Une « UNESCO africaine » ?
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Dès sa fondation en 1945, l’UNESCO alimente un intense débat international centré sur la lutte contre les inégalités éducatives dans les pays du Sud, y compris dans les « territoires non autonomes ». Craignant une intervention directe dans les colonies d’Afrique noire, le ministère de la France d’Outre-mer met alors en place des stratégies pour contrer toute tentative d’ingérence de la part des organismes onusiens. Il stimule notamment une importante coopération éducative à l’échelle intercoloniale. Celle-ci est censée certifier l’engagement renouvelé de la métropole pour le « bien-être » des populations locales et relégitimer ainsi la « mission civilisatrice » du colonialisme sur la scène internationale.
From its very creation in 1945, UNESCO fostered an intense international debate centred on the fight against educational inequalities in the South, including in “non-autonomous territories”. Fearing direct intervention in the colonies of black Africa, the ministère de la France d’Outre-mer put in place strategies to counter any attempt of interference by UN agencies. In particular, it stimulated intensive educational cooperation at the intercolonial level. This cooperation was meant to certify the renewed commitment of the metropole for the “well-being” of local populations and thus to re-legitimize the “civilizing mission” of colonialism in the international arena.
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