Campaignolle-Catel, Hélène
Flaubert/Poe, réaménagement et transmission du paradigme aristotélicien
- 2005.
85
L’image de la lectrice, immortalisée par Dante dans sa Divine Comédie, a trouvé un large écho dans la littérature du XIXe siècle, et en particulier chez Lamartine, Balzac, Flaubert ou Zola. Loin d’être hasardeuse, la lecture de ces héroïnes souvent désœuvrées, vient combler une vacance ou plutôt un défaut de passion qu’elle vient nommer. Elle préfigure par son contenu même — les œuvres de Bernardin de Saint-Pierre, Walter Scott ou George Sand sont régulièrement convoquées — la passion, voire l’adultère. À la frontière du discours pur et du simple objet, le livre préside en outre à la formulation du désir amoureux tout en entretenant avec sa lectrice un rapport quasi érotique.