La constitution algérienne de 2020 : une révision de rupture ou de continuité ?
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Depuis le 22 février 2019, l’Algérie est secouée par un soulèvement citoyen inédit par sa mobilisation massive et sa longévité, son cours pacifique et la détermination des Algériens à imposer une rupture avec le régime et ses symboles, au premier rang desquels sa constitution. Le soulèvement est si puissant que l’ensemble du système constitutionnel est tombé en désuétude. En guise de réponse, les autorités ont présenté deux offres électorales (présidentielles et législatives) et la révision de la constitution par voie référendaire. Cette dernière est présentée officiellement comme un nouveau texte constitutionnel en rupture avec l’ancien régime et un moyen d’édifier une nouvelle république. L’approche privilégiée ici consiste donc à vérifier si les nouveaux aménagements constitutionnels s’inscrivent effectivement dans une logique de rupture ou au contraire dans une optique de continuité avec le constitutionnalisme autoritaire.
Since February 22, 2019, Algeria has been shaken by an unprecedented citizen uprising due to its massive mobilization and longevity, its peaceful course and the determination of the Algerians to impose a break with the regime and its symbols, foremost among which is its constitution. The uprising is so powerful that the entire constitutional system has fallen into disuse. In response, the authorities submitted two electoral offers (presidential and legislative) and the revision of the constitution by referendum. The latter was presented officially as a new constitutional text breaking with the old regime and a means of building a new republic. The preferred approach here is therefore to verify whether the new constitutional arrangements are in fact part of a logic of rupture or, on the contrary, of continuity with authoritarian constitutionalism.
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