enfant à naître ne sont pas anodines : augmentations des fausses couches, des anomalies chromosomiques, des grossesses difficiles, du taux de mortalité maternelle, et pour l’enfant plus de prématurité. Pourquoi un désir tardif ? La contraception, les unions stables plus tardives, les études, la carrière, les divorces et couples reconstitués, les problèmes financiers (un enfant à un coût, le chômage, le logement), le temps des loisirs, la diminution de l’impact de la religion dans nos sociétés occidentales, sont autant d’éléments dans une société qui va vite, le temps passe en oubliant l’horloge biologique. La mode est au « jeunisme » (déni, rêve). On aspire à rester où à redevenir jeune, en forme. Notre longévité complique le tableau. Parallèlement est constaté une augmentation du nombre de célibataires et de demandes de grossesse chez les femmes seules par don. DiscussionsQuelles sont les réponses à donner ? Déjà dans la bible, le désir d’avoir des enfants est légitimé. Sarah, femme d’Abraham, a trouvé la solution idéale de son temps « viens ma servante, peut être aurai-je par toi des enfants » : le ventre porteur avec don d’ovule. Aujourd’hui la réponse est à la politique de santé des pouvoirs publics passant par l’information, la prévention, épaulée par les progrès de la science (préservation ovocytaire sociétale, diagnostic génétique (PGS), dons de gamètes et dans un avenir un peu plus lointain, des gamètes artificielles, clonage scientifique ou reproductif, le rajeunissement ovarien. ConclusionLe désir de grossesse tardif vit mal l’échec, il demande une réponse à la science et la science interroge la société. La sexualité peut basculer dans cette tourmente : la sexualité de l’échec procréatif, la sexualité de substitution, la sexualité violée, la place du désir peut s’en trouver déstabilisée. AimTo examine the desire for a baby “if I want and when I want” through the feminist movement, the reasons why women want to delay the arrival of a baby which require us to better understand the changes that have taken place in society, affecting the desire for a baby, and raising a very specific public health issue, but seen by society as an entitlement, free-choice, a form of liberty. This modification in our behaviour is in turn reflected in the politics of the nation and has become the subject of much controversy in bioethical circles. MethodologyUsing data from INSEE, 2011–2017 and our experience, we analysed the impact of late pregnancies on fertility, the consequences for the mother and her unborn child, the factors behind the desire for a baby late in life. Age is the enemy of women. Artificial conception (data from the biomedical agency, FIVNAT, 2006) cannot offset the effects of age. The birth rate in women aged over 40 has doubled in 20 years, and is growing at an exponential rate, and receiving enormous attention from the media (pregnant celebrities). ResultsThe main risk for a woman who decides to wait before thinking about a baby, is to never have a baby at all. The consequences for the mother and the unborn child are not trivial : increased number of miscarriages, chromosomic abnormalities, difficult pregnancies, higher rate of maternal mortality, and for the child, a higher rate of premature births. (Epidemiology of fertility: B Rossin, gynécologie & obstétrique pratique no 287, sept 2016, and Procédure de suivi d’une cohorte d’enfant FIV: revue de d’épidémiologie et de santé publique no 2, avril 2011, vol 59 pp 97–106). Why this desire to wait before having a baby? Contraception, serious relationships later in life, studies, career, divorce and remarriage, financial problems (having a baby is expensive, unemployment, housing), leisure time, reduced influence of religion in our western societies, are all factors, in a fast-paced society, time passes without necessarily considering one's biological clock. Being young is the fashion (denial, dreams). We all want to stay young or become young again, and stay in good shape. Our longer life expectancy complicates things still further. In parallel, we can see an increase in the number of single individuals and the demand for pregnancy from single women using sperm donation. DiscussionWhat solution can we propose? In the bible, the desire to have a baby was seen as a legitimate desire. Sarah, Abraham's wife, found the ideal solution for the time: “come hither, servant, I will have a baby through you”: surrogate mothers with oocyte donation. Today the solution has to be found by the public authorities in their public health policies, including information, prevention, supported by scientific progress (conservation of oocytes, genetic diagnosis, gamete donation, and in the near future, artificial gametes, scientific or reproductive cloning, ovary rejuvenation. ConclusionThe desire for pregnancy late is life has difficulty in accepting failure. We turn to science for a solution, and science in turn looks to society. Sexuality could well become destabilised in all this disruption: the sexuality of failure to reproduce, the sexuality of substitution, violated sexuality, desire's role could be totally undermined.

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