000 04267cam a2200325 4500500
005 20251228064813.0
041 _afre
042 _adc
100 1 0 _aMinchella, Delphine
_eauthor
700 1 0 _aBourdin, Sébastien
_eauthor
245 0 0 _aLa lutte des places : étude des comportements des top-managers pour maintenir leur privilège spatial
260 _c2022.
500 _a88
520 _aCet article expose la manière dont des top managers d’un grand groupe bancaire se sont comportés face à l’exécution d’un projet d’aménagement spatial majeur, lors de la mise en fonction du nouveau siège social de leur organisation jusqu’à faire échouer le projet d’entreprise qui le sous-tendait : à savoir, construire un bâtiment abritant l’ensemble de leurs services centraux et capable de favoriser les échanges formels comme informels entre les individus de ces différents services, de sorte à faire émerger plus de collaboration et un plus grand esprit de corps. A partir d’une revue de littérature pluridisciplinaire alliant la géographie sociale, la philosophie et les sciences de gestion, et en mobilisant une méthodologie croisant des entretiens avec les acteurs clés du projet et de nombreux documents internes conservés aux archives de l’organisation (tels que des comptes-rendus de réunion et des publications internes), les auteurs de cet article ont été en mesure de remonter aux raisons profondes de la défense des privilèges symboliques des top managers : préserver leur place personnelle au plus près de la Direction Générale, quitte à mettre à mal le projet d’entreprise qu’ils devaient pourtant porter et soutenir, ce qui montre l’importance que revêt cette dimension spatiale pourtant peu explorée. A partir de ce constat, nous avançons l’idée que le concept de place – dans le sens d’espace à soi localisé dans l’organisation – devrait être davantage exploré car il est essentiel dans le vécu organisationnel, et pour cela nous proposons de nous appuyer sur la géographie sociale.
520 _aThis article exposes how the top managers of a large banking group behaved when confronted to the execution of a major spatial development project, during the construction of their organization’s new headquarters and how it failed the business project that underpinned it: namely, constructing a single building for all their central services capable of promoting formal and informal exchanges amongst individuals from these different departments, so as to bring out more collaboration and greater esprit de corps. From a multidisciplinary literature review combining social geography, philosophy and management sciences, and by mobilizing a methodology combining interviews with the key actors of the project and numerous internal documents kept in the organization’s archives (such as meeting minutes and internal publications), the authors were able to go back to the underlying reasons for defending the symbolic privileges of top managers: preserving their personal place as close as possible to General Management, even if it could jeopardize the business project that they had to carry and support. This case shows the importance of this spatial dimension, which is still under explored. From this observation, we put forward the idea that the concept of place – in the sense of space for oneself located in the organization – should be further examined because it is essential in the organizational experience, and for this we propose to rely on social geography.
690 _aespace
690 _ajustice spatiale
690 _alocalisation
690 _aplace
690 _aprivilège symbolique
690 _asiège social
690 _aheadquarters
690 _alocation
690 _aplace
690 _aspace
690 _aspatial justice
690 _asymbolical privilege
786 0 _nRevue internationale de psychosociologie et de gestion des comportements organisationnels - RIPCO | XXVIII | 75 | 2022-12-20 | p. 81-100 | 2262-8401
856 4 1 _uhttps://shs.cairn.info/revue-revue-internationale-de-psychosociologie-et-de-gestion-des-comportements-organisationnels-ripco-2022-75-page-81?lang=fr&redirect-ssocas=7080
999 _c1590189
_d1590189