04142cam a2200289 450050000500170000004100080001704200070002510000410003224501240007326000180019750000070021552016520022252015220187469000200339669000210341669000170343769000180345469000130347269000190348569000180350469000150352269000180353769000130355578601210356885601420368999900210383120260726004538.0 afre adc10aMengue-M’engouang, Darlaneeauthor00aDe “l’enfant sorcier” à l’enfant soldat en RDC : entre socialisation à la violence et résilience sociale c2025.  a33 aEn quoi la socialisation à la violence participe-t-elle à la désocialisation et par conséquent au comportement résilient chez les « enfants sorciers » et soldats en RDC ? Dans un contexte congolais marqué par des crises sociopolitiques et l’effritement des structures familiales, niches sensorielles essentielles au développement de l’enfant, la socialisation à et par la violence apparaît comme un mécanisme de résilience sociale dévoyée chez les enfants accusés de sorcellerie. Le processus de socialisation, censé transmettre les normes et les valeurs d’une communauté, est perverti. Privés de soutien, les enfants abandonnés trouvent refuge dans la rue et acquièrent des réflexes et des valeurs de la rue dont la violence. La violence va constituer un moyen de subsistance et de résistance. La milicisation des jeunes traduit en acte le processus de socialisation à la violence. Une dynamique accentuée par la milicisation de certains, faisant de la violence un outil d’intégration et d’affirmation sociale. En insistant sur les concepts d’enfant sorciers, enfant soldats, socialisation, violence et résilience sociale, l’article s’appuie sur la théorie de la résilience hors loi développée par Michel Born et Sylvie Boët. Il mobilise une littérature abondante sur la milicisation des jeunes et l’historiographie de la nation pour finalement amener à comprendre que les enfants soldats sont la fabrique de la violence, laquelle, n’est pas un simple comportement déviant, mais un comportement résilient hors norme, traumatique et de déshumanisation. aHow does socialization into violence contribute to desocialization and, consequently, to resilient behavior among « child witches » and child soldiers in the DRC? In a Congolese context marked by sociopolitical crises and the erosion of family structures—sensory niches essential to a child’s development—socialization to and through violence emerges as a form of distorted social resilience among children accused of witchcraft. The socialization process, which is meant to transmit a community’s norms and values, becomes corrupted. Deprived of support, abandoned children seek refuge on the streets and adopt street reflexes and values, among which violence is prominent. Violence becomes both a means of survival and resistance. The militarization of youth gives concrete expression to this process of socialization to violence. This dynamic is further intensified by the incorporation of some children into militias, making violence a tool for social integration and affirmation. By focusing on the concepts of child witches, child soldiers, socialization, violence, and social resilience, the article draws on the theory of outlaw resilience developed by Michel Born and Sylvie Boët. It mobilizes an extensive body of literature on youth militarization and the nation’s historiography to ultimately demonstrate that child soldiers are manufactured through violence—violence which, rather than being a merely deviant behavior, is a form of non-normative, traumatic, and dehumanizing resilience. aEnfants soldats aEnfants sorciers aRésilience aSocialisation aViolence aChild soldiers aChild witches aResilience aSocialization aViolence0 nRevue Africaine des Sciences Juridiques, Administratives et Politiques | 3 | 3 | 2025-06-30 | p. 358-379 | 1987-175941uhttps://shs.cairn.info/revue-africaine-des-sciences-juridiques-administratives-et-politiques-2025-3-page-358?lang=fr&redirect-ssocas=7080 c2458621d2458621