Une économie politique du travail journalistique
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Un des paradoxes des journalistes français, et non des moindres, est l’ambiguïté des rapports qu’ils entretiennent avec les entreprises de médias. D’un côté, avec ostentation souvent, la profession journalistique affiche les postures d’un individualisme tous azimuts, se réclame d’une vocation intransigeante. De l’autre, like it or not, le labeur des grandes signatures ou des pigistes s’inscrit dans des organisations requérant la conformité voire la soumission à des exigences de discipline et d’efficacité qui aujourd’hui se transforment. Dans cette perspective, ce bref essai de sciences sociales décrit une forme, un modèle de l’entreprise de médias contemporaine. L’exercice isole, accentue des traits caractéristiques et ne projette, en aucune manière, de saisir les variétés et les singularités des firmes. L’ambition est d’offrir de nouvelles voies d’étude d’une économie politique du travail journalistique.
A political economy of journalistic workOne of the paradoxes of the French journalists, and not of least, is the ambiguity of the relations they link with the companies medias. On one side, with ostentation often, the journalistic profession posts postures of an overall individualism, claiming of an intransigent vocation. On the other side, like it or not, the labour of the large signatures or freelance journalists fits in organizations requiring conformity even the tender with requirements of discipline and effectiveness which today change. From this point of view, this short text describes a form, a model of the contemporary company of medias. The exercise insulates, accentuates characteristic features and does not aim, in any manner, to seize the varieties and the singularities of the firms. The ambition is to offer new ways of study for a political economy of journalistic work.
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