Traduction et psychanalyse : attention en libre/égal suspens ou la métaphore de l'Oiseau, sur le « vautour » du Léonard de Freud
Type de matériel :
- allemand
- Œdipe
- transcendance du transfert
- traduction
- idéal-du-moi
- attention en libre/égal suspens
- psychanalyse hors les murs
- théorie
- subliminaire/sublimatoire
- transcendence of the transference
- german
- subconscious/sublimating
- ego ideal
- psychoanalysis applied extra muros
- freely/evenly poised attention
- theory
- Oedipus
- translation
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RésuméLa toute-puissance de la pensée « magique » des « primitifs » de Totem et tabou chez Freud, refoulée dans la vie infantile, n’a pas rendu l’âme de son « pouvoir » sous le masque emprunté de la « raison » dans les sociétés « civilisées ».Mais elle s’écrit aussi dans la théorie. La pulsion de traduire, ainsi de traduire Freud, qui est lui-même le traducteur de sa propre théorie en train de s’écrire, exige l’attention en libre/égal suspens de l’analyste, et non pas seulement celle du germaniste : certes, « le contexte décide », mais le choix « traductif » est habité par la théorie. Freud est un écrivain, mais la psychanalyse est aussi une science.L’auteur de l’article propose l’ouverture d’un champ subliminaire/sublimatoire d’écriture de la psychanalyse, en reconnaissant dans l’« erreur » du « vautour » de Léonard chez Freud une traduction subliminaire/sublimatoire de la pulsion : une métaphore pulsionnelle de l’Oiseau œdipien habite et se répète dans l’attention en libre/ égal suspens de l’analyste, presque à son insu, dans la « transcendance du transfert » qui le pousse en psychanalyse hors les murs à (r)écrire en pratique la théorie.
The all-powerful « magical » thought of the « primitive » people in Freud’s Totem and Taboo, repressed into the infantile life, didn’t breathe out ; its mental « power » lives still afterwards behind the borrowed mask of the « reason » in the « civilized » societies.But it’s writing too the theory. The drive to translate, and so to translate Freud, who is self the translator of his own theory, that is writing itself, requires the freely/evenly poised attention of the analyst, and not only that one of the specialist in the German philology : certainly, « the context decides », but the theory lives in the « purposive translation ». Freud is a writer, but the psychoanalysis is also a science.The author of this article proposes opening a « subconscious/sublimating » field for the writing of the psychoanalysis ; she discovers in the « error » of the « vulture » in Freud’s Leonardo a « subconscious/sublimating » translation of the drive : a drive-metaphor of the oedipian Bird lives and repeats itself in the freely/evenly poised attention of the analyst, almost without his/her knowing, in the « transcendence of the transference », that drives him/her to write (again) the practical experience – in the psychoanalysis applied extra muros – into the theory.
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