La culture de la drogue
Type de matériel :
TexteLangue : français Détails de publication : 2026.
Sujet(s) : Ressources en ligne : Abrégé : Alors que les autorités françaises, dans leur lutte contre le narcotrafic, semblent avoir déclaré une guerre sans concession aux consommateurs, qu’elles tiennent pour principaux responsables du développement de la criminalité sévissant sur le marché des stupéfiants, l’histoire culturelle de l’Hexagone tend à montrer l’attrait d’une bonne partie de la population pour les drogues. La culture populaire nationale exprime en effet non un rejet de certains produits qualifiés de drogues, mais au contraire une appréciation largement positive. Des exemples significatifs illustrent cette tendance, comme, dans l’un des plus grands succès de la bande dessinée, la valorisation du produit dopant utilisé par les Gaulois du village d’Astérix (la potion magique) pour résister aux Romains, qui n’est pas sans évoquer les effets attendus de certains médicaments, en particulier les antidépresseurs, dont les Français sont de grands consommateurs. La culture de l’alcool, et en particulier celle du vin, apparaît également au cœur des passions françaises ; certains vignobles figurent d’ailleurs au patrimoine culturel de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture, et l’œnologie est devenue une discipline, professionnelle et scientifique, pleinement reconnue. Le cannabis, dont la culture se diversifie de plus en plus en espèces différemment appréciées par les experts et les usagers, est aussi très consommé en France et se prête fréquemment à un jugement critique qui témoigne de l’intérêt de la population pour le produit. D’une façon plus générale, d’autres drogues dites illégales, comme les psychédéliques, suscitent l’engouement et une approche finalement culturelle des drogues en France.
45
Alors que les autorités françaises, dans leur lutte contre le narcotrafic, semblent avoir déclaré une guerre sans concession aux consommateurs, qu’elles tiennent pour principaux responsables du développement de la criminalité sévissant sur le marché des stupéfiants, l’histoire culturelle de l’Hexagone tend à montrer l’attrait d’une bonne partie de la population pour les drogues. La culture populaire nationale exprime en effet non un rejet de certains produits qualifiés de drogues, mais au contraire une appréciation largement positive. Des exemples significatifs illustrent cette tendance, comme, dans l’un des plus grands succès de la bande dessinée, la valorisation du produit dopant utilisé par les Gaulois du village d’Astérix (la potion magique) pour résister aux Romains, qui n’est pas sans évoquer les effets attendus de certains médicaments, en particulier les antidépresseurs, dont les Français sont de grands consommateurs. La culture de l’alcool, et en particulier celle du vin, apparaît également au cœur des passions françaises ; certains vignobles figurent d’ailleurs au patrimoine culturel de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture, et l’œnologie est devenue une discipline, professionnelle et scientifique, pleinement reconnue. Le cannabis, dont la culture se diversifie de plus en plus en espèces différemment appréciées par les experts et les usagers, est aussi très consommé en France et se prête fréquemment à un jugement critique qui témoigne de l’intérêt de la population pour le produit. D’une façon plus générale, d’autres drogues dites illégales, comme les psychédéliques, suscitent l’engouement et une approche finalement culturelle des drogues en France.




Réseaux sociaux