Sandhu, Sunny

Rôle thérapeutique des exercices de Kharaj du Dhrupad dans le développement vocal et le bien-être mental - 2025.


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Dans un monde confronté à une prévalence importante des troubles mentaux — anxiété, dépression, burn-out, suicide, isolement social [1] — les pratiques artistiques et musicales apparaissent comme des voies essentielles de restauration du lien intérieur et collectif [2]. Parmi ces approches, les exercices de Kharaj issus du Dhrupad, la plus ancienne forme de musique classique indienne, occupent une place unique. Ces vocalisations lentes et graves favorisent la conscience respiratoire, l’enracinement corporel et la stabilité émotionnelle. Elles agissent sur les cordes vocales, régulent le système nerveux et stimulent la cohérence cardiaque [3,4]. En cela, elles offrent un modèle de pédagogie musicale capable de répondre aux défis contemporains de la santé mentale. Le Dhrupad, par son orientation méditative et non-compétitive, propose une rééducation de l’écoute de soi, des autres et de la nature [2, 5-7]. In a world facing a high prevalence of mental disorders —anxiety, depression, burnout, suicide and social isolation [1] —musical and artistic practices emerge as essential paths for restoring both inner and collective balance [2]. Among these, kharaj exercises from Dhrupad, the oldest form of Indian classical music, hold a distinctive place. These slow, low-frequency vocalizations cultivate breath awareness, bodily grounding, and emotional stability. They act on the vocal cords, regulate the nervous system, and enhance heart-rate coherence [3,4]. As such, they represent a form of musical pedagogy, capable of addressing contemporary mental health crises. Dhrupad’s meditative and non-competitive ethos re-educates listening to oneself, to others, and to nature [2, 5–7].