TY - BOOK AU - Touzé,Benjamin AU - Fabresse,Nicolas AU - Denooz,Raphael AU - Milan,Nathalie AU - Bossaert,Cécile AU - Denimal,Damien AU - Chauvin,Anthony AU - Antherieu,Sébastien AU - Niguet,Jean-Paul AU - Mégarbane,Bruno AU - Diesnis,R. AU - Imbard,Apolline AU - Boullier,Agnès AU - Badiou,Stéphanie AU - Plasse,Laura AU - Dupré,Thierry AU - Redonnet-Vernhet,Isabelle AU - Parant,François AU - Blin,Justine AU - Batisse,Anne AU - Mondésert,Étienne AU - Karila,Laurent AU - Rolland,Benjamin AU - Grzych,Guillaume TI - Mesure du protoxyde d’azote dans l’air expiré : faisabilité, contraintes physiologiques et implications pour le dépistage ; analyse critique PY - 2026///. N1 - 8 N2 - L’usage récréatif du protoxyde d’azote (N2O) est en forte augmentation en France et en Europe, avec une hausse des complications neurologiques, cardiovasculaires et psychiatriques. Dans ce contexte, des dispositifs portables, notamment fondés sur la spectroscopie infrarouge (SIR), sont proposés pour détecter le N2O plusieurs heures après inhalation.Or, les données physiologiques montrent que le N2O possède une très faible solubilité sanguine, diffuse rapidement et est éliminé quasi totalement en une trentaine de minutes, avec une demi-vie d’environ 5 minutes. La détection prolongée rapportée dans certaines études expérimentales (jusqu’à 60 minutes) contraste avec cette cinétique rapide et repose sur des conditions contrôlées difficilement extrapolables au terrain. La concentration expirée dépend fortement de la ventilation, du débit cardiaque et de la technique respiratoire, entraînant une grande variabilité interindividuelle.Sur le plan analytique, la HS/GC-MS constitue la méthode de référence en laboratoire, mais reste inadaptée au dépistage rapide. La SIR offre une solution portable prometteuse, mais souffre encore de limites méthodologiques, de variabilité et d’un manque de validation robuste.En l’état actuel des connaissances, un test respiratoire pourrait constituer un outil de dépistage qualitatif d’exposition récente, mais ne permet ni quantification fiable ni interprétation médico- légale robuste sans avancées scientifiques et cadre réglementaire adapté; Recreational use of nitrous oxide is rapidly increasing in France and across Europe, accompanied by a rise in neurological, cardiovascular and psychiatric complications. In this context, portable devices, particularly those based on infrared spectroscopy (IR), are being proposed to detect N2O several hours after inhalation.However, physiological data show that N2O has very low blood solubility, diffuses rapidly, and is almost completely eliminated within approximately 30 minutes, with a half-time of about 5 minutes. The prolonged detection reported in profile and is based on controlled conditions that are difficult to extrapolate to real-world settings. Exhaled concentrations are strongly influenced by ventilation, cardiac output and breathing technique, resulting in significant interindividual variability.From an analytical perspective, headspace gas chromatography-mass spectrometry (HS/GC-MS) remains the laboratory reference method but is not suitable for rapid field screening. Infrared spectroscopy offers a promising portable alternative, yet it still faces methodological limitations, variability issues and a lack of robust validation.Based on current knowledge, a breath test could serve as a qualitative screening tool for recent exposure, but it does not yet allow reliable quantification or robust medico-legal interpretation without further scientific evidence and an appropriate regulatory framework UR - https://stm.cairn.info/revue-annales-de-biologie-clinique-2026-1-page-50?lang=fr&redirect-ssocas=7080 ER -