La peur à l’aube de la vie
Type de matériel :
TexteLangue : français Détails de publication : 2019.
Sujet(s) : Ressources en ligne : Abrégé : Le danger et la peur sont les plus vieux alliés d’ Homo sapiens. Depuis la nuit des temps, les émotions pénibles, les craintes et les frayeurs inhérentes aux stratégies de combat et de fuite fondent le paradoxe anthropologique : la force de la créativité humaine individuelle et collective s’enracine et se déploie dans cette fragilité. Qu’est-ce que la néoténie humaine des commencements de l’ infans vient révéler des peurs de l’adulte industrieux et mortel ? Qu’est-ce que « l’impuissance originelle », « le désaide initial » du bébé révèlent de son garde du corps, le Nebenmensch, « l’être-humain-proche » ? Une psychopathologie psychanalytique de « la situation anthropologique fondamentale » (Laplanche, 2002) est-elle une source féconde d’exploration de nos peurs ? Qu’apporte la psychanalyse dans ce débat où réalités matérielle et psychique s’entremêlent ? À partir de deux situations cliniques d’un enfant et d’une adulte, l’auteur esquisse quelques éléments de réponses à ces questions en appui sur la différenciation entre angoisse signal et angoisse automatique.Abrégé : Danger and fear are the Homo sapiens’ oldest allies. Since forever, grievous emotions, fears and frights present in fighting and fleeing strategies are the foundation of the anthropological paradox: the individual and collective creativity deploy within this fragility. What does the human neotony of the beginning reveal of the adult’s fears? What does the “initial powerlessness”, the baby’s “first unhelp” reveal of his bodyguard, the nebenmensch, “fellow human being”? Is a psychoanalytical psychopathology of the “fundamental anthropology” (Laplanche, 2002) a fertile source of exploration of our fears? What does psychoanalysis bring to this debate where psychological and physical realities interweave? Based upon two case studies (a child and an adult), the author outlines some understandings based upon the distinction between signal anxiety and automatic anguish.
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Le danger et la peur sont les plus vieux alliés d’ Homo sapiens. Depuis la nuit des temps, les émotions pénibles, les craintes et les frayeurs inhérentes aux stratégies de combat et de fuite fondent le paradoxe anthropologique : la force de la créativité humaine individuelle et collective s’enracine et se déploie dans cette fragilité. Qu’est-ce que la néoténie humaine des commencements de l’ infans vient révéler des peurs de l’adulte industrieux et mortel ? Qu’est-ce que « l’impuissance originelle », « le désaide initial » du bébé révèlent de son garde du corps, le Nebenmensch, « l’être-humain-proche » ? Une psychopathologie psychanalytique de « la situation anthropologique fondamentale » (Laplanche, 2002) est-elle une source féconde d’exploration de nos peurs ? Qu’apporte la psychanalyse dans ce débat où réalités matérielle et psychique s’entremêlent ? À partir de deux situations cliniques d’un enfant et d’une adulte, l’auteur esquisse quelques éléments de réponses à ces questions en appui sur la différenciation entre angoisse signal et angoisse automatique.
Danger and fear are the Homo sapiens’ oldest allies. Since forever, grievous emotions, fears and frights present in fighting and fleeing strategies are the foundation of the anthropological paradox: the individual and collective creativity deploy within this fragility. What does the human neotony of the beginning reveal of the adult’s fears? What does the “initial powerlessness”, the baby’s “first unhelp” reveal of his bodyguard, the nebenmensch, “fellow human being”? Is a psychoanalytical psychopathology of the “fundamental anthropology” (Laplanche, 2002) a fertile source of exploration of our fears? What does psychoanalysis bring to this debate where psychological and physical realities interweave? Based upon two case studies (a child and an adult), the author outlines some understandings based upon the distinction between signal anxiety and automatic anguish.




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