TY - BOOK AU - Gaumond,Marcel TI - Analystes et analysant-e-s, vulnérables nous sommes, à l’image de Gaïa, notre Terre-mère PY - 2026///. N1 - 2 N2 - Le documentaire « Notre planète a ses limites » réalisé en 2021, avec Johan Rockström, un scientifique suédois internationalement reconnu pour ses travaux sur les questions de durabilité mondiale révèle, de façon exemplaire la vulnérabilité de notre « oasis terrestre », comme l’appelle si justement Pierre Rabhi, co-fondateur du mouvement Colibris et du coup, celle de ses habitants. Après avoir vu ce film documentaire accessible sur Netflix, je me suis demandé quels liens il serait possible d’explorer entre le rapport vécu au cours des dernières décennies entre la collectivité humaine et son habitat, et le rapport vécu par nos analysant.e.s entre eux et leur prope environnement, psychique celui-là. Un rapport qui au départ met en scène cette part vulnérable d’eux-mêmes. Et face à cette vulnérabilité qui sous-tend les divers facteurs qui ont motivé chez ces analysant.e.s le désir d’entreprendre une démarche d’analyse, quel rôle joue notre propre vulnérabilité quant au développement potentiellement thérapeutique de la relation vécue avec eux ? Dans le texte issu de cette réflexion, texte qui fut l’objet d’une conférence que j’ai offerte le 5 mai 2024, dans le cadre de la « Deuxième rencontre des analystes jungiens d’expression francophone » qui eut lieu à Lyon, j’ai relaté, dans un premier temps, l’histoire de deux analysants, homme et femme auxquels j’ai donné les noms d’emprunt de Heisenberg, en lien avec la série télévisée Breaking Bad et de Jeune-Fille, en lien dans ce cas avec le conte des frères Grimm “La jeune fille sans mains” : soit deux personnes dont l’histoire véhicule, de part et d’autre, un rapport à l’autre comme mode de survie d’une extrême vulnérabilité. Dans un second temps, par le biais de trois films documentaires faisant état de la problématique actuelle d’extinction de la vie sur notre planète, films dont j’ai dégagé les principaux thèmes abordés, j’en suis venu à qualifier de « rapport à caractère psychotique » ce que l’être humain en est venu à développer avec « l’autre », tant dans le registre des rapports individuels que dans celui des rapports collectifs. Et j’avance en conclusion les mesures qu’il me semble urgentes de prendre dans l’espoir que le meilleur l’emportera sur le pire, dans ce combat pour la survie, tant de l’espèce humaine que des autres espèces vivantes auxquelles celle-ci est indissociablement liée UR - https://shs.cairn.info/revue-quadrilingue-en-psychologie-analytique-2026-1-page-10?lang=fr&redirect-ssocas=7080 ER -