Bouet, Pierre-Emmanuel
Recommandations internationales sur les examens complémentaires à prescrire en cas de fausses couches spontanées à répétition : y a-t-il un consensus ?
- 2026.
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Il existe un consensus international concernant l’intérêt, dans le cadre de fausses couches à répétition (FCS-R), de rechercher : une dysthyroïdie, un syndrome des anticorps antiphospholipides, des anomalies utérines (échographie tridimensionnelle) ou encore des problèmes spermatiques (spermogramme complet). La plupart des sociétés savantes ont tendance à recommander la prescription de caryotypes pour la patiente et son conjoint. Concernant la recherche d’une anomalie de la coagulation, d’une hyperprolactinémie, d’une intolérance au glucose ou d’un éventuel diabète, ou encore d’un lupus érythémateux disséminé, il n’existe pas de consensus, et certaines sociétés ne les recommandent qu’en cas d’antécédents à risque ou de signes d’appel cliniques. À visée « exploratoire », il est possible d’ajouter au bilan de FCS-R une progestéronémie en phase lutéale (notamment si impression de phase lutéale courte sur cycles courts) et une fragmentation d’ADN spermatique. Nous parlons d’examen « exploratoire » car il n’existe pas de traitement ayant fait leur preuve d’efficacité dans ce type de contexte. Les hypovitaminoses ne sont pas à dépister. Pour la recherche d’endométrite chronique (par biopsie d’endomètre) et de vaginose bactérienne (par prélèvement vaginal), des résultats publiés ces dix dernières années nous montrent une tendance à les dépister, d’autant plus que certaines études ont aussi démontré l’intérêt d’un traitement dans ce contexte de FCS-R. There is an international consensus on the value of investigating recurrent pregnany loss (RPL) for dysthyroidism, anti-phospholipid antibody syndrome (APAS), uterine anomalies (3D ultrasound) or sperm problems (complete spermogram). Most learned societies tend to recommend the prescription of karyotypes for the patient and her partner. There is no consensus on the need to test for coagulation anomalies, hyperprolactinemia, glucose intolerance or diabetes, or systemic lupus erythematosus, and some societies only recommend such tests in the case of a high-risk history or clinical signs. For “exploratory” purposes, luteal phase progesteronemia (particularly if there is an impression of a short luteal phase in short cycles) and sperm DNA fragmentation may be added to the RPL work-up. We refer to these tests as “exploratory”, as there is no proven treatment for this type of situation. Hypovitaminosis should not be screened for. As for the search for chronic endometritis by endometrial biopsy and bacterial vaginosis by vaginal sampling, recent publications over the last ten years suggest that there is a tendency to screen for them, especially as some studies have also demonstrated the benefit of treatment in this context of RPL.