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041 _afre
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100 1 0 _aLincot, Emmanuel
_eauthor
245 0 0 _aFrançois Jullien : Continuité et rupture épistémologique
260 _c2008.
500 _a91
520 _aRésuméLe postulat énoncé par François Jullien traverse l’ensemble de son œuvre: la philosophie est foncièrement une affaire grecque, c’est-à-dire historialement européenne. « Penser à penser » est un degré de réflexion propre aux dialogues hétérotopiques entrepris par François Jullien quant à l’usage philosophique de la Chine. On se souvient de la préface de Les Mots et les Choses, où Michel Foucault forge cette notion et a même l’intuition géniale de l’appliquer à la Chine. Or, ce qui est au centre ou à l’horizon de tous ces « dialogues » c’est précisément l’hétérotopie de la Chine, c’est-à-dire l’étrange ébranlement et aussi le fécond dérangement qu’elle introduit dans toutes les pratiques théoriques occidentales. Y a-t-il pour autant rencontre entre l’Europe, sa pensée, et la non-Europe (la Chine, elle dont la civilisation s’est développée le plus longtemps et le plus puissamment hors du cadre européen, et dont le retour en force s’impose à nous aujourd’hui) ? La réponse vaut moins qu’une tentative de dépasser la métaphysique, d’en éclairer l’impensé, et pour François Jullien de dépayser nos propres catégories ou, pour parler le langage de Martin Heidegger de « faire une expérience » et d’« atteindre quelque chose en passant par un chemin ». Ce chemin est aussi celui de la pensée européenne.
690 _aexpérience
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690 _aimmanence
690 _alogos
690 _améthode
690 _aphilologie
690 _atao
690 _atraduction
690 _atranscendance
786 0 _nTransversalités | 107 | 3 | 2008-08-25 | p. 163-175 | 1286-9449
856 4 1 _uhttps://shs.cairn.info/revue-transversalites-2008-3-page-163?lang=fr&redirect-ssocas=7080
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