TY - BOOK AU - Fauque,Patricia AU - de Mouzon,Jacques AU - Devaux,Aviva AU - Epelboin,Sylvie AU - Gervoise-Boyer AU - Lévy,Rachel AU - Valentin,Morgane AU - Viot,Géraldine AU - Bergère,Marianne AU - De Vienne,Claire AU - Jonveaux,Philippe AU - Pessione,Fabienne TI - L’impact de l’infertilité féminine dans la survenue de malformations congénitales après assistance médicale à la procréation PY - 2022///. N1 - 10 N2 - Do in vitro fertilisation (IVF) and intrauterine insemination (IUI) induce an increased risk of congenital anomalies? This is a major question, to which most of the available epidemiological studies unfortunately seem to answer positively. However, these results are based on data obtained at birth or during the neonatal period, on small populations, and above all without taking into account the possible role of underlying female infertility, a potential confounding factor. Using the French National Health System database, we performed a comparative analysisof all singleton births in France over a five-year period (2013-2017), by natural conception (NC), embryo transfer (ET) or IVF. A total of 3,501,496 singleton births were included (3,417,089 NC, 20,218 IUI and 64,188 ET). The risks of major congenital malformations (ICD-10) were investigated according to mode of conception in multivariate analyses using multiple logistic regression models adjusted for maternal age, primiparity, obesity, smoking, history of hypertensionor diabetes and female infertility. The prevalence of malformations after ET was significantly higher than after CN, with adjusted odds ratios (aOR) of 1.15 and 1.13. The overall risk was similar in the IUI and NC groups (aOR of 1.01). An independent and overall increase in risk was observed in the presence of endometriosis (aOR of 1.16), polycystic ovary syndrome (1.20) or premature ovarian failure (1.52). This study therefore shows that causes of maternal infertility are associated with an increased risk of congenital anomalies, in addition to that associated with IVF; La fécondation in vitro (FIV) et l’insémination intrautérine (IIU) induisent-elles un accroissement du risque d’anomalies congénitales ? Il s’agit là d’une question majeure, à laquelle la plupart des études épidémiologiques disponibles semblent hélas répondre positivement. Ces résultats découlent cependant de données obtenues à la naissance ou pendant la période néonatale, sur des populations de tailles réduites, et surtout sans intégrer le rôle possible de l’infertilité féminine sous-jacente, facteur de confusion potentiel. À partir de la base de données du Système national de santé français, nous avons réalisé une analyse comparative de toutes les naissances singletons en France sur une période de cinq ans (2013-2017), par conception naturelle (CN), un transfert d’embryon (ET) ou FIV. Au total, 3 501 496 naissances singletons ont été incluses (3 417 089 CN, 20 218 IIU et 64 188 ET). Les risques de malformations congénitales majeures (CIM-10) ont été étudiés en fonction du mode de conception en analyses multivariées à l’aide de modèles de régression logistique multiple ajustés en fonction de l’âge maternel, de la primiparité,de l’obésité, du tabagisme, des antécédents d’hypertension artérielle ou de diabète et de l’infertilité féminine. La prévalence des malformations après ET était significativement plus élevée qu’après CN, avec des odds ratio ajustés (aOR) de 1,15 et 1,13. Le risque global était en revanche similaire dans les groupes IIU et NC (aOR de 1,01). Une augmentation indépendante et globale du risque était observée en présence d’une endométriose (aOR de 1,16), d’un syndrome des ovaires polykystiques (1,20) ou d’une insuffisance ovarienne précoce (1,52). Cette étude révèle donc que les causes d’infertilité maternelle sont associées à un risque accru d’anomalies congénitales, s’ajoutant à celui lié à la FIV UR - https://stm.cairn.info/revue-medecine-de-la-reproduction-2022-1-page-91?lang=fr&redirect-ssocas=7080 ER -