Le concours de la révélation intérieure et de la révélation extérieure chez le premier Fichte,ou le christianisme comme béquille au théisme de la Doctrine de la Science
Type de matériel :
TexteLangue : français Détails de publication : 2006.
Sujet(s) : Ressources en ligne : Abrégé : Le but de cet article est d’examiner l’articulation entre philosophie et religion chez Fichte, dans les écrits antérieurs à l’accusation d’athéisme (1799). A la lumière de la recherche engagée, il apparaîtra que, contrairement à une thèse largement reçue, la philosophie de la religion a, dès l’époque de Iéna, non seulement de fait mais de droit une position clairement définie dans le dispositif fichtéen. L’entrée même dans la philosophie, qui coïncide avec la découverte de la liberté, est un acte éminemment religieux, et la philosophie est de part en part soutenue par une révélation intérieure d’ordre religieux. Pour des raisons anthropologiques, le théisme fondé sur cette révélation intérieure ne conduit pas au rejet de toute religion révélée, et en particulier du christianisme, lequel demande toutefois à être soumis à une critique de la raison.Abrégé : This article aims to examine the relation between philosophy and religion in Fichte’s works, before he was accused of atheism (1799). The result will be that, contrary to a wide spread thesis, the philosophy of religion has a clearly defined position in the Fichtean system already in the Jenean period. The elevation itself to the level of philosophy, which coincides with the discovery of liberty, is an eminently religious act, and the philosophy based on it is entirely sustained by a revelation of a religious type. For anthropological motives, the theism induced by that position doesn’t result in the rejection of any revealed religion and in particular of the christianism, but the latter requires to be submitted to a criticism based on reason.
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Le but de cet article est d’examiner l’articulation entre philosophie et religion chez Fichte, dans les écrits antérieurs à l’accusation d’athéisme (1799). A la lumière de la recherche engagée, il apparaîtra que, contrairement à une thèse largement reçue, la philosophie de la religion a, dès l’époque de Iéna, non seulement de fait mais de droit une position clairement définie dans le dispositif fichtéen. L’entrée même dans la philosophie, qui coïncide avec la découverte de la liberté, est un acte éminemment religieux, et la philosophie est de part en part soutenue par une révélation intérieure d’ordre religieux. Pour des raisons anthropologiques, le théisme fondé sur cette révélation intérieure ne conduit pas au rejet de toute religion révélée, et en particulier du christianisme, lequel demande toutefois à être soumis à une critique de la raison.
This article aims to examine the relation between philosophy and religion in Fichte’s works, before he was accused of atheism (1799). The result will be that, contrary to a wide spread thesis, the philosophy of religion has a clearly defined position in the Fichtean system already in the Jenean period. The elevation itself to the level of philosophy, which coincides with the discovery of liberty, is an eminently religious act, and the philosophy based on it is entirely sustained by a revelation of a religious type. For anthropological motives, the theism induced by that position doesn’t result in the rejection of any revealed religion and in particular of the christianism, but the latter requires to be submitted to a criticism based on reason.




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