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Actualités dans la prise en charge de l’adénocarcinome du pancréas : présent et futur

Par : Contributeur(s) : Type de matériel : TexteTexteLangue : français Détails de publication : 2026. Sujet(s) : Ressources en ligne : Abrégé : L’adénocarcinome du pancréas (AP) connaît une progression préoccupante de son incidence, au point d’être appelé à devenir la deuxième cause de mortalité par cancer dans les pays industrialisés d’ici 2040. Cela reflète la nature agressive et hétérogène de la maladie, son diagnostic souvent tardif et la complexité de sa prise en charge. Malgré ces défis, les dernières années ont vu émerger de nouvelles stratégies thérapeutiques, tant pour les formes localisées que métastatiques, laissant entrevoir des progrès réels pour les patients.Dans les formes non métastatiques, la chirurgie reste le traitement central, suivie par six mois de chimiothérapie adjuvante par mFOLFIRINOX, qui a démontré un bénéfice net sur la survie. La classification précise selon les critères anatomiques (A), biologiques (B) et cliniques (C) est essentielle, notamment pour les tumeurs borderline, où un traitement d’induction est systématique. Le FOLFIRINOX est aujourd’hui la chimiothérapie d’induction la plus utilisée, permettant d’augmenter les taux de résection complète. La radiothérapie pré-opératoire, n’a pas montré d’avantage significatif en survie. Pour les formes localement avancées, la chimiothérapie première demeure la stratégie privilégiée, avec parfois des possibilités limitées de conversion à la chirurgie. La chimiothérapie précoce au stade localisé, de nouvelles combinaisons de polychimiothérapie (PAXG) mais aussi des innovations technologiques (TTFields) pourraient améliorer la prise en charge de ces tumeurs non métastatiques.Dans les formes métastatiques, les triplets FOLFIRINOX et NALIRIFOX se sont imposés comme standards de première ligne grâce à un gain de survie robuste chez les patients en bon état général. Toutefois, la recherche se tourne désormais vers des approches plus personnalisées. Les inhibiteurs de RAS, dont le daraxonrasib, représentent une avancée majeure, en ciblant une mutation présente dans près de 90 % des AP. Parallèlement, les inhibiteurs MTAP/PRMT5 exploitent des vulnérabilités métaboliques spécifiques de la tumeur et ouvrent la voie à des stratégies de léthalité synthétique. Ces innovations, encore en développement, redonnent une perspective à une maladie longtemps considérée comme résistante aux thérapies ciblées. Dans ce contexte, l’accès aux essais cliniques reste fondamental pour offrir aux patients les traitements les plus prometteurs.Abrégé : The incidence of pancreatic ductal adenocarcinoma (PDAC) displays a rise in incidence and is expected to become the second leading cause of cancer-related mortality in industrialized countries by 2040. This trend reflects the aggressive and heterogeneity of the disease, its frequent late-stage diagnosis, and the complexity of its management. Despite these challenges, recent years have seen the emergence of new therapeutic strategies for both localized and metastatic disease, offering genuine hope for improved patient outcomes.In non-metastatic forms, surgery remains the cornerstone of treatment, followed by 6-months of adjuvant mFOLFIRINOX, which has demonstrated a clear survival benefit. Precise classification according to anatomical (A), biological (B), and clinical (C) criteria is essential, particularly for borderline tumors in which induction therapy is systematically recommended. FOLFIRINOX is currently the most widely used induction regimen and improves complete resection rates. Preoperative radiotherapy has not demonstrated a significant survival advantage. For locally advanced disease, upfront chemotherapy remains the preferred approach, with only limited opportunities for secondary resection. Early chemotherapy in localized stages, new polychemotherapy combinations (such as PAXG), and technological innovations (including TTFields) may further enhance management of non-metastatic PDAC.In metastatic disease, the triplet regimens FOLFIRINOX and NALIRIFOX have become first-line standards, providing meaningful survival improvements in fit patients. Nevertheless, research is increasingly focused on more personalized approaches. RAS inhibitors, including daraxonrasib, represent a major advance by targeting a mutation present in nearly 90% of PDACs. In parallel, MTAP/PRMT5 inhibitors exploit tumor-specific metabolic vulnerabilities and pave the way for synthetic-lethality-based strategies. These emerging therapies, still under clinical development, offer renewed prospects for a disease long considered refractory to targeted approaches. In this context, access to clinical trials remains essential to provide patients with the most promising treatments.
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L’adénocarcinome du pancréas (AP) connaît une progression préoccupante de son incidence, au point d’être appelé à devenir la deuxième cause de mortalité par cancer dans les pays industrialisés d’ici 2040. Cela reflète la nature agressive et hétérogène de la maladie, son diagnostic souvent tardif et la complexité de sa prise en charge. Malgré ces défis, les dernières années ont vu émerger de nouvelles stratégies thérapeutiques, tant pour les formes localisées que métastatiques, laissant entrevoir des progrès réels pour les patients.Dans les formes non métastatiques, la chirurgie reste le traitement central, suivie par six mois de chimiothérapie adjuvante par mFOLFIRINOX, qui a démontré un bénéfice net sur la survie. La classification précise selon les critères anatomiques (A), biologiques (B) et cliniques (C) est essentielle, notamment pour les tumeurs borderline, où un traitement d’induction est systématique. Le FOLFIRINOX est aujourd’hui la chimiothérapie d’induction la plus utilisée, permettant d’augmenter les taux de résection complète. La radiothérapie pré-opératoire, n’a pas montré d’avantage significatif en survie. Pour les formes localement avancées, la chimiothérapie première demeure la stratégie privilégiée, avec parfois des possibilités limitées de conversion à la chirurgie. La chimiothérapie précoce au stade localisé, de nouvelles combinaisons de polychimiothérapie (PAXG) mais aussi des innovations technologiques (TTFields) pourraient améliorer la prise en charge de ces tumeurs non métastatiques.Dans les formes métastatiques, les triplets FOLFIRINOX et NALIRIFOX se sont imposés comme standards de première ligne grâce à un gain de survie robuste chez les patients en bon état général. Toutefois, la recherche se tourne désormais vers des approches plus personnalisées. Les inhibiteurs de RAS, dont le daraxonrasib, représentent une avancée majeure, en ciblant une mutation présente dans près de 90 % des AP. Parallèlement, les inhibiteurs MTAP/PRMT5 exploitent des vulnérabilités métaboliques spécifiques de la tumeur et ouvrent la voie à des stratégies de léthalité synthétique. Ces innovations, encore en développement, redonnent une perspective à une maladie longtemps considérée comme résistante aux thérapies ciblées. Dans ce contexte, l’accès aux essais cliniques reste fondamental pour offrir aux patients les traitements les plus prometteurs.

The incidence of pancreatic ductal adenocarcinoma (PDAC) displays a rise in incidence and is expected to become the second leading cause of cancer-related mortality in industrialized countries by 2040. This trend reflects the aggressive and heterogeneity of the disease, its frequent late-stage diagnosis, and the complexity of its management. Despite these challenges, recent years have seen the emergence of new therapeutic strategies for both localized and metastatic disease, offering genuine hope for improved patient outcomes.In non-metastatic forms, surgery remains the cornerstone of treatment, followed by 6-months of adjuvant mFOLFIRINOX, which has demonstrated a clear survival benefit. Precise classification according to anatomical (A), biological (B), and clinical (C) criteria is essential, particularly for borderline tumors in which induction therapy is systematically recommended. FOLFIRINOX is currently the most widely used induction regimen and improves complete resection rates. Preoperative radiotherapy has not demonstrated a significant survival advantage. For locally advanced disease, upfront chemotherapy remains the preferred approach, with only limited opportunities for secondary resection. Early chemotherapy in localized stages, new polychemotherapy combinations (such as PAXG), and technological innovations (including TTFields) may further enhance management of non-metastatic PDAC.In metastatic disease, the triplet regimens FOLFIRINOX and NALIRIFOX have become first-line standards, providing meaningful survival improvements in fit patients. Nevertheless, research is increasingly focused on more personalized approaches. RAS inhibitors, including daraxonrasib, represent a major advance by targeting a mutation present in nearly 90% of PDACs. In parallel, MTAP/PRMT5 inhibitors exploit tumor-specific metabolic vulnerabilities and pave the way for synthetic-lethality-based strategies. These emerging therapies, still under clinical development, offer renewed prospects for a disease long considered refractory to targeted approaches. In this context, access to clinical trials remains essential to provide patients with the most promising treatments.

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