Désordres dans la dialectique
Type de matériel :
48
Comment se fait-il que chez Hegel, dans la section « Domination et servitude » de la Phénoménologie de l’esprit, le courage soit absent ? La servitude peut-elle vraiment se limiter à être l’autre de la domination, travailler à regagner sa maîtrise perdue, sans jamais entrer en contradiction avec sa propre détermination servile, sans jamais rencontrer l’inconsistance de sa nécessité ? Dans le frayage de ce courage manquant entrepris ici Lacan vaut comme daïmon : le propos n’est nullement d’interroger la manière dont Lacan s’est d’abord saisi du Hegel kojévien pour s’en défaire ensuite, mais d’expérimenter ce que l’élaboration lacanienne de la répétition, de la pulsion de mort, du symptôme, de l’objet a, fait à Hegel.
How can it be that in Hegel’s section, “domination and servitude” of the Phenomenology of the spirit, courage is absent? Can servitude really limit itself to being the other of mastery, work to regain its lost mastery, without ever entering in contradiction with its own servile determination, without ever encountering the inconsistency of its necessity? For this inquiry into the missing courage Lacan plays the daemon: the issue is not the way in which Lacan took up the kojevian Hegel to discard him later, but to experiment what the lacanian elaboration of repetition, the death drive, the symptom and object a does to Hegel.
Réseaux sociaux