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Le christianisme et les animaux

Par : Type de matériel : TexteTexteLangue : français Détails de publication : 2020. Sujet(s) : Ressources en ligne : Abrégé : Le christianisme a beaucoup pensé l’animal pour situer l’homme dans la création et pour penser celle-ci. Cela a été fait en s’appuyant sur la Bible, notamment sur l’Ancien Testament, mais dont le contenu souvent incertain, elliptique à propos des animaux, a incité les théologiens à s’aider des philosophies grecques pour l’interpréter, ce qui a peu à peu imposé la conviction évidente, « naturelle », d’origine divine d’une infériorité de l’animal, considéré comme une créature matérielle, mortelle, sans avenir dans l’au-delà, vouée à servir matériellement les hommes, voire à les aider spirituellement en les aidant à penser à Dieu. Ce n’est qu’à partir des xviiie- xixe siècles qu’une minorité de clercs, de pasteurs et de fidèles, surtout des protestants mais aussi des catholiques en moindre nombre et plus tardivement, a entamé une revalorisation chrétienne de l’animal, en reconsidérant aussi bien sa nature, son avenir que son rôle à côté de l’homme, déconstruisant ainsi une conception historiquement construite, en rien consubstantielle au christianisme. Une tendance récemment encouragée par le pape François avec l’encyclique Loué sois-tu.Abrégé : Christianity has offered a great deal of reflection on the place of animals and of human beings in creation. The Bible has helped to foster this reflection, particularly in the Old Testament, but the ambiguous and elliptical character of scriptural statements regarding animals has often prompted theologians to interpret the text through the lens of Greek philosophy, which gradually imposed the obvious, “natural” conviction of the divine origin of the inferiority of nonhuman animals, considering them to be material, mortal creatures with no future in the hereafter, destined to serve human beings materially and even to aid them spiritually by helping them to think of God. It was not until the eighteenth and nineteenth centuries that a minority of clerics, pastors and faithful – mainly Protestants but also some Catholics, albeit later and in lesser number – began a Christian revaluation of the animal, reconsidering its nature, its future and its role alongside humanity, thus deconstructing a historically-conditioned conception of the animal-human relationship that is in no way consubstantial with Christianity. This trend finds some recent encouragement in Pope Francis’s encyclical Laudato si’.
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Le christianisme a beaucoup pensé l’animal pour situer l’homme dans la création et pour penser celle-ci. Cela a été fait en s’appuyant sur la Bible, notamment sur l’Ancien Testament, mais dont le contenu souvent incertain, elliptique à propos des animaux, a incité les théologiens à s’aider des philosophies grecques pour l’interpréter, ce qui a peu à peu imposé la conviction évidente, « naturelle », d’origine divine d’une infériorité de l’animal, considéré comme une créature matérielle, mortelle, sans avenir dans l’au-delà, vouée à servir matériellement les hommes, voire à les aider spirituellement en les aidant à penser à Dieu. Ce n’est qu’à partir des xviiie- xixe siècles qu’une minorité de clercs, de pasteurs et de fidèles, surtout des protestants mais aussi des catholiques en moindre nombre et plus tardivement, a entamé une revalorisation chrétienne de l’animal, en reconsidérant aussi bien sa nature, son avenir que son rôle à côté de l’homme, déconstruisant ainsi une conception historiquement construite, en rien consubstantielle au christianisme. Une tendance récemment encouragée par le pape François avec l’encyclique Loué sois-tu.

Christianity has offered a great deal of reflection on the place of animals and of human beings in creation. The Bible has helped to foster this reflection, particularly in the Old Testament, but the ambiguous and elliptical character of scriptural statements regarding animals has often prompted theologians to interpret the text through the lens of Greek philosophy, which gradually imposed the obvious, “natural” conviction of the divine origin of the inferiority of nonhuman animals, considering them to be material, mortal creatures with no future in the hereafter, destined to serve human beings materially and even to aid them spiritually by helping them to think of God. It was not until the eighteenth and nineteenth centuries that a minority of clerics, pastors and faithful – mainly Protestants but also some Catholics, albeit later and in lesser number – began a Christian revaluation of the animal, reconsidering its nature, its future and its role alongside humanity, thus deconstructing a historically-conditioned conception of the animal-human relationship that is in no way consubstantial with Christianity. This trend finds some recent encouragement in Pope Francis’s encyclical Laudato si’.

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