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100 1 0 _aBourdet-Loubère, Sylvie
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245 0 0 _aQuand l'ami(e) vient à mourir...
260 _c2006.
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520 _aRésumé Les adolescents sont des êtres complexes dont l’identité, en cours de construction, est encore fragile. L’entourage des jeunes, la famille, les proches, les « amis » surtout, font partie de cette identité émergente. C’est pourquoi le décès d’un pair, d’un(e) ami(e), pendant l’adolescence, va susciter une angoisse particulièrement importante chez le jeune : angoisse de la perte en elle-même, du sentiment d’abandon, angoisse de la culpabilité d’être encore là quand l’autre n’est plus, angoisse enfin de la prise de conscience de sa propre mort. Les difficultés à faire face à la perte et les capacités à faire le deuil de l’ami(e) disparu(e) vont dépendre de plusieurs facteurs, dont les circonstances du décès (qui peuvent être dramatiques au regard de la cause en elle-même quand il s’agit d’un suicide), mais aussi de la nature et de la qualité de la relation avec le/la disparu(e) au moment du décès, ainsi que du type de soutien dont pourra bénéficier le jeune de son entourage. Quoi qu’il en soit, la disparition brutale d’un(e) ami(e) bouleverse profondément celui ou celle qui « reste », qui risque alors de ressentir une grande détresse et de manifester un excès émotionnel, nécessitant d’être entendu et contenu. Il s’agit alors, en tant que professionnels de l’adolescence, de trouver, entre banalisation désubjectivante et dramatisation excessive, « l’attitude juste » pour aider le jeune à traverser cette épreuve.
520 _aTeenagers are complicated persons, whose identity, still under completion, is fragile. The youngsters’ circle, family, relatives, and above all “friends” are part of this nascent identity. This is the reason why, the death of a mate, of a friend during the teenage years will create an anxiety, particularly important to the adolescent: anxiety about the loss in itself, about the impression of being abandoned, about feeling guilty to be still alive while the other is dead and ultimately, the anxiety about the awareness of his own death. The difficulties to face this anxiety and the ability to go into mourning about this loss, will rely upon several factors such as the circumstances of the death (which, in case of a suicide, can be dramatic when compared to its main reason) but also the nature and the quality of the relationship when suicide was committed as well as the type of support the close relatives will be able to bring to the adolescent. Although, the sudden loss of a friend deeply distresses the one who remains, who will then risk to feel distraught and to show excessive emotions which need to be understood and controlled. The point at this stage, for the adolescence professional is to find the right balance between an excessive dramatization and a trite attitude that could lead to a lack of subjectivity, in other word the proper attitude to help the adolescent to overcome this crisis.
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786 0 _nEnfances & Psy | 31 | 2 | 2006-04-20 | p. 83-93 | 1286-5559
856 4 1 _uhttps://shs.cairn.info/revue-enfances-et-psy-2006-2-page-83?lang=fr&redirect-ssocas=7080
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