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Par-delà le vrai et le faux. Deux textes sur la théorie des besoins

Par : Contributeur(s) : Type de matériel : TexteTexteLangue : français Détails de publication : 2008. Ressources en ligne : Abrégé : RésuméComment séparer le bon grain de l’ivraie ? Comment distinguer les vrais besoins des faux besoins ? Les théories critiques de l’après-guerre sont, pour partie, le produit de tentatives pour répondre à des questions rendues particulièrement sensibles par la confrontation au double système des besoins de la Guerre froide : d’un côté, un essor sans précédent de la consommation de biens marchands et la manipulation des désirs par le marketing ; de l’autre, la pénurie de ces mêmes biens et une planification autoritaire des besoins prioritaires. S’il était alors possible de renouer avec les réflexions sur la réification marchande qui avaient caractérisé la jeunesse du mouvement socialiste, l’innocence était définitivement perdue. L’aporie de toute critique des besoins tenant à l’impossibilité de trouver un point de vue ou un sujet pour choisir entre l’aliéné et l’authentique.Les deux textes que nous reproduisons ici, l’un inédit de T. Adorno, écrit au moment de son exil américain, l’autre écrit par A. Heller dans le contexte des discussions des années 1970 sur l’autogestion et les nouveaux mouvements sociaux, partent tous deux de cette impossibilité. Les solutions qu’ils offrent sont toutefois très différentes, révélatrices d’une tension qui n’a rien perdu de son actualité. La dialectique, tout à la fois exigeante et élitiste, d’un Adorno en appelait à un au-delà de la société de classe, non seulement pour en finir avec cette culture de masse qu’il considérait comme le nec plus ultra de la logique perverse de la satisfaction du manque par la marchandise, mais pour faire disparaître la question elle-même.Dans ce qui n’est pas une réponse à Adorno – mais qui aurait pu en être une –, A. Heller, avant tout sensible au risque d’une dictature sur les besoins, entendait s’assurer de la reconnaissance de tous les besoins ressentis avant de considérer l’existence de besoins radicaux, c’est-à-dire rompant avec la logique de la domination, et dont elle retrouvait la trace dans le pluralisme des « nouveaux » mouvements sociaux.
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RésuméComment séparer le bon grain de l’ivraie ? Comment distinguer les vrais besoins des faux besoins ? Les théories critiques de l’après-guerre sont, pour partie, le produit de tentatives pour répondre à des questions rendues particulièrement sensibles par la confrontation au double système des besoins de la Guerre froide : d’un côté, un essor sans précédent de la consommation de biens marchands et la manipulation des désirs par le marketing ; de l’autre, la pénurie de ces mêmes biens et une planification autoritaire des besoins prioritaires. S’il était alors possible de renouer avec les réflexions sur la réification marchande qui avaient caractérisé la jeunesse du mouvement socialiste, l’innocence était définitivement perdue. L’aporie de toute critique des besoins tenant à l’impossibilité de trouver un point de vue ou un sujet pour choisir entre l’aliéné et l’authentique.Les deux textes que nous reproduisons ici, l’un inédit de T. Adorno, écrit au moment de son exil américain, l’autre écrit par A. Heller dans le contexte des discussions des années 1970 sur l’autogestion et les nouveaux mouvements sociaux, partent tous deux de cette impossibilité. Les solutions qu’ils offrent sont toutefois très différentes, révélatrices d’une tension qui n’a rien perdu de son actualité. La dialectique, tout à la fois exigeante et élitiste, d’un Adorno en appelait à un au-delà de la société de classe, non seulement pour en finir avec cette culture de masse qu’il considérait comme le nec plus ultra de la logique perverse de la satisfaction du manque par la marchandise, mais pour faire disparaître la question elle-même.Dans ce qui n’est pas une réponse à Adorno – mais qui aurait pu en être une –, A. Heller, avant tout sensible au risque d’une dictature sur les besoins, entendait s’assurer de la reconnaissance de tous les besoins ressentis avant de considérer l’existence de besoins radicaux, c’est-à-dire rompant avec la logique de la domination, et dont elle retrouvait la trace dans le pluralisme des « nouveaux » mouvements sociaux.

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