Can Hasok Chang’s activist realism realistically allow a permanent incompatible pluralism?
Type de matériel :
TexteLangue : français Détails de publication : 2026.
Sujet(s) : Ressources en ligne : Abrégé : Is Chang’s ideal of a resolutely pluralist science realistically achievable? Could human beings realistically characterized happily live with, or even tolerate, a science encompassing an abundance of incommensurable systems of practice, including some descriptive or ontological mutual contradictions and some partially incompatible conceptions of science? Could they remain effective as knowledge-producers under such conditions? In short, can Chang’s activist realism realistically allow a permanent, incompatible pluralism? These are the questions explored in this article. Globally, I will provide an affirmative answer to them. I will argue, however, that achieving such a state would require a profound transformation of both epistemic agents as we know them and of science as we know it. This transformation could be brought about by science education, but would then require an equally profound transformation of science education as we know it.Abrégé : L’idéal résolument pluraliste de Chang est-il « réalistiquement » approchable, c’est-à-dire suffisamment « réaliste » au sens banal du terme, pas excessivement éloigné de ce qui est concrètement atteignable par les humains sujets de la science ? Les êtres humains réalistiquement caractérisés pourraient-ils être satisfaits par, ou au moins tolérer, une science constituée d’une multitude de systèmes incommensurables de pratiques associées à des théories du même objet mutuellement contradictoires sur le plan descriptif ou ontologique, et sous-tendues par des conceptions partiellement incompatibles de la science ? Pourraient-ils, dans de telles conditions, rester efficaces en tant que producteurs de connaissances ? En bref, le réalisme activiste de Chang peut-il réalistiquement instaurer le pluralisme incompatible permanent qu’il appelle de ses vœux ? Telles sont les questions explorées dans cet article. Ma réponse sera globalement positive, mais je soutiendrai que l’instauration d’un tel pluralisme incompatible permanent exigerait une profonde transformation des agents épistémiques tels qu’on peut les caractériser aujourd’hui, et corrélativement de la science telle qu’on peut la caractériser aujourd’hui. Cette double transformation pourrait être induite par l’éducation scientifique, mais au prix d’une transformation non moins profonde de l’éducation scientifique telle qu’on peut la caractériser aujourd’hui.
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Is Chang’s ideal of a resolutely pluralist science realistically achievable? Could human beings realistically characterized happily live with, or even tolerate, a science encompassing an abundance of incommensurable systems of practice, including some descriptive or ontological mutual contradictions and some partially incompatible conceptions of science? Could they remain effective as knowledge-producers under such conditions? In short, can Chang’s activist realism realistically allow a permanent, incompatible pluralism? These are the questions explored in this article. Globally, I will provide an affirmative answer to them. I will argue, however, that achieving such a state would require a profound transformation of both epistemic agents as we know them and of science as we know it. This transformation could be brought about by science education, but would then require an equally profound transformation of science education as we know it.
L’idéal résolument pluraliste de Chang est-il « réalistiquement » approchable, c’est-à-dire suffisamment « réaliste » au sens banal du terme, pas excessivement éloigné de ce qui est concrètement atteignable par les humains sujets de la science ? Les êtres humains réalistiquement caractérisés pourraient-ils être satisfaits par, ou au moins tolérer, une science constituée d’une multitude de systèmes incommensurables de pratiques associées à des théories du même objet mutuellement contradictoires sur le plan descriptif ou ontologique, et sous-tendues par des conceptions partiellement incompatibles de la science ? Pourraient-ils, dans de telles conditions, rester efficaces en tant que producteurs de connaissances ? En bref, le réalisme activiste de Chang peut-il réalistiquement instaurer le pluralisme incompatible permanent qu’il appelle de ses vœux ? Telles sont les questions explorées dans cet article. Ma réponse sera globalement positive, mais je soutiendrai que l’instauration d’un tel pluralisme incompatible permanent exigerait une profonde transformation des agents épistémiques tels qu’on peut les caractériser aujourd’hui, et corrélativement de la science telle qu’on peut la caractériser aujourd’hui. Cette double transformation pourrait être induite par l’éducation scientifique, mais au prix d’une transformation non moins profonde de l’éducation scientifique telle qu’on peut la caractériser aujourd’hui.




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